’’Monter Bart, c’est beaucoup de pression mais aussi beaucoup de plaisir’’, Aurélie Riedweg

Crédit : RB Presse

Mardi 06 juin - 16h50 | Johanna Zilberstein

’’Monter Bart, c’est beaucoup de pression mais aussi beaucoup de plaisir’’, Aurélie Riedweg

Début mai, lors du CCI 1* de Marnes-la-Coquette, Aurélie Riedweg est pour la première fois apparu en selle sur le champion olympique Bart L, dont elle a récupéré les rênes il y a quelques temps, après que Mathieu Lemoine ait pris la décision de s’installer à son compte. Il n’aura fallu que quelques semaines au nouveau couple pour inscrire sa première victoire puisqu’il a remporté, dimanche, le CCI 1* de Bertichères. Connue sur les terrains de concours complet mais également sur les rectangles de dressage, la cavalière semble mettre tous les atouts de son côté pour évoluer dans le bon sens. Ce week-end, entre deux épreuves du Royal Jump, la complétiste, basée à Sandillon chez Pierre Defrance, s’est confiée à GrandPrix-Replay.

GrandPrix-Replay : Globalement, comment jugez-vous votre début de saison 2017 ?
Aurélie Riedweg : Il y a eu du bien et du moins bien. Globalement, mes chevaux ont enregistré une bonne progression, mais ni eux ni moi n’avons encore suffisamment de métier pour être toujours à 100% en ce qui concerne les performances. Mais globalement, c’est un bon début.
 
GPR. : Aujourd’hui, votre cheval de tête est Rohan du Maneix. Comment le décririez-vous ?
A. R. : Rohan est un cheval avec des aptitudes hors-normes, mais il peut parfois se montrer difficile à gérer. J’aimerais qu’il termine sa saison sur un CCI 3*. Je ne vise aucune échéance car nous n'avons pas le métier suffisant pour le haut niveau, nous ne sommes pas prêts. Mais, oui, un CCI 3* m’irait bien.
 
GPR. : Voilà deux concours que l’on vous découvre également avec Bart L, que vous avez récupéré en intégrant les écuries de Pierre Defrance, son propriétaire. Comment gérez-vous son statut de champion olympique ?
A. R. : Monter Bart, c’est beaucoup de pression. À cause de son passé, car il s’est montré très performant avec Mathieu et a contribué à ramener l’or des JO de Rio, mais également parce qu’il est à vendre, ce qui signifie qu’il ne vaut mieux pas signer de contre-performance. Depuis que je l’ai récupéré, tout le monde en parle, et c’est vrai que l’on peut se sentir obligé de bien faire lorsque l’on monte un cheval aussi extraordinaire que lui. Hormis tout cela, c’est également beaucoup de plaisir !
 
GPR. : En plus de Bart, vous montez une autre ancienne monture de Mathieu Lemoine : Onyx de Barbereau. Quels sont vos objectifs avec lui ?
A. R. : Onyx a déjà quinze ans. L’idée de Pierre était de le confier à un Jeune cavalier auquel il aurait pu servir de maître d’école mais nous n’avons pas de jeunes cavaliers à l’écurie. Du coup, je vais faire quelques concours avec lui, sans le mettre dans le rouge. Il a déjà tellement donné que nous voulons qu’il termine sa carrière en douceur, sans forcer.
 
GPR. : En dehors de ces chevaux, sur quel piquet pouvez-vous compter ?
A. R. : J’ai pas mal de chevaux de sept ans. Il y a notamment Primhus Z, qui attaque les 2* et qui me semble très prometteur. J’ai également Acrobate Star, ainsi qu’Api des Noues. Tous trois me semblent être des chevaux d’avenir pour le concours complet. Sans oublier Skate Moss, une jument de sept ans qui a intégré mon piquet de dressage aux côtés de Quetal de Fleur.
 
GPR. : Justement, vous avez la particularité de suivre à la fois le circuit de concours complet et à la fois le circuit de dressage, notamment dans le Grand National. Comment arrivez-vous à gérer cela ?
A. R. : J’avoue que je suis venue au dressage un peu par hasard lorsque quelqu’un a laissé en pension dans mes écuries une jument de trois ans destinée au dressage. Elle était là pour une histoire de proximité géographique, mais tout s’est enchaîné et je l’ai finalement emmenée jusqu’au Grand Prix. Aujourd’hui, je me dis que c’est une bonne chose de faire les deux car j’aurai peut-être peur de sauter de gros troncs un jour. Ceci dit, depuis que je suis à Sandillon (elle a rejoint les écuries de Pierre Defrance en août dernier, ndlr), je fais beaucoup moins de compétitions, je n’ai pas forcément le temps.
 
GPR. : Comment voyez-vous la suite pour vous ?
A. R. : J’ai envie que mes chevaux évoluent bien mais je ne vise pas de grosses échéances pour cette saison. J’espère aller le plus loin possible et, pourquoi pas, courir un CCI 4*. Une fois que cet objectif sera atteint, j’en aurai un autre, plus grand. Mais ce que j’aime avant tout, c’est monter à cheval. J’aime énormément monter à cheval.

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