Samedi 23 octobre - 22h34 | AnneClaireL

Mister Davier et Julien Epaillard persistent et signent

On vous avait déjà parlé de ce couple il y a quelque temps, à l’occasion de leurs jolies performances de Gijon. [Julien Epaillard] et [Mister Davier] ne nous ont pas fait mentir et continuent de prouver leur valeur. Après deux victoires au CSI 3* de Moorsele, les voici qui prennent une deuxième place dans l’épreuve qualificative du Grand Prix d’Oslo, puis qui terminent leur premier Grand Prix Coupe du monde avec quatre points sur le dernier obstacle, et une douzième place. Des résultats encourageants. Julien Epaillard a confié à Grand Prix Replay ses impressions.


 
 
 
Grand Prix Replay : Etes-vous satisfait de votre première Coupe du monde avec Mister Davier ?

 
Julien Epaillard : Oui, c’est plutôt pas mal. En fait, on a une bonne progression cette année. J’ai commencé avec Mister Davier en cours d’année, et il a fallu un peu de temps pour se mettre bien avec lui. On a commencé à avoir les premiers bons résultats à Gijon, puis aux Masters Pro à Fontainebleau. Après, j’ai décidé d’aller à Moorsele pour le premier indoor, en trois étoiles, où j’ai gagné deux épreuves. J’ai donc choisi d’aller après à Oslo. Je suis très content du comportement du cheval sur cette première Coupe du monde. C’est un très bon début.

 
Grand Prix Replay : Quelles sont les qualités de Mister Davier ?

 
Julien Epaillard : C’est un cheval incroyable. Il donne tout ce qu’il a. C’est un battant, il est respectueux, il a beaucoup de moyens et est agréable à monter. Mister Davier a un style atypique, qui est compensé par sa grande volonté. Il fait tout pour être sans-faute. Mister Davier a beaucoup de sang, il est plein d’énergie et j’aime ce genre de chevaux.

 
Grand Prix Replay : Comment s’est formé votre couple ?

 
Julien Epaillard : Christophe et Florence Rauline ont acheté le cheval à ses trois ans. Ils l’ont débuté en concours à 4 et 5 ans. Puis, Gilbert Doerr l’a monté jusqu’à ses 9 ans. Il a gagné deux Grands Prix nationaux. Mais ce n’était pas facile qu’il accède aux compétitions quatre et cinq étoiles. Comme j’étais mieux situé dans la ranking list mondiale et que j’avais donc accès à ces concours, les propriétaires ont décidé avec Gilbert de me confier le cheval. Ils me l’ont amené pour que je l’essaie et ça s’est très bien passé. Gilbert m’a ensuite donné de nombreux conseils, sur le type d’embouchures à utiliser, sur la façon de le monter. J’ai ainsi gagné du temps.

 
Grand Prix Replay : Quels sont vos objectifs avec Mister Davier ?

 
Julien Epaillard : Là, je vais participer au concours d’Helsinki, et si ça se passe bien, j’aimerais poursuivre la Coupe du monde et tenter une qualification pour la finale. Laurent Elias aime beaucoup le cheval, la preuve est qu’il m’a appelé deux fois pour courir les Coupes des nations (Hickstead et Gijon) et qu’il m’a donc proposé ces deux premières étapes Coupe du monde. Suivant les performances, on avisera pour la suite. Outre cet objectif en Coupe du monde, j’aimerais aussi préparer les championnats d’Europe, qui auront lieu l’an prochain. La route est encore longue, on en est pas là, mais je pense que le cheval a les capacités pour ça, il est bien en extérieur. Alors pourquoi pas être dans l’équipe première des championnats d’Europe ?! En attendant, j’aimerais réintégrer le Top 30, ce qui permet de pouvoir bien choisir ses concours. Il me manque encore un deuxième cheval de Grand Prix pour viser le Top 10, mais j’ai Latina du Pitray qui va bien et qui devrait pouvoir épauler Mister Davier, ainsi que deux autres chevaux qui arrivent derrière. Je souhaite bien gérer le planning de Mister Davier, lui réserver des temps de repos.

 
 
Propos recueillis par ACL.

À lire également...

Réagissez