Jeudi 17 février - 17h11 | ma.thierry

CSI-W 5* Vigo : sacrés Français !

On n'avait pas entendu la Marseillaise sur cette piste espagnole depuis 2004. Sept ans après la victoire d'Eugénie Angot et Cigalle du Taillis, ce n'est pas un, mais deux Français, qui occupent les deux premières places du Grand Prix Coupe du monde de Vigo.

La première manche n'a pas offert de scénario à grandes surprises, si ce n'est le nombre de sans-faute : dix-sept sur trente-deux partants ! Un record, qui ne laisse habituellement pas présager de victoire palpitante... Seul Français à ne pas prendre le départ du barrage, [Julien Epaillard] qui, en selle sur [Mister Davier] sortira de piste avec huit points. Si la finale de Leipzig était un objectif affiché de la saison du cavalier, il va désormais falloir envisager faire sans lui...

Au barrage, la manche qui aurait pu être ennuyeuse s'est finalement avérée bien plus intéressante que de prime abord. C'est que le chef de piste avait prévu un parcours où les options étaient particulièrement difficiles, sur lesquelles les cavaliers les plus audacieux allaient laisser des plumes. Première à s'élancer, la Suédoise [Malin Baryard Johnssom] signe le premier double sans-faute, prenant un minimum de risques dans un temps donc qu'il semblait simple de pulvériser. Simple, à condition de ne pas mettre de barres à terre. Ce que beaucoup n'ont pu éviter... 

Des dix-sept barragistes, seuls cinq réussiront en effet le double sans-faute, dont le jeune Espagnol Manuel Anon Suarez et l'Allemand [Lars Nieberg]. Entre en piste [Kevin Staut] qu'on avait laissé la semaine précédente les fesses dans le sable de Bordeaux. Sa bonne [Silvana] de Hus parviendra à prendre le dessus sur le couple suédois, les devançant de près d'une seconde. Le clan France espère alors une deuxième victoire en Coupe du monde pour notre numéro un mondial, leader du circuit, après ses brillants parcours genevois. Puis finalement se met à croire à une bataille franco-française. 

[Simon Delestre] qui, depuis Bordeaux, est quasiment assuré d'être du voyage vers Leipzig, sera rapidement hors-jeu avec douze points au compteur. Mais si alors [Michel Robert] surclassait son compatriote ? Après tout, ne confiait-il pas que sa [Kellemoi de Pepita] tenait actuellement une grande forme. Cependant, quelles options choisir pour devancer Kevin ? Faut-il le devancer de 3 secondes, comme les deux cavaliers qui avaient tenté la difficile option (mais qui avaient pris des points), ou simplement jouer l'humilité et demander à sa monture d'être plus rapide de quelques petits centièmes. Le cavalier rhône-alpin optera pour la deuxième alternative : bien lui en a pris. Sans trop gros risques, il prend le dessus sur le chronomètre de Staut. Avant-dernier à s'élancer, il est à ce moment assuré de terminer au moins deuxième du Grand Prix (et Kevin au moins troisième). Le Hollandais [Jeroen Dubbeldam], dernier en piste, vainqueur il y a quelques mois à Vérone, mettra à terre une barre ; les deux Français l'emportent !

Démuni dernièrement de quelques-uns de ses bons chevaux, Michel Robert n'a plus que Kellemoi de Pepita pour courir les épreuves d'un tel niveau. La jument a prouvé à son cavalier qu'il pouvait encore compter sur elle, elle qui remportait la finale du Global Champions Tour et celle du Top Ten.

Daniel Koroloff

Résultats :

1. Michel Robert (FRA) - Kellemoi de Pepita - 0/0/45'88

2. Kevin Staut (FRA) - Silvana de Hus - 0/0/47'22

3. Malin Baryard Johnsson (SWE) - H&M Tornesch 1042 - 0/0/48'15

4. Lars Nieberg (GER) - Lord Luis - 0/0/48'95

5. Manuel Anon Suarez (ESP) - Rackel Chavannaise - 0/0/49'14

6. Sergio Alvarez Moya (ESP) - Mme Pompadour - 0/4/43'92

7. Jeroen Dubbeldam (NED) - BMC van Grunsven Simon - 0/4/46'29

8. Ludger Beerbaum (GER) - Chaman - 0/4/46'36

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