''S’inspirer du meilleur des autres sports'', Christophe Ameeuw

Crédit : Sportfot

Mardi 31 octobre - 11h27 | Propos recueillis par Lucas Tracol

''S’inspirer du meilleur des autres sports'', Christophe Ameeuw

Président d’EEM World, Christophe Ameeuw a fondé la série indoor des Longines Masters de saut d’obstacles, qui posera ses valises à Paris du 30 novembre au 3 décembre. Avec la volonté constante d’améliorer ses produits, l’organisateur belge proposera une nouvelle destination en 2018 puisque l’étape américaine déménagera de Los Angeles à New York. Autres nouveautés à découvrir, la Riders Masters Cup et la Masters Power. Entretien.

GRAND PRIX : L’étape américaine des Longines Masters se tiendra désormais au printemps et à New York. Qu’est-ce qui a motivé ce changement ?
CHRISTOPHE AMEEUW : Comme je le dis toujours, la vie est une question d’opportunités. Celle de New York était si belle que je n’ai pas pu la refuser. Si Los Angeles est une métropole extraordinaire, New York restera toujours une capitale mondiale, qui fait sens aux côtés de Paris et Hong Kong, les deux autres étapes de notre circuit. En outre, en nous installant à New York, nous nous rapprochons considérablement de la très importante communauté équestre de la côte Est, un atout indéniable pour le développement de cet événement. Nous avons vécu des moments incroyables à Los Angeles, rien que du bonheur, mais choisir contraint à renoncer, parce que nous voulions conserver trois étapes sur trois continents différents.
 
G.P. : Les Longines Masters se sont toujours distingués d’autres séries par leur caractère innovant. Cette année, vous lancez deux nouveaux produits : la Riders Masters Cup et la Masters Power. En quoi consistera précisément le premier ?
C.A. : Nous attendons avec impatience la première édition de la Riders Masters Cup, notamment dans un contexte où notre discipline a parfois du mal à être rassembleuse et lisible pour le grand public et les médias. Pour y remédier, nous avons appliqué au saut d’obstacles un concept qui a fait ses preuves dans d’autres sports : un duel intercontinental entre l’Europe et les États-Unis. Le premier se tiendra le samedi 2 décembre à Paris, en prime time. La revanche se déroulera en avril à New York. Chaque année, ce duel se tiendra sur les deux continents et sera très simple à comprendre pour le public. Nous sommes très fiers de ce concept et de notre partenariat avec la Fédération équestre européenne. Nous sommes sûrs que cela profitera à notre sport.

“Cette Riders Masters Cup va marquer les esprits”

G.P. : Les cavaliers et propriétaires vous semblent-ils prêts à jouer le jeu ? Comment l’Américain Robert Ridland et le Suisse Philippe Guerdat, à la tête des deux sélections, vont-ils préparer leurs équipes ?
C.A. : Les cavaliers et propriétaires accueillent toujours très positivement les innovations allant dans le sens du sport et respectant le bien-être des chevaux, ce qui est évidemment le cas ici. Les meilleurs cavaliers européens et américains sont extrêmement sollicités. D’ailleurs, ils viennent de terminer en apothéose le circuit FEI Longines des Coupes des nations. Nos deux sélectionneurs vont maintenant devoir miser sur les couples les plus en forme le moment voulu. Chacun va bientôt nous communiquer une première sélection de huit paires. Peu avant l’événement, cinq seront retenues pour chaque continent. Robert Ridland et Philippe Guerdat sont très enthousiastes à cette idée. C’est un concept nouveau qu’ils vont devoir découvrir et expérimenter, mais il reste assez simple.
En outre, je ressens un très grand intérêt de la part de notre public, des médias, mais aussi des gens qui connaissent encore mal notre sport. Je pense vraiment que cette Riders Masters Cup va marquer les esprits.
 
G.P. : Pour le reste, comment se présente ce Longines Masters de Paris, à quelques semaines du coup d’envoi ?
C.A. : Excessivement bien  ! On dit régulièrement qu’il y a beaucoup de CSI 5* en France (douze, le record mondial !, ndlr) et particulièrement à Paris (trois, ndlr). Pour moi, c’est très positif : plus on parle des chevaux, mieux c’est pour notre sport. De notre côté, les tickets se vendent bien et le public semble impatient. Nous sommes très enthousiastes, avant même le lancement de notre importante campagne de communication.

Retrouvez l'intégralité de cette interview dans le numéro de novembre de GRAND PRIX (n°91), disponible en kiosques et sur le salon Equita Lyon ! 

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