L’IJRC rappelle ses exigences pour un classement mondial plus juste

Stefano Secchi/IJRC
Crédit : Les cavaliers s'étaient réunis fin août à Göteborg.

Jeudi 09 novembre - 15h18 | Sébastien Roullier (avec communiqué)

L’IJRC rappelle ses exigences pour un classement mondial plus juste

À quelques jours de l’assemblée générale de la Fédération équestre internationale, qui se tiendra du 18 au 21 novembre à Montevideo, en Uruguay, le Club des cavaliers internationaux de saut d’obstacles (IJRC) hausse le ton au sujet du classement mondial, dont il espère pouvoir réformer la formule à partir du 1er janvier 2018. Si un front uni semble se former entre les cavaliers, sélectionneurs nationaux et plusieurs fédérations européennes, la bataille promet d’être âpre.

Lors de sa dernière assemblée générale, tenue dans le cadre des championnats d’Europe Longines de Göteborg, le 26 août, en présence de plus de cent personnes, pour la plupart des cavaliers et membres de son association, du président de la Fédération équestre internationale (FEI) Ingmar De Vos, de la secrétaire générale Sabrina Ibañez et de plusieurs autres responsables importants de la FEI, le Club des cavaliers internationaux de saut d’obstacles (IJRC) a voté à l’unanimité une proposition ardemment soutenue par son comité, à savoir:
- La limitation à une épreuve comptant pour le classement mondial par jour de concours.
- Des points ne pourront être attribués dans un CSI 5* que si le concours respecte le système d’invitations suivant : 60% des cavaliers invités selon le classement mondial Longines, en descendant dans le classement et en incluant les cavaliers du pays hôte ; 20% par la fédération nationale du pays hôte ; et 20% par le comité d’organisation.

L’IJRC rappelle qu’il est responsable du classement mondial de saut d’obstacles, hormis les droits commerciaux, et qu’il ne veut pas que des circuits autres que ceux des Coupes des nations FEI Longines et de la Coupe du monde FEI Longines, les deux séries historiques où la participation des cavaliers dépend essentiellement de sélections effectués par les chefs d’équipe des fédérations nationales, bénéficient d’exception(s) à cette règle. “Aucun autre circuit ou concours ne peut donc déroger à cette règle commune et notamment au quota maximal de 20% d’invitations. Les pay-cards ne sont pas une solution d’avenir pour un sport olympique comme le nôtre, elles peuvent même tuer notre sport et le futur des plus talentueux cavaliers. Nous devons prendre en compte que le classement mondial est important pour la qualification aux Jeux olympiques, et nous ne voulons que des cavaliers méritant leur qualification aux JO”, martèle le comité du club.
 

“Nous devons trouver le meilleur système”, Steve Guerdat

Membre de ce comité, le champion olympique suisse Steve Guerdat a notamment déclaré : “Notre but est d’attribuer des points aux épreuves uniquement lors de concours offrant du bon sport et pas à des manifestations ouvertes aux cavaliers ayant les moyens d’acheter leur participation. Nous devons trouver le meilleur système pour atteindre notre but et protéger le vrai sport.” Même si l’IJRC reste l’unique détenteur des droits techniques du classement mondial, il lui semblait donc nécessaire de rappeler cette résolution avant l’assemblée générale de la FEI, programmée du 18 au 21 novembre à Montevideo, en Uruguay. “Nous espérons que les Fédérations nationales seront capables de choisir rapidement la meilleure voie pour le bien de notre sport”, conclut le communiqué.
 
Ces derniers jours, la Fédération équestre européenne et la Fédération française d’équitation ont apporté leur soutien entier et total à ces résolutions de l’IJRC. Reste à savoir de quelle manière Jan Tops et Frank McCourt, clairement dans le collimateur de ce front de résistance – même s’ils ne sont pas les seuls concernés –, réagiront à ce projet de réforme. Dans la mesure où le protocole d’accord signé par la FEI et les promoteurs du Longines Global Champions Tour et de la Global Champions League reste confidentiel, on ne sait à quel point la FEI s’est engagée – ou pas – à ce que ces épreuves comptent pour le classement mondial. Quoi qu’il en soit, la bataille est encore loin d’être terminée.

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