’’Il faut vraiment se battre pour être dans les premiers’’, Guillaume Foutrier

Crédit : Sportfot

Mardi 04 octobre - 14h26 | Salim Ejnaini

’’Il faut vraiment se battre pour être dans les premiers’’, Guillaume Foutrier

Auteur d’une belle saison 2016, Guillaume Foutrier poursuit sa route. Depuis une semaine, il arpente le Maroc pour le Morocco Royal Tour, à l’occasion duquel il représentera la France pour la première fois en Coupe des nations au CSIO 3*-W de Rabat. Alors qu’il participera là à l’un des derniers concours extérieurs de la saison, le Nordiste a accepté de faire le point sur les mois écoulés et sur ses objectifs pour GrandPrix-Replay.

Grand Prix Replay : Vous avez déroulé une très belle saison jusqu’ici. Quel regard portez-vous dessus ?
Guillaume Foutrier : J’ai débuté avec des chevaux qui n’avaient pas beaucoup d’expérience, étant donné que nous avions vendu Sparco de Virton en fin d’année. J’ai donc commencé sur de petits niveaux, en allant plusieurs fois à Oliva en début d’année, ce qui a permis de donner un peu de métier à mes chevaux. Je commence aujourd’hui à profiter du travail qui a été mis en place ce début d’année. J’ai aussi eu la chance de faire les CSI de Knokke, Mâcon et Valence, qui sont trois concours qui ont fait passer un second cap à mes chevaux, puis maintenant le Morocco Royal Tour qui est vraiment dans la continuité, avec un super programme. C’est une chance de pouvoir faire ces concours-là, cela nous donne la possibilité de faire évoluer les chevaux autrement, et plus vite.
 
GPR : Vous êtes en ce moment entre Tétouan et Rabat à l’occasion du Morroco Royal Tour. Comment s’est passé la première étape, à Tétouan ?
G. F. : Tétouan présente un cadre très agréable, avec une bonne qualité de sol, et un très bon accueil. Tout est fait pour que cela se passe au mieux. Il y a une vraie concurrence, les épreuves sont courues très rapidement, et c’est un bon point, puisque c’est la concurrence qui fait progresser. Quand on est cinquième, on essaye de voir comment passer troisième ou deuxième, puis de monter vers le haut du classement. Il faut vraiment se battre pour être dans les premiers. J’avais l’impression d’avoir couru un peu trop vite mon épreuve de samedi par rapport à la jeunesse d’Isperado, ce qui me coûte deux fautes en fin de parcours sur la seconde manche, mais j’ai fini cinquième au final. Je crois que le cheval et moi avons réfléchi entre temps. Dimanche, j’ai choisi d’aborder le barrage d’une manière un peu différente de la veille, ce qui nous a classé deuxièmes. Cela a été productif, finalement. J’ai essayé de garder Brentano d’Amaury un peu frais pour le Grand Prix, notamment à cause de la chaleur de Tétouan, ce qui fait qu’il fait deux barres sur l’épreuve, mais rien de grave.
 
GPR : Comment abordez-vous la suite du MRT et, notamment, la Coupe des nations qui arrive ?
G. F. : Malheureusement, je ne suis pas sans-faute dans le Grand Prix de Tétouan, et, comme souvent, je crois que la première faute a entrainé la deuxième, mais ça ne me met pas de doute particulier pour la Coupe des Nations de Rabat. Je vais essayer d’avoir un cheval disponible, de profiter de la première épreuve pour bien le remettre en route, puis de prendre les choses comme elles viennent. Pour le reste, tout se passe très bien, le cadre de Rabat est encore plus spacieux que Tétouan, ce qui va être plus agréable pour les chevaux. Cela promet d’être un concours sympathique, avec un enjeu intéressant et nouveau défi pour moi.
 
GPR : Est-ce un objectif pour vous de porter la veste de l’équipe de France ?
G. F. : Oui, je pense que c’est quelque chose dont tout le monde peut avoir envie, et c’est surtout quelque chose qui me ferait plaisir. Comme d’habitude, ce sont les résultats et l’évolution des chevaux qui font que les opportunités se présentent, ou ne se présentent pas. Brentano n’a commencé les Grands Prix qu’au mois d’avril, donc les acquis sont encore un peu tendres, mais c’est une chance de pouvoir continuer à évoluer, en utilisant ces trois concours-là pour perfectionner le dressage des chevaux. Je pense que la formule de trois concours, qui intègrent une coupe des nations, est autant formatrice pour les cavaliers que pour les chevaux.
 
GPR : Qu’en est-il de votre piquet de chevaux ?
G. F. : Mes trois principaux chevaux en ce moment sont Tampa Alia, Brentano et Isperado van het Wingerd, c’est avec eux que je fais des épreuves autour de 1,45m. Mais j’ai quelques autres chevaux prometteurs à la maison, dont quelques-uns qui prendront huit ans l’an prochain avec lesquels je compte débuter à ce moment-là.
 
GPR : La vente d’Urzo d’Iso va-t-elle changer beaucoup de choses pour la suite de la saison ?
G. F. : C’est vrai que c’est un très bon cheval, qui aurait pu s’ajouter à ce piquet de chevaux. Il appartenait au propriétaire de Brentano et de Tampa (Jean-Baptiste Gallen, ndlr), et sa vente permet aussi de pérenniser l’association et de continuer avec le reste des chevaux et avec ce propriétaire-là. C’est donc un mal pour un bien, finalement. Cela permet de gérer un capital d’ensemble, pour que mon propriétaire s’y retrouve dans une gestion globale.
 
GPR : Quels sont vos projets pour cet hiver ?
G. F. : Côté indoor, je sais que je vais pouvoir faire celui de Paris en décembre. Pour le reste, j’essaye de voir les choses par étape. Le CSI 3* d’el-Jadida me permettra de voir dans un premier temps comment se comportent les chevaux, j’y verrai plus clair à ce moment-là. Je vais malgré tout garder en tête l’objectif de la saison prochaine, pour ne pas être dans l’excès cet hiver, sachant que nous avons quand-même fait une saison conséquente cette année.

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