Chaman, un roi tempétueux

Crédit : Stefano Grasso/LGCT

Jeudi 28 septembre - 12h26

Chaman, un roi tempétueux

En février 2016, Grand Prix a publié un portrait consacré à Chaman, l’étalon de Ludger Beerbaum fraichement retraité. Retrouvez quelques extraits : À dix-sept ans, Chaman attire toujours autant les regards, séduisant tous les publics de la planète par sa prestance et son élégance rares. Indissociable compagnon de Ludger Beerbaum depuis six ans, ce fils de Baloubet du Rouet est capable du meilleur comme du pire. Apparemment calme et d’une facilité déconcertante, le magnifique bai a tout de même gardé un caractère très entier, pouvant se montrer énergique, capricieux, voire rétif. Itinéraire d’un surdoué qui a fini par trouver son pilote idéal.

Dans le numéro 73 du magazine, Grand Prix a consacré un portrait complet au tempétueux bai, Chaman. En voici quelques extraits : Du haut de son 1,71m, Chaman ne laisse personne indifférent. Son port de tête altier, sa robe luisante, ses allures parfaitement cadencées et son coup de saut parfait font rêver plus d’un amateur de beaux modèles. […] Sur le papier, le beau bai a tout d’un grand. Né sous le nom de Soeko à la Boa Agriculture BV de Karel et Els Denneboom, à Enschede, une ville néerlandaise située à soixante-dix kilomètres de Münster en Allemagne, Chaman est issu du croisement entre le légendaire Baloubet du Rouet et Jadied, une fille du non moins mythique I Love You – des origines à 75% françaises ! [...]
“J’ai vu Chaman et Luciana Diniz lors du CSI 5*-W de Göteborg (en février 2010, ndlr). Elle l’avait depuis cinq ans et lui en avait déjà onze”, se souvient Ludger Beerbaum. “Elle n’arrivait plus à terminer une seule épreuve, car il s’arrêtait sans cesse. Elle est venue me voir pour me dire qu’elle ne pouvait plus le monter, et m’a proposé de l’essayer. C’est ainsi qu’il est arrivé dans mes écuries où j’ai pu l’essayer pendant plusieurs semaines.” Une fois encore, malgré ses défauts, le bai conquiert son nouveau cavalier. “Chaman est vraiment très agréable à monter. Il a une bonne technique et un très bon équilibre, surtout lorsqu’il saute. Il me donne d’excellentes sensations. Il n’a peut-être pas tous les moyens du monde, mais il en a suffisamment. Il n’est pas forcément très courageux non plus, mais assez pour gagner des épreuves !” […] “Chaman n’est pas très typé Baloubet. Il est calme, où qu’il se trouve. En bon étalon, il peut hennir parfois, mais il n’est jamais chaud. Il a du sang, mais il est vraiment très facile à monter. En réalité, n’importe quel enfant pourrait le monter !”, plaisante-t-il. […]

“Chaman figure sans aucun doute parmi les meilleurs”

En 2013, ils continuent à briller par leur régularité. Le “Beau Baloubet”, comme aiment l’appeler Frédérique et Frédéric Neyrat, les étalonniers de Béligneux le haras qui le distribuent en France, brille dès le CSI 5* de Bâle où il remporte une épreuve à 1,55m avant de s’imposer à nouveau dans une épreuve à 1,50m du CSI 5*-W de Zurich. Ses démons ressurgissent dans le Grand Prix CSI 5* de Hong Kong, mais le sorcier est aussi un phénix qui renait toujours de ses cendres. Ainsi, en avril, il s’adjuge magistralement le Grand Prix du Saut Hermès, puis celui du CSI 3* de Göteborg disputé en marge de la finale de la Coupe du monde. […] La saison suivante n’est pas moins bonne. Pourtant, elle ne débute pas sous les meilleurs auspices avec une première élimination dans une épreuve intermédiaire à Bordeaux. Le majestueux bai et son excellent pilote prennent leur revanche à Hong Kong, où ils se hissent sur la troisième marche du podium du Grand Prix. Deux mois plus tard à Lyon, ils terminent troisièmes de la Chasse de la finale de la Coupe du monde avant que Chaman ne cède sa place à Chiara 222. Ludger Beerbaum gagne son pari, prenant la deuxième place du classement final derrière Daniel Deusser et Cornet d’Amour, après s’être adjugé le Grand Prix du CSI 3* avec Chaman, d’une des plus belles manières qui soit (voir la vidéo ci-dessous).
[…] Une chose est sûre, le bai occupera toujours une place de choix parmi les nombreux chevaux d’exception que l’homme de Riesenbech a eu l’honneur de monter durant sa carrière. “Chaman figure sans aucun doute parmi les meilleurs, aux côtés de Classic Touch, Ratina Z, Goldfever et Champion du Lys.” S’il a mis du temps à se révéler, Chaman a donc bel et bien sa place au panthéon du saut d’obstacles moderne. Parole de Kaiser !
 
Pour lire le portrait complet, retrouvez le n°73 de Grand Prix ici. 

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