Rétro 2016 : Août, Nick Skelton prend sa revanche

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Samedi 31 décembre - 11h00 | Salim Ejnaini

Rétro 2016 : Août, Nick Skelton prend sa revanche

Pendant une semaine, GrandPrix-Replay se retourne sur l’année écoulée et revient sur les événements marquants de 2016. Ce 31 décembre, GrandPrix-Replay revient sur l’extraordinaire victoire de Nick Skelton aux Jeux olympiques de Rio.

Ils avaient indéniablement une revanche à prendre. Après les Jeux olympiques de Londres, en 2012, dont il avait été l’un des plus beaux héros, mais où une faute l’avait privé d’un barrage pour le titre individuel, Nick Skelton a enfin décroché le Graal après lequel il courait depuis des lustres. C’est ainsi après plus de deux années éloigné des terrains de concours, et à l’âge de cinquante-huit ans, que Nick Skelton a conjuré le sort qui l’avait privé d’un barrage contre Steve Guerdat et Nino des Buissonnets à Londres. Une première manche relativement peu sélective offre dans un premier temps au public brésilien treize parcours sans fautes, et vingt-six partants pour la seconde manche. D’une difficulté supérieure, elle ne permettra qu’à six barragistes de se disputer la victoire, refermant la porte de la dernière épreuve sur les fraichement médaillés d’or par équipe Kevin Staut et Rêveur de Hurtebise*HDC en huit points, Philippe Rozier et Rahotep de Toscane en neuf points, et Roger-Yves Bots et Sydney Une Prince en quatre points, ainsi, entre autres, que l’Australienne Edwina Tops-Alexander et Lintea Tequila, piégées sur la triple-barre placée à l’entrée du difficile double en 9, ou pour le Néerlandais Jeroen Dubbeldam, double champion du monde et d’Europe en titre piégé par le chronomètre dans son tout dernier parcours avec SFN Zenith – ses larmes en zone mixte en disaient long sur sa déception et sa tristesse. Pas de barrage non plus pour Martin Fuchs, empêché par le vertical placé à l’entrée du triple en 5, l’Espagnol Sergio Alvarez Moya avec Carlo 273 (neuf points), ou encore les Allemands Christian Ahlmann et Daniel Deusser avec Taloubet Z (quatre) et First Class van Eeckelghem (quatre). Skelton, premier double sans-fautes de cette seconde manche, est rapidement suivi par Steve Guerdat, le cheikh Ali ben Khaled al-Thani, Kent Farrington, Peder Fredricson et Éric Lamaze, et ainsi se dessinait le barrage de l’épreuve individuelle. Tenant du difficile rôle d’ouvreur, Nick Skelton parvient à présenter un barrage exemplaire sur un Big Star remarquable. Le champion olympique en titre, Steve Guerdat, fait quant à lui preuve de malchance et affiche quatre points en sortie de piste après une barre inexplicable de son fidèle Nino des Buissonnets sur le premier obstacle, une faute que le chronomètre pourtant rapide ne suffira pas à rattraper. Le Qatari Ali ben Khaled al-Thani sort de piste avec deux fautes au compteur sur Devision et finit ainsi sixième. Même score pour Kent Farrington qui parvient à surpasser le chronomètre de son adversaire, se classant ainsi cinquième de ces jeux. Avant dernier partant, Peder Fredricson signe le second triple sans-faute de la journée avec un H&M All In de Vinck toujours aussi volontaire, mais au chronomètre inférieur à celui du leader provisoire. Éric Lamaze est le dernier partant à menacer le sacre olympique de Skelton. Chevauchant une Fine Lady 5 pourtant toujours aussi fraiche et déterminée, le Canadien se voit pénalisé de quatre points suite à une barre à terre sur l’avant-dernier obstacle, lui valant tout-de-même une médaille de bronze. De quoi conforter le nouveau champion dans son choix de ne pas remiser bottes et cravache à tout jamais, malgré les mésaventures qui ont, somme toute, forgé le métal qui fait les vainqueurs.

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