Les Haras nationaux deviennent France Haras

France Haras gérera les activités concurrentielles des ex-Haras Nationaux.

Lundi 13 décembre - 11h54 | AnneClaireL

Les Haras nationaux deviennent France Haras

Après la création de l’IFCE, voilà celle du GIP (groupe d’intérêt public) France Haras validée. La convention constitutive de ce GIP a été signée lundi au ministère de l’Agriculture en présence notamment des acteurs de l’Etat, des représentants de l’IFCE et des représentants de quatorze associations socio-professionnelles d’éleveurs et de prestataires dont l’ANSF, la SHF ou encore France Galop.


 
Une signature qui conforte Jean Lesne : « A l’époque, on pensait que ça ne marcherait pas. Aujourd’hui tout le monde y adhère. Tous les acteurs étaient là lundi. Et de nouvelles associations veulent intégrer France Haras. C’est une vraie satisfaction », commente l’ancien directeur du conseil d’administration des Haras Nationaux, chargé de mettre en place le nouvel organisme.

 
Alors concrètement France Haras, c’est quoi ? C’est un nouvel organisme qui récupère toutes les activités dites concurrentielles des ex-Haras nationaux : l’étalonnage, l’identification de terrain, le conseil et l’appui technique aux éleveurs. Il s’agit d’une alliance entre le public et le privé via les associations d’éleveurs. L’achat d’étalons et les règle de sélection et de soutien aux races sont autant de décisions qui seront prises au sein de ce GIP. « C’est comme une coopérative où les biens sont mis en commun », explique Jean Lesne. « L’Etat met à disposition les étalons, les centres techniques, et le personnel. Et ce seront aux professionnels de les gérer ». « France Haras est un outil de diffusion de génétique. Il fait intervenir les associations de race et doit être aussi bien au service des éleveurs que des propriétaires des étalons  », commente Yves Chauvin, président de l’ANSF.

 
Actuellement, l’Etat est impliqué dans cet organisme à hauteur de 51%. Une implication qui évoluera en fonction des besoins de la filière, des éleveurs et de chaque région. « L’Etat ne sera plus une caisse automatique. L’idée est notamment de trouver des financements extérieurs via des entreprises ou les collectivités territoriales », poursuit Jean Lesne.

 
Le GIP, qui sera effectif au 1er janvier, est constitué pour une durée de cinq ans. Durée pendant laquelle l’engagement de l’Etat en faveur des races aidées devrait diminuer jusqu’à sa disparition. Bref, France Haras a cinq ans pour faire ses preuves. « Mais ça ne peut pas rater si on suit le fil conducteur puisqu’on va s’adapter aux besoins des éleveurs », conclut, optimiste, Jean Lesne.

 
 
Maylis Chauvin

 
 
Les quatorze signataires de la convention :
 
Association France Galop
Société du cheval français (SECF)
Société hippique française (SHF)
Association France Trait
Fédération des ânes et mulets
Fédération des poneys et des petits chevaux de France
Association nationale du cheval de selle français (ANSF)
Association nationale du cheval anglo-arabe (ACA)
Fédération nationale des associations d'éleveurs de chevaux de sport (Fenecso)
Fédération nationale des conseils des chevaux
Association des éleveurs et propriétaires d’AQPS
Association syndicale des étalonniers privés (ASEP)
Fédération des acteurs de développement des techniques modernes de reproduction équine (FADETEQ)
Association des vétérinaires équins français (AVEF).

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