Alpha de Preuilly, numéro un des sept ans

Alpha de Preuilly et Jean-Charles Bernast
Crédit : Marc Verrier

Samedi 02 septembre - 16h00 | Marc Verrier

Alpha de Preuilly, numéro un des sept ans

Palpitant de bout en bout, le championnat des sept ans aura vu la victoire revenir à Alpha de Preuilly, leader après la deuxième étape et qui aura été le seul à boucler ce championnat sans aucune faute sous la selle de Jean-Charles Bernast. Il est suivi par Arioto avec Marc Dilasser et Katinka vh Valenberghof avec Harold Boisset.  

Un championnat à suspense

Un championnat à suspense - Alpha de Preuilly, numéro un des sept ans

Alpha de Preuilly et Jean-Charles Bernast
Crédit : Marc Verrier

Rarement championnat des sept ans aura connu autant de bouleversements. La deuxième étape avait complètement remanié le classement et ce fut encore le cas de la première manche de la finale, où seuls deux des treize premiers au provisoire parvenaient à réaliser un parcours vierge de toute pénalité. Dans la deuxième manche, pour laquelle étaient qualifiés les vingt meilleurs chevaux, ils ne seront que quatre à résoudre toutes les difficultés d’un parcours raccourci à neuf obstacles : le sBs Emerald Sitte*Litière-cheval.com (Nabab de Rêve x Corland) avec Alexandra Francart, qui prendra la sixième place finale, la BWP Katinka vh Valenberghof (Corland x Montender), troisième avec Harold Boisset, et les Selle Français Arioto (Diamant de Semilly x Qualisco III), qui monte sur la deuxième marche du podium avec Marc Dilasser, ainsi que le dernier partant de l’épreuve, et donc leader, Alpha de Preuilly (Pacha de Preuilly x Cento) qui est le nouveau champion sous la selle de Jean-Charles Bernast.

Né à la SC Haras de Preuilly (77) et appartenant à Jean-Luc Fautras et David Guérin, Alpha de Preuilly est un fils de Pacha de Preuilly (Diamant de Semilly x Quidam de Revel) avec une mère du Bad-Wurtemberg, Centina (Cento), qui est la propre sœur du grand gagnant Centino du Ry et sœur utérine des propres frères Catino (Cassini I) et Cascavelle NT, bons gagnants internationaux sur 150/160. 
​Originaire du Nord, mais installé depuis quatre ans en Charentes-Maritime, Jean-Charles Bernast croit beaucoup en Alpha de Preuilly pour le futur : « Je l’ai depuis un an et demi, c’est un cheval qui a commencé tardivement, car il a été débourré dans l’hiver de cinq à six ans. C’est tout simplement un génie, il a toujours été bon. Il est un peu atypique, mais c’est un vrai cheval de concours, qui est très respectueux avec un cœur énorme. Il a sauté les quatre parcours de façon magnifique avec beaucoup d’envergure, c’est un vrai cheval pour l’avenir. »
 

Arioto, cheval de concours moderne

Arioto, cheval de concours moderne - Alpha de Preuilly, numéro un des sept ans

Arioto et Marc Dilasser
Crédit : Marc Verrier

Arioto, son dauphin, est issu d’une famille très prestigieuse qui a ses origines dans le Gelderland, aux Pays-Bas. Il s’agit de la même famille que le crack de Gerco Schröder Glock’s London ou les excellents gagnants internationaux Olympia avec Michel Robert, VDL Groep Eureka avec Maikel van der Vleuten, Jonkheer Z avec Karl Cook ou encore Ta Belle van Sombeke avec Jos Lansink, une liste loin d’être exhaustive…

La grand-mère d’Arioto, Equina van Sombeke a été championne de France avec Edouard Couperie, tandis que Kim de Dampierre, mère du champion, a été indicée 135 et est la sœur utérine d’Haxelle Dampierre, très grande gagnante internationale avec Pierre Jarry, avec lequel elle est classé dans de nombreux Grands Prix quatre et cinq étoiles. Passé brièvement sous la selle de Patrice Delaveau, Haxelle avait remporté le Grand Prix CSI de Maubeuge.

Marc Dilasser croit également beaucoup en un avenir brillant pour Arioto : « J’ai récupéré Arioto en début d’année. C’est un cheval qui était très chaud et avait un peu de tempérament et j’ai mis un petit peu de temps à me mettre avec lui. Depuis deux ou trois mois, il a beaucoup de régularité, il a gagné le Grand Prix des sept ans à Cabourg, est deuxième à Saint-Lô ainsi que plusieurs classements. Je tiens à saluer ses propriétaires et naisseurs, Marie-Michelle et Jean-Marie Bastin, qui ont des chevaux depuis quarante ans et sont vraiment des passionnés. Ce sont également les propriétaires de Siamoise Minotière et nous, cavaliers, heureusement qu’on peut vivre des belles histoires avec des gens aussi motivés et passionnés qu’eux.
On est vraiment ravis, même si la petite faute de la chasse nous coûte la victoire, mais deuxième, c’est déjà très bien. Le cheval est arrivé sur la montante au championnat, en pleine forme. En début d’année, il ne prenait pas trop le temps de sauter et se dépêchait beaucoup, mais je suis très content de la façon dont il a sauté ici. J’avais peur qu’il soit un peu fatigué aujourd’hui, mais c’est un cheval qui a beaucoup de sang et son meilleur parcours a été la dernière manche de la finale, où il commençait vraiment à être disponible et passait bien les postérieurs. C’est un cheval qui a vraiment de gros moyens, très respectueux, avec lequel on peut aller vite, donc, pour moi, c’est vraiment le cheval de concours moderne comme tout cavalier espère avoir pour faire du haut niveau. »
 

Katinka, issue de la souche d'Almé

Katinka, issue de la souche d'Almé - Alpha de Preuilly, numéro un des sept ans

Katinka vh Valenberghof et Harold Boisset
Crédit : Marc Verrier

La troisième, la BWP Katinka vh Valenberghof, est issue d’un croisement Corland x Montender x Randel Z. Sa souche maternelle est française, puisque ce n’est autre que la famille du chef de race Almé.

Harold Boisset ne sait pas exactement jusqu’où ira la jument, mais pense qu’elle pourra être très compétitive à son niveau : « Katinka est une jument qu’on a achetée à l’âge de quatre ans. Elle a fait les quatre, cinq et six ans. Je l’ai toujours montée, elle appartient pour moitié à Morgane Germain et pour moitié à la SCEA les Ecuries de Teyran, que l’on a avec Sophie Delaval, Christian Boidin et moi. C’est dur de dire aujourd’hui les vrais moyens de la jument, mais elle a beaucoup gagné tut au long de l’année. Elle a un influx et un mental incroyable, plus que de la force pure. Ce ne sera peut-être pas une jument qui fera les plus grosses épreuves, pour l’instant, je la vois plus sur 145/150 mais pour gagner.  Mais, tant qu’ils n’ont pas fait, on ne sait pas dire. Elle est tellement respectueuse que je pense que ça lui enlève des moyens car elle se crispe un peu. Mais je crois que quand elle va être totalement relâchée, ça va être vraiment bien. »
 

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