“Saxo est en pleine forme”, Cédric Angot

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Mercredi 29 novembre - 12h50 | Propos recueillis par Lucas Tracol

“Saxo est en pleine forme”, Cédric Angot

Sérieux prétendant pour représenter la France aux championnats d’Europe Longines de Göteborg cet été, Cédric Angot a été stoppé dans son élan en juillet à la suite d’une blessure de son meilleur cheval Saxo de la Cour, survenue au CHIO d’Aix-la-Chapelle. De retour en CSI 5* ce week-end à l’occasion du Longines Masters de Paris, le Francilien pourra compter sur son excellent alezan, remis de sa blessure, et Virtuose d’Éole, une pépite qu’il façonne avec patience. Pour GRANDPRIX-REPLAY, Cédric Angot est revenu sans langue de bois sur sa saison, et a dévoilé sa ligne de conduite pour 2018. Entretien.

 - “Saxo est en pleine forme”, Cédric Angot

À huit ans, Virtuose d'Éole sera elle aussi à Paris pour épauler Saxo de la Cour.
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GRANDPRIX-REPLAY : Vous êtes engagé ce week-end à Paris ce qui marque votre retour à haut niveau, une belle récompense de fin d’année ?
Cédric Angot : Oui complètement, ces concours-là sont assez élitistes et il n’est pas évident d’obtenir sa place pour y participer. Quand on fait partie des dix cavaliers choisis par l’entraineur national Philippe Guerdat, c’est une très bonne chose.
 
GPR : Saxo de la Cour va faire son retour en CSI 5* ce week-end à Paris, comment va-t-il depuis sa reprise au Mans ? 
C.A. : Saxo a effectivement repris la compétition au Mans, il a ensuite enchainé à Lorient où il a terminé quatrième du Grand Prix Pro Élite, avant de concourir à Rouen où je lui ai fait sauter le petit Grand Prix. Il a d’ailleurs terminé sixième et s’est vraiment bien comporté. Je l’ai fait sauter lundi et il était très bien. Peut-être qu’il me manquera un concours pour qu’il soit fin prêt, mais je pense que ça devrait aller, je le sens bien ! Le cheval est en pleine forme, très content de sauter.
 
GPR : Quel a été son programme après sa blessure survenue à Aix-la-Chapelle ? 
C.A. : Saxo est un peu gauche avec ses pattes, il se donne des coups dans le pied. Avec son postérieur, il se touche à l’extérieur du pied, au niveau de son antérieur, ce qui créé des hématomes. Pour soigner cela, il a surtout eu droit à beaucoup de repos. Avec mon vétérinaire, nous avons adapté une ferrure plus adéquate pour lui, et nous avons aussi fait des guêtres sur mesure. Tout a l’air en ordre dorénavant !
 
GPR : Comment se déroule l’évolution de Virtuose d’Éole (retrouvez un de ses parcours en vidéo en bas de l'article), la jument qui viendra épauler Saxo à Paris, et pourquoi ne pas avoir engagé Rubis de Preuilly, plus aguerri à ce niveau ? 
C.A. : Virtuose est une jument en devenir, à mon avis elle fera les grosses épreuves dans les années qui viennent. Elle n’a que huit ans, je ne l’ai pas bousculée et je l’emmène à Paris dans le but de lui donner du métier. Je ne prétends pas à remporter des épreuves à 1,50m avec la concurrence qu’il y aura, je veux continuer mon petit bonhomme de chemin avec elle. C’est une jument qui est à vendre car elle appartient à Patrick Bizot, malheureusement décédé il y a deux mois. Nous allons la commercialiser cet hiver. Rubis n’est quant à lui pas complètement revenu à son meilleur niveau.

“Le gros point noir de la saison a été la blessure de Saxo”

GPR : Vous avez monté Queeletta au concours de Dreux, quel est l’objectif avec cette jument de neuf ans ? 
C.A : Alexandre de Rothschild va la récupérer, c’est lui qui va continuer à la monter. Il me confie régulièrement ses chevaux, je les monte trois semaines ou un mois de temps en temps. Celle-ci, c’est vraiment une machine ! Si je pouvais la récupérer ce serait top (rires).
 
GPR : En reprenant le haut niveau maintenant, comptez-vous obtenir quelques places en Coupe du monde ?
C.A. : Je ne sais pas encore quel sera le programme l’année prochaine, c’est assez flou. Je ne sais pas si je ferai des étapes de la Coupe du monde, ou plutôt une tournée au Sunshine Tour ou dans les pays arabes. Il faut que je voie cela avec Philippe Guerdat afin d’établir un programme adapté à mes chevaux. Après Paris, ils auront un bon break d’un mois et demi, et nous devrions discuter de la suite avec Philippe à Paris.
 
GPR : En cette fin d’année, quel bilan tirez-vous pour 2017 et quels seront les objectifs pour 2018 ? 
C.A. : Le bilan est un peu en demi-teinte. La contre-performance a été celle des championnats de France où j’ai monté comme un con (le cavalier a terminé vingt-cinquième avec Saxo de la Cour, ndlr) ! Ça été un concours inutile dans la saison du cheval. Quand on fait quelques-uns des plus beaux concours du monde comme Saint Gall ou La Baule, que l’on arrive parmi les favoris dans un tel championnat, et que l’on échoue, ça ne peut être qu’un point négatif. Comme dans tous les sports, tout se passe dans la tête et je n’étais pas dedans. Surtout, le gros point noir de la saison a été la blessure de Saxo à Aix-la-Chapelle qui m’a empêché d’aller aux championnats d’Europe et de continuer ma saison sur une belle lancée.
Concernant les objectifs pour 2018, si j’ai toujours Saxo de la Cour, je veux adapter mon programme concours après concours. J’aimerais les prévoir relativement à l’avance en ajustant au cas par cas, de façon à avoir une ligne de conduite pour éventuellement faire un championnat l’année prochaine. Ce n’est pas un objectif en soi, je m’aperçois que quand on se donne un objectif et que l’on part comme un boulet de canon pour l’atteindre, on explose en vol avant l’échéance. Seuls ceux qui arrivent au meilleur moment en partant doucement finissent par atteindre leur objectif, je ne veux donc pas me faire de plans sur la comète.

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