Lundi 22 novembre - 19h04 | AnneClaireL

'Il y aura effectivement du changement', Pascal Dubois

Suite aux informations que GrandPrix-replay.Com révélait en début de semaine sur de vastes changements envisagés à l'entraînement des équipes de différentes catégories en saut d'obstacles, nous avons souhaité interroger Pascal Dubois, directeur technique national de la Fédération Française d'Equitation.

 



GrandPrix-replay.Com : Confirmez-vous les mouvements parmi les entraîneurs de CSO que nous avons annoncés en début de semaine ? Pascal Dubois : Ne comptez pas sur moi pour vous donner des noms. Pour plusieurs raisons. La première est toute simple, c'est une question de ressources humaines : il faut du temps pour embaucher quelqu'un, pour négocier, pour faire signer un contrat. Le remaniement ministériel a été annoncé depuis plusieurs mois et n'est intervenu que dimanche. La deuxième raison est que nous finalisons un projet et que nous mettrons des noms face à des missions une fois que ce projet sera entièrement ficelé. Nous ne fonctionnons pas dans le sens inverse, ne mettons pas des hommes à qui nous confions des missions ; nous déterminons les missions et les proposons à des hommes et femmes qui voudraient bien les servir.
 



G.P.R. : Quand les annoncerez-vous ? P.D. : Nous nous sommes vus cette semaine, nous retravaillons le projet la semaine prochaine. Et soyez sûr que nous serons prêt avant la fin de l'année (de source proche de la FFE, l'annonce devrait intervenir à l'occasion du Salon du Cheval de Paris, ndlr).
 



G.P.R. : Concernant le saut d'obstacles, quel est ce projet ou au moins quelle en est la ligne directrice? P.D. : Il s'agit pour la FFE de désormais travailler sur le long terme. Le haut niveau a été correctement reconstruit, il faut désormais envisager la suite, la relève. Il nous faut solidifier la base et les fondations doivent être pérennes. Les poneys et les juniors seront concernés par les changements qui interviendront, mais disons que les cavaliers qui nous concernent le plus dans cette démarche sont les 22-25 ans, car il faut avoir atteint cet âge pour savoir si on veut se lancer dans le haut niveau et épouser une carrière professionnelle. Il s'agit plus précisément de renforcer l'encadrement de ces sportifs, de travailler plus à fond leur programme de concours, leur hygiène de vie, leur suivi sanitaire, etc. Et donc, tout cela demande une organisation...
 



G.P.R. : Seul le CSO est concerné ? Cette démarche peut-elle être appliquée à l'ensemble des disciplines équestres ? P.D. : Non, les trois disciplines olympiques le sont, cette démarche globale et sur le long terme sera appliquée au CSO, au complet et au dressage.
 



G.P.R. : Pourquoi pas les autres disciplines ? P.D. : Car le prochain coup de projecteur qui sera mis sur ces autres disciplines n'interviendra que dans quatre ans, lors des Jeux équestres mondiaux de Normandie. Avant, leurs championnats du monde seront bien moins populaires que les Jeux olympiques de Londres où le saut, le complet et le dressage français seront sur le devant de la scène. Il faut privilégier les disciplines qui ont la visibilité. En dressage, tout ou presque est à faire tant nous partons de 0. En complet, il faut encore solidifier ce qui a été entrepris. Mais je peux d'ores et déjà vous dire que Laurent Bousquet sera confirmé à son poste. Tout comme Laurent Elias qui reste maître du bateau en CSO.
 

 
G.P.R. : En endurance, on dit que Jean-Louis Lerclerc pourrait être remplacé par un sélectionneur vacataire. Qu'en est-il? P.D. : Et pourquoi pas ? Si on regarde bien ce qui s'est passé cette année, on constate que la sélection a été faite sur trois rendez-vous : Tartas, Compiègne et Rambouillet. Donc je ne vois pas où serait le problème si c'est cette alternative que nous retenons.
 



G.P.R. : Mais ce principe de sélectionneur vacataire pourrait être appliqué à d'autres disciplines ? P.D.: En voltige, non, car l'entraînement du voltigeur est vraiment continu et que le projet sportif nécessite un regard permanent. Mais en attelage et en reining, effectivement.
 



Propos recueillis par Daniel Koroloff

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