Les dix expressions favorites des cavaliers décryptées !

Bien que très talentueuse, l'Allemande Meredith Michaels-Beerbaum a parfois tendance à rester "les fesses dans la brouette" !
Crédit : Scoopdyga

Mardi 31 janvier - 11h19 | Maxence Magnin

Les dix expressions favorites des cavaliers décryptées !

Il a est sociologiquement déterminé que chaque communauté dans notre société, possède son propre langage. Les cavaliers ne font pas exception, leur vocabulaire regorgeant d'expression et de mots parfois incongrus aux oreilles non-exercées ! Grand Prix Replay s’est amusé à regrouper les dix meilleures expressions des cavaliers, pour les décrypter.

1. Le taxi
Non, ce n’est pas un chauffeur que l’on appelle lorsque l’on a besoin d’être véhiculé. Si ce mot est très régulièrement utilisé en saut d’obstacles, il n’a pourtant rien à voir avec son utilisation populaire. En effet, on dit du cavalier qu’il s’est pris un taxi lorsque le cheval, à l’abord d’un obstacle, décolle pour sauter alors que le cavalier est en retard. Il n’accompagne donc pas son saut, tape sur le troussequin et est généralement fortement déstabilisé à la réception. 
 
2. Avoir les fesses dans la brouette
C’est une autre expression qui illustre parfaitement la position du cavalier sur le cheval. Le cavalier est assis en arrière, les jambes en avant. Rien de très confortable, un peu comme lorsque l’on est dans une brouette… 
 
3. La georgette
Attention, Georgette n’est pas la concierge du coin qui raconte tous les ragots de la semaine, mais elle est tout aussi drôle. Un cavalier fait une georgette lorsqu’il précède le cheval dans la battue de départ pour un saut. En gros, il saute avant le cheval et est déséquilibré au-dessus de l’encolure : c’est l’inverse du taxi. C’est au Docteur vétérinaire Georges, cavalier de saut d'obstacles et adepte de cette position dans les années 70, que l’on doit cette expression.
 
4. Prendre un boulevard
C’est encore une fois en saut d’obstacles que l’on entend régulièrement cette expression. À défaut de vouloir gagner du temps, certains cavaliers décident de prendre leur temps en venant de loin sur un obstacle isolé. Il est alors en général, impossible de manquer l’obstacle qui est en face de soi depuis déjà quelques foulées. 
 
5. Faire du plat
Pour ceux qui seraient moins friands de dressage, le plat est une bonne alternative. Il s’agit de travailler son cheval avec des exercices basiques mais indispensables, qui entretiennent la forme du cheval mais également la position du cavalier.
 
6. Avoir une bonne assiette
Il ne s’agit pas de nourriture, bien au contraire. C’est la capacité du cavalier à garder son équilibre sur le cheval, peu importe la situation. Le but est que le cavalier accompagne au mieux sa monture, pour que les deux ne fassent qu’un.
 
7. Couper le fromage 
Gare à ceux qui décident de ne pas aller jusqu’aux angles de la carrière lors d’une reprise, pour gagner du temps et rattraper les autres qui sont devant !
 
8. S’encapuchonner
Ce n’est pas l’action de se couvrir d'un capuchon. On dit d’un cheval qu’il s’encapuchonne dans le travail lorsqu’il s’enferme sur lui-même et que son chanfrein n’est pas perpendiculaire au sol. La ligne dorsale n’est donc pas acheminée correctement, ce qui est mauvais pour le cheval.
 
9. Se faire décapsuler
Non, ce n’est pas l’heure de boire l’apéritif. On dit du cavalier qu’il se fait décapsuler lorsque le cheval saute très fort au-dessus d’un obstacle, un peu comme un bouchon de bouteille.
 
10. Monter à cru
Si certains préfèrent leur confort (et leur équilibre) avec une selle, d’autres optent pour la monte au naturel, sans selle et donc aucune aide pour les maintenir à cheval, si ce n’est leur assiette !

À lire également...

Réagissez