“On peut toujours faire mieux !”, Sylvie Robert

Crédit : Scoopdyga

Jeudi 26 octobre - 16h02

“On peut toujours faire mieux !”, Sylvie Robert

Récompensée en 2014 d’un Longines Ladies Awards après avoir organisé la toute première finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles disputée aux couleurs de la maison horlogère suisse, Sylvie Robert prépare activement la prochaine finale du circuit indoor, qui se tiendra en avril 2018 à l’AccorHotels Arena de Paris. Avant cela, la directrice du département équestre du groupe GL events orchestre avec perfectionnisme la vingt-troisième édition d’Equita, le salon du cheval de Lyon, l’un des plus grands rendez-vous sportifs et commerciaux européens de la filière équine. Entretien.

GRANDPRIX : Comment s’annonce l’édition 2017 d’Equita ?
SYLVIE ROBERT : Tout s’annonce sous les meilleurs auspices. En ce qui concerne le CSI 5*-W, nous avons déjà vendu l’intégralité des tickets pour la session du samedi soir et la quasi-totalité pour celle de dimanche. Une fois encore, le plateau sera fabuleux puisque le top dix du classement mondial Longines sera présent en force, mis à part les Américains Kent Farrington et McLain Ward, qui concourent actuellement dans leur pays. Nous accueillerons également un grand nombre de cavaliers français (dix-sept ont été sélectionnés, ndlr), ce qui est important pour nous comme pour la Fédération française d’équitation, dans une perspective de développement de notre sport dans l’Hexagone. Cette année, l’enjeu majeur pour tous ces pilotes est se qualifier pour la finale de la Coupe du monde Longines, que nos équipes du groupe GL events accueilleront du 11 au 15 avril 2018 à l’AccorHotels Arena, à Paris. J’espère qu’au moins quatre Français pourront y participer ! […]
Pour les dresseurs, de la même manière, notre CDI-W est une étape sur la route de la finale de la Coupe du monde, qui nous organiserons également à Paris. Chaque année, nous recevons d’excellents cavaliers dans cette discipline. Pour cette édition 2017, je citerais en premier lieu la multi médaillée allemande Isabell Werth, dont la présence constitue déjà un gage de réussite. En ce qui concerne les autres niveaux et disciplines en compétition, dont celles d’équitation western, nos épreuves ont été littéralement prises d’assaut par les cavaliers, toutes les places disponibles ayant été réservées en l’espace d’une minute ! Enfin, le salon s’annonce également très bien, avec une hausse sensible du nombre d’exposants.
 
G.P. : Après tant d’éditions couronnées de succès, vous reste-t-il des pistes à explorer pour développer et faire encore progresser cet événement ?
S.R. : Bien sûr, on peut toujours faire mieux ! Par exemple, nous construisons actuellement un hall supplémentaire afin d’héberger les cinq cents chevaux qui seront logés cette année dans des boxes installés à l’extérieur. En 2017, en comptant toutes les épreuves et disciplines, nous aménagerons 2 400 boxes pour accueillir 3 500 chevaux sur cinq jours, ce qui est assez considérable !

“Longines s’engage toujours dans la durée”

“Longines s’engage toujours dans la durée” - “On peut toujours faire mieux !”, Sylvie Robert

En 2014 à Chantilly, la Lyonnaise a été l’une des quatre femmes de premier plan dans le monde équestre récompensées d’un Longines Lady Award, avec Christiane Head-Maarek, Jing Li et Bo Derek.
Crédit : Longines Media Center

G.P. : Cette année, on a beaucoup parlé de l’avenir du circuit FEI des Coupes des nations, qui a trouvé avec Longines son nouveau partenaire titre. Comment avez-vous vécu cette saison charnière et quel regard portez-vous sur les évolutions du saut d’obstacles ?
S.R. : Le partenariat signé entre la Fédération équestre internationale (FEI) et Longines pour le circuit des Coupes des nations est une excellente nouvelle. Il est absolument nécessaire que cette série perdure, car elle conditionne en grande partie l’avenir de notre sport et notamment son maintien au programme des Jeux olympiques. Il y a évidemment d’autres circuits, et le débat n’est pas de savoir lequel est le meilleur. L’essentiel est de favoriser ces épreuves opposant les équipes nationales. Pour ce faire, les CSIO doivent parvenir à offrir de meilleures dotations, tout comme les grands championnats, qui restent des événements à part. Le fait que Longines s’investisse sur tous les fronts est d’autant plus positif qu’il s’agit toujours de partenariats de longue durée favorisant un véritable développement de notre sport.
 
G.P. : À Lyon, vous travaillez main dans la main avec Longines depuis 2013. Comment se déroule cette collaboration ?
S.R. : Sincèrement, notre collaboration est formidable. Les équipes de la maison Longines et les nôtres entretiennent une véritable relation de confiance et d’écoute, avec pour volonté commune de proposer le meilleur événement possible. Le groupe GL events œuvre également avec Longines lors d’autres événements, notamment sportifs, ce qui consolide nos liens. Quand une telle relation s’instaure entre des entreprises partageant les mêmes valeurs de respect et de travail bien fait, je crois que cela permet de créer de belles synergies. Nous vivons une très belle aventure commune.

“À Paris, nous relevons un véritable challenge”

G.P. : Comment se préparent les prochaines finales des Coupes du monde, qui se profilent à Paris ?
S.R. : Nous recevons un accueil formidable à Paris, aussi bien de la part des équipes de l’AccorHotels Arena, qui nous accompagnent, que de la ville de Paris, de la FEI et évidemment de Longines. Nous accomplissons ensemble un travail remarquable, animés d’une réelle envie de bien faire. Ces finales deviennent un peu plus chaque année un vrai championnat dans le calendrier international. Depuis la dernière édition, organisée au printemps à Omaha, aux États-Unis, la FEI a mis en place une véritable charte pour ce circuit. Il faut du temps pour bien s’y adapter, mais cette belle initiative va résolument dans le sens du développement de cet événement, que nous espérons pouvoir accueillir tous les trois ou quatre ans en France.
En ce qui concerne la billetterie, nous recevons des demandes en provenance du monde entier, ce qui montre que ce n’est pas un concours comme les autres. Cela s’inscrit parfaitement dans la volonté du groupe GL events d’être un partenaire prestataire de la FEI et de Longines lors des grands événements.
 
G.P. : Remplir cette salle immense reste un défi pour un événement équestre, et plus particulièrement pour le dressage ? Comment comptez-vous le relever ?
S.R. : Pour faire de cet événement une grande fête populaire, nous avons privilégié des tarifs très abordables, avec des premiers prix à 10 euros pour le grand public le mercredi, 20 euros le jeudi et 40 euros le vendredi et le samedi. Pour les passionnés qui souhaitent suivre les cinq jours de compétition, nous proposons des packs tout compris à partir de 150 euros. De plus, nous avons conclu un partenariat avec la Fédération française d’équitation, ce qui permet aux licenciés de bénéficier de tarifs préférentiels. Afin de favoriser le meilleur taux de remplissage possible, nous avons opté pour une tarification à la journée et non à la demi-journée. Ainsi, nous encourageons les spectateurs qui achètent des places pour les épreuves de jumping du vendredi et du samedi soir à venir voir celles de dressage, programmées dans la journée. Enfin, outre les épreuves des finales et celles réservées au deuxième cheval des finalistes de saut d’obstacles, un CSI 2* viendra enrichir le programme.
 
Retrouvez cette interview complète dans le prochain numéro de GRANDPRIX Heroes, disponible gratuitement à Equita’Lyon. 

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