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«La médaille des championnats du monde est la cerise sur le gâteau!», Laurent Elias

Parmi les trois disciplines olympiques, il est un entraîneur qui peut être heureux de sa saison, c’est Laurent Elias, qui conclut son année avec une victoire des Bleus dans la Coupe des nations et une médaille d’argent par équipe aux Jeux équestres mondiaux.

 
« Depuis deux ans, on a renoué avec le haut niveau : d’abord avec la victoire l’an dernier dans la Meydan, puis avec le titre européen de Kevin. Malgré tout, au championnat d’Europe, même si nous ne sommes pas médaillés, nous sommes très proches d’un podium, à moins d’un point. Tout ceci a donné un premier effet d’entraînement », confiait-il à la rédaction de Grand Prix, en décembre.

 
Rassurés par ce retour au meilleur niveau mondial, les Bleus ont donc enchaîné les bons résultats en 2010. Sur les compétitions cinq étoiles, les Tricolores trustent les classements, et par équipe sa fonctionne aussi. Après le sacre à Dublin, pour la Meydan Coupe des nations, les Bleus ont débarqué à Lexington avec des vraies ambitions. « Le championnat du monde, je dirais que c’est la cerise sur le gâteau. L’objectif était de se qualifier pour les Jeux olympiques. J’avais vécu comme un très très très mauvais moment le fait d’être sorti de la Ligue 1 et de ne pas être qualifiés aux Jeux de 2008. C’était donc notre priorité, de nous qualifier le plus confortablement possible. Quand Kevin entre en piste à Lexington, nous savons que nous sommes déjà qualifiés pour les Jeux. Cette année confirme la bonne santé de l’équipe de France. L’année dernière, on pouvait encore mettre les résultats sur le compte d’une conjoncture, d’un coup de chance, mais là les résultats d’ensemble sont très réguliers, c’est très rassurant », poursuit le sélectionneur.

 
Les Bleus sont donc prêts à affronter la nouvelle saison 2011, avec quelques changements dans l’organisation puisque Thierry Pomel intègre le pôle des sélectionneurs français et s’occupera des jeunes cavaliers et des couples jusqu’au niveau trois étoiles. « Je suis ravi de ce qui sepasse avec Thierry Pomel car on nous a reproché àjuste titre de ne pas avoir de préparateurs deséquipes futures à mes côtés. On a donc repensé lesystème et sa venue est précieuse car c’est un garçonqui a de l’expérience. Je m’entends très bien aveclui, on est parfaitement en phase en ce qui concernele travail des chevaux, la gestion des carrières, etc. :on va parler le même langage. Après sept ans passésdans le haut niveau, je suis aujourd’hui persuadéque les choix de la Fédération nous mènent sur la bonne voie. »

Pour 2011, le sélectionneur national se fixe bien sûr de nouveaux objectifs ambitieux. « On a d’abord comme premier objectif de qualifier plusieurs cavaliers pour la finale de la Coupe du monde. Trois, comme l’année dernière, ce serait bien. Puis le championnat d’Europe sera en ligne de mire. On a la chance cette année d’éventuellement mettre en selle des cavaliers nouveaux sur ce championnat : par exemple, Simon Delestre qui a une écurie qui a bien évolué, qui marche très fort cet hiver. On pourrait bien imaginer que ce cavalier- là puisse participer au championnat d’Europe, puisse être mis en situation avant l’année importante des Jeux olympiques. On alignera évidemment une très bonne équipe aux Europe, mais il n’y a pas d’objectif de qualification. Donc il est plus important de mettre en situation des couples à tester dans ce genre de championnat plutôt que de se rassurer à mettre l’équipe qui semble la plus expérimentée. » 

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