Prix de Paris : Maharajah, au petit trot

Maharajah à Vincennes. Ph. Scoodpyga.

Mardi 22 février - 10h42 | AnneClaireL

Prix de Paris : Maharajah, au petit trot

Débarrassé de Ready Cash qui venait de le devancer par deux fois, dans les Prix d'Amérique et de France, le suédois Maharajah, drivé par Orjan Kihlström a remporté très facilement le Prix de Paris ( groupe I- 350.000 euros- 4.125 mètres) , dimanche à Vincennes. Le 6 ans, fils de Viking Kronos s'est imposé au "petit trot" devant Oyonnax, le vainqueur du Prix d'Amérique en 2010, Quilon du Chatelet, Quaker Jet et Qwerty.


Grand favori de l'épreuve, Maharajah avait déjà devancé la plupart des concurrents de ce Prix de Paris et la seule crainte que l'on pouvait émettre à son sujet était relative à son état de fraîcheur car il n'avait pas eu des courses faciles en bataillant contre Ready Cash (mis au repos avant la saison de monte) et il aurait bien pu être un peu passé de forme... Mais les pessimistes avaient tort et Maharajah, toujours aussi fringant, s'est imposé on ne peut plus facilement, trottant sur le pied de 1'15''7 au kilomètre.


Pour parcourir plus de quatre kilomètres à Vincennes, il faut boucler deux tours de la grande piste et l'on assiste très souvent dans les épreuves de ce genre à un long round d'observation. Ce fut le cas dimanche, le premier tour étant bouclé sans hâte sous le commandement de Quilon du Chatelet, Oyonnax et Quaker Jet. Maharajah ne commença à s'intéresser à l'épreuve qu'au deuxième passage devant les tribunes s'installant alors résolument au commandement en élevant franchement le rythme.


A 1.500 mètres de l'arrivée, Maharajah sans pourtant creuser l'écart dominait déjà la situation, son driver se contentant de contrôler ses adversaires, Quilon du Chatelet, Qwerty, Oyonnax et Quaker Jet. Dans la ligne d'arrivée, Maharajah n'était jamais sérieusement menacé se contentant d'allonger ses battues dans les deux cents derniers mètres.


Revenant aux balances après ce succès sans émotion Orjan Kihlström déclarait : ''Je ne savais pas trop comment aborder cette course sur une distance inhabituelle pour mon cheval et j'ai donc opté pour la patience. C'est un trotteur fantastique et seul un très grand crack (Ready Cash, ndlr) a pu lui infliger deux défaites cet hiver. Maharajah s'est montré en progrès à chaque course et si tout se passe bien jusqu'à l'hiver prochain, nous reviendrons pour le Prix d'Amérique 2012.''

Jean-Noël GONTIER

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