L’IFCE publie son rapport d’activité 2016

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Jeudi 27 juillet - 15h10 | Caroline de Danne

L’IFCE publie son rapport d’activité 2016

Dans la tourmente depuis sa création en 2010, étrillé par un rapport de la Cour des Comptes en février 2016, l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation (IFCE) évolue pour répondre davantage à sa vocation d’acteur au service de la filière équine française. Son dernier rapport d’activité témoigne de ce que l’année passée a été forte en enjeux et en réalisations. 

L’année 2016 de l’IFCE a été placée sous le sceau du Contrat d’objectifs et de performance 2014-2017, au terme duquel il doit devenir "l’institut technique de référence sur le cheval, l’équitation et ses valorisations". Sous la houlette de Christian Vanier, la mise en œuvre du COP s’est traduite par des actions d’ampleur, parmi lesquelles la poursuite de la réorganisation territoriale de l’établissement. Afin de consolider sa situation financière, ses dirigeants ont aussi promu l’expansion de ses différentes activités au service de la filière. 

Une année riche en succès

2016 aura d’abord été marquée par la grande réussite sportive de l’IFCE. L’or olympique par équipe en concours complet glané à Rio par le lieutenant-colonel Thibaut Valette et Qing du Briot ENE*HN en est l’illustration première. Mais elle ne doit pas oblitérer les succès du Pôle France jeune de Concours complet, ni faire oublier le rôle de la mise à disposition des infrastructures et de chevaux de Saumur dans les performances des équipes nationales de voltige et de para-dressage. Ainsi l’Institut a-t-il connu une année faste dans son rôle d’accompagnement de l’équitation sportive et du haut niveau. 
Fruit de la fusion en 2015 de l’Ecole nationale d’équitation à Saumur et l’Ecole nationale professionnelle des Haras au Pin, l’Ecole Supérieure du Cheval et de l’Equitation a quant à elle enrichi son offre de formation de trois propositions innovantes : une formation de « Groom international », un « Certificat de compétences spécifiques » (CSS) en techniques pédagogiques et une méthode d’aide à l’entraînement « Action Types ». Au total, l’Esce a cumulé plus de 200 000 heures stagiaires et a initié une démarche de qualité volontariste.
Le Cadre Noir n’a pas été en reste puisqu’il a poursuivi son développement visant à le faire croître en notoriété, donc en rentabilité. Intitulé « Au cœur du Grand Manège », son gala rénové après deux ans de travail a entraîné une légère hausse de la fréquentation (+ 3 %). Dans le futur, il devrait permettre au Cadre Noir de se faire connaître auprès d’un public élargi et de partenaires potentiels.
Enfin, la mission de contrôle de l’identification des équidés et de leur traçabilité sanitaire par le SIRE a pris son essor, les premiers contrôles ayant eu lieu en mars 2016.

La poursuite d’un changement de relation à la filière équine

Soucieux d’aider la filière du cheval à se structurer et d’être pour elle un lieu de débat stratégique, l’IFCE a répondu favorablement à la demande du Ministère de l’agriculture de créer un « comité de filière » dont la mission serait de permettre l’expression de ses besoins transversaux sur des sujets d’actualité ou de fond. Présidé par Gérard Rameix, ce comité réunit un groupe d’acteurs professionnels représentatif de ses différentes branches. Début 2017, il a publié le premier rapport issu de ses travaux. Il y présente un état des lieux des difficultés rencontrées par la filière ainsi que des préconisations adressées à l’Etat pour sortir de la crise.
Des résultats financiers toujours fragiles
Le bilan social 2016 de l’établissement est marqué par le grand chantier de la requalification professionnelle des agents au service de ses nouvelles missions, et par un plan de mobilité interne visant à tenir compte de sa réorganisation territoriale. Son budget, quant à lui, est largement financégrâce aux subventions pour charge de service public des ministères de l’Agriculture et des Sports. Si le développement de ses différentes missions permet à l’IFCE de dégager de nouvelles recettes, sa situation financière n’en reste pas moins très fragile.
Dans ce contexte, l’année 2017 sera importante, car elle verra l’élaboration du futur Contrat d’objectifs et de performance 2018-2021 de l’Institut.

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