Mercredi 27 septembre - 19h27 | Lucas Tracol

À Barcelone, les Bleus tenteront de conclure leur saison sur une bonne note

Demain à Barcelone, le coup d’envoi de la finale mondiale de la Coupe des nations Longines sera donné à 14h30. Même si les scores sont remis à zéro et qu’elle n’a terminé que septième des championnats d’Europe Longines de Göteborg, la France, troisième de la Division 1 européenne derrière les Pays-Bas et l’Italie, peut nourrir des ambitions. Dans une position comparable en 2013 lors de la première édition de cette compétition, les Bleus s’étaient d’ailleurs imposés en Catalogne grâce à Aymeric de Ponnat sur Armitages Boy, Pénélope Leprevost avec Nayana, Patrice Delaveau associé à Orient Express*HDC et Simon Delestre sur Qlassic Bois Margot. Le quintette de Philippe Guerdat rencontrera-t-il autant de succès ce week-end. Grand Prix dresse un bilan des performances de chaque couple sélectionné. 

Une fois de plus sélectionnés pour défendre la France, Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise*HDC pourront indéniablement compter sur une solide expérience dans les grands rendez-vous. Après la finale de la Coupe du monde Longines, au printemps à Omaha, le fils de Kashmir van’t Schuttershof a suivi un programme sur mesure en vue des Européens de Göteborg. Auteur d’un triple sans-faute victorieux lors de la Coupe des nations de La Baule, d’une seule faute à Rome, puis cinquième du Grand Prix CSI 5* de Saint-Tropez, vainqueur d’une qualificative à Knokke, l’alezan de seize ans a affiché une forme éblouissante ces derniers mois. Cependant, après une excellente entrée en matière aux championnats d’Europe, les chances de podium individuel se sont éloignées après un parcours à douze points en seconde manche de la compétition par équipes. Désireux de préserver son complice, le Normand avait alors décidé de ne pas prendre part à la finale individuelle. Depuis, Rêveur n’a sauté qu’à Lausanne où il a concédé une faute dans le Grand Prix. À Barcelone, nul doute que le Normand aura à cœur de prouver une fois de plus les qualités de l’ancien complice de la Suédoise Malin Baryard-Johnsson.
 
Comme Kevin et Rêveur, Roger-Yves Bost et Sydney Une Prince ont décroché l’or olympique à Rio de Janeiro. Leur sélection ce week-end fait suite au forfait de Mathieu Billot et Shiva d’Amaury. Si le Barbizonnais a préparé ses deux juments de tête pour les Européens, il y a finalement monté Sangria du Coty dans l’optique de l’aguerrir en vue des prochaines échéances mondiales. Malgré des abandons lors des Grands Prix CSI 5* de Bruxelles et Mexico, de son côté, la fille de Baloubet du Rouet s’est illustrée à Cannes et Paris, prenant les sixième et deuxième places des épreuves reines de ces deux CSI 5*. Il y a moins de deux semaines, elle s’est imposée dans l’épreuve majeure du vendredi et s’est adjugé la deuxième place du Grand Prix Longines de Lausanne. L’énergique alezane semble donc sur une très bonne dynamique pour aborder cette finale !

Pour Eros, le hongre de treize ans qui accompagne Olivier Robert en Catalogne, la saison a notamment été marquée par un double sans-faute dans la Coupe des nations de Dublin, une troisième place dans le Grand Prix CSIO 3* de Lisbonne et une deuxième place lors du CSI 4* de La Corogne. Également vainqueur du Grand Prix CSI 3* de Maubeuge, le bai brun par Querlybet Hero a signé une excellente première saison sous la selle de l’Aquitain. Malgré un concours manqué à Paris et vingt points dans le Grand Prix de La Baule, le couple s’est encore classé dans une belle épreuve au début du mois à Calgary. En Espagne, le cavalier comme son cheval vivront leur première expérience dans une telle compétition et espèrent évidemment parvenir à transformer l’essai.
 
Déjà de la partie à Göteborg, Pénélope Leprevost et Vagabond de la Pomme fouleront eux aussi la piste du Real Club de Polo de Barcelone. Si le fils de Vigo d’Arsouilles a joué de malchance en début de saison avec quelques parcours à quatre points en Grands Prix, il s’est illustré à Knokke en remportant une épreuve à barrage et en se classant neuvième de l’épreuve reine. Par la suite, il a accroché la huitième place du Grand Prix CSI 5* de Londres, avant de prendre la route pour Göteborg. Le championnat ne s’est pas passé comme prévu pour les protégés de Geneviève Mégret qui ont encaissé neuf points en première manche de la compétition par équipes après une Chasse exemplaire. Malgré un tour à cinq points le lendemain, le couple s’est retrouvé hors course en individuel. À Barcelone, le couple retrouvera la rivière, qui lui avait occasionné un refus au stade Ullevi, et voudra sûrement montrer que sa contreperformance suédoise n’était qu’un incident de parcours.
 
Désigné réserviste de ce rendez-vous, le jeune Edward Levy a fait le voyage avec Sirius Black, son Selle Français de onze ans par Calisco du Pitray. Associés depuis moins d’un an, les deux compères ont vécu une ascension rapide vers le très haut niveau. Malgré douze points dans le Grand Prix de Bourg-en-Bresse, le couple s’est rapidement formé et s’est notamment classé huitième du Grand Prix CSIO 3* d’Uggerhalne après n’avoir concédé qu’une faute dans la Coupe des nations. Troisièmes du Grand Prix du Longines Deauville Classic, Edward Levy et Sirius Black ont aussi signé la meilleure performance française au CSI 5* de Valence, se classant dixièmes du Grand Prix. En début de mois, enfin, la paire a œuvré à la formidable victoire tricolore dans la Coupe des nations de Gijón avant de se classer neuvième du Grand Prix de Canteleu dimanche passé. Bien que sur la touche pour l’épreuve de demain, il pourrait entrer en lice soit dans la manche finale, soit dans la Consolante, comme le règlement le permet au chef d’équipe.

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