''Le marché français semble avoir repris un peu de vigueur'', Yves Chauvin

Crédit : Marie Sapin

Lundi 04 septembre - 15h32 | Propos recueillis par Lucas Tracol

''Le marché français semble avoir repris un peu de vigueur'', Yves Chauvin

À l’issue de deux belles semaines de compétition sur le Grand parquet, la qualité des jeunes chevaux présentés lors des cycles libres et des cycles classique a été saluée par le milieu, augurant de belles choses pour l’avenir. Malgré une météo pas toujours clémente et d’importantes difficultés pour loger l’ensemble des chevaux présents, le bilan de la Grande semaine reste positif, particulièrement d’un point de vue commercial. Lucide sur l’état du marché et la qualité des chevaux présentés, le président de la Société hippique française est revenu pour Grand Prix sur cet évènement de grande envergure pour la filière équine.

Grand Prix Replay : La Grande semaine s’est conclue hier, quelle est votre impression générale sur cette édition ? 
Yves Chauvin : Globalement, les chevaux présentés étaient de grande qualité. Nous avons également vu un professionnalisme de plus en plus important de la part des acteurs de la filière. Commercialement, c’est un succès assez important puisque nous avons eu l’impression d’une certaine embellie lors de cette Grande semaine, aussi bien pendant les cycles libres que pendant les cycles classiques. Les ventes qui se sont déroulées pendant cette Grande semaine de Fontainebleau ont elles aussi été le reflet de cette embellie générale, par rapport au prix moyen et au pourcentage de chevaux vendus. 

GPR : Cette année de nombreuses transactions ont été réalisées durant cette Grande semaine, est-ce que cela est révélateur de l’état actuel du marché ? 
YC : Non, je ne pense pas. Cette Grande semaine est une finale donc elle attire automatiquement un public très important et notamment beaucoup de marchands étrangers. Ce n’est pas toujours ce que l’on peut retrouver en province une fois le grand évènement terminé. Je pense qu’il est encore un peu tôt pour en tirer des conclusions hâtives. 

GPR : Quelle a été la tendance par rapport aux dernières années? 
YC :
C’est plutôt une embellie générale, il y a un parfum positif. L’assurer sur une période plus longue est en revanche quelque chose de plus délicat. 

''On n'arrive pas à loger l'ensemble des chevaux''

GPR : Y a-t-il une tranche d’âge sur laquelle le marché a été plus vif ?
YC :
Il faut noter que lors d’un tel évènement, il y a une concentration de chevaux à vendre très importante. Le marché des foals a donné lieu à un nombre de transferts assez important. Concernant les trois ans, les chevaux bien préparés et qui ont bien sauté se sont vendus sur une moyenne apparemment assez importante. Pour les quatre, cinq et six ans de grande qualité, il y a eu beaucoup d’acheteurs. Étant donné qu’il s’agit d’un marché qui ne correspond pas à une vente aux enchères, il est un peu plus discret. Toutes les tranches d’âge ont été demandées grâce à la présence importante d’acheteurs étrangers, mais le marché français semble avoir repris un peu de vigueur. Tous les très bons chevaux, quelle que soit leur génération, ont été demandés. 

GPR : Le championnat a été un peu perturbé par les caprices de la météo, comment le terrain a-t-il supporté cela et quelles ont été les conséquences sur la compétition ?  
YC :
Objectivement, nous nous en sommes assez bien sortis ! Il y a eu un premier week-end catastrophique pour les cycles libres avec un orage énorme qui a bien entamé le Grand parquet. Ensuite, nous avons eu des pluies diluviennes mercredi soir qui ont arrêtées la première épreuve réservée aux chevaux de sept ans. À ce moment là nous étions très inquiets mais finalement le Grand parquet a très bien séché la nuit de mercredi à jeudi ce qui nous a permis d’avancer quelques épreuves. Il y a eu en effet quelques problèmes de ce côté-là mais ils se sont arrangés, nous avons eu de la chance en fin de compte ! En revanche, nous avons toujours d’importants problèmes pour loger les chevaux et stationner les camions. C’est un problème récurrent qui montre les limites de l’exploitation du Grand parquet. Il n’y a simplement pas assez de place !

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