Zenith n'a pas trouvé preneur

Crédit : Scoopdyga

Jeudi 22 septembre - 10h32 | Johanna Zilberstein

Zenith n'a pas trouvé preneur

Hier, la fin de la vente aux enchères des effectifs SFN aurait dû sceller la vente de SFN Zenith, champion du monde et d'Europe en titre sous la selle du Néerlandais Jeroen Dubbeldam. Mais il n'en a finalement rien été. Déçus par les offres qu'ils ont jugées trop basses, les actionnaires de SFN ont préféré placer la dernière enchère et garder le cheval... Pour le moment.

S'il y en a un qui a fait parler de lui ces dernières années, c'est bien Zenith. Champion du monde à Caen en 2014, champion d'Europe à Aix-la-Chapelle en 2015 et encore tout à fait remarquable aux Jeux olympiques de Rio cet été, Zenith n'a pourtant pas emballé les enchères. Proposé à la vente par SFN, le fond d'investissement néerlandais, le hongre a été la proie des enchères pendant une semaine, jusqu'à hier soir, peu après 16h. Mais seules cinq offres ont été déposées, toutes hier. Finalement, c'est sur la dernière offre à 850.000 euros hors-taxe que le fils de Rash R, âgé de douze ans, a été adjugé... Mais pas vendu ! En effet, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, Jacob Melissen, fondateur de SFN, a révélé que cette dernière enchère, à plus d'un million d'euros TTC, avait été déposé par SFN lui-même. "Le prix attendu pour le cheval, décidé à l'avance avec des experts, n'est pas en accord avec les offres", a-t-il expliqué. "C'est pour cela que nous avons racheté le cheval." 
Déçus, les investisseurs de SFN vont donc maintenant tenter de vendre le hongre bai par "voie privée". Comprenez, par leurs propres moyens. Une chose est sûre, en ce qui concerne Zenith, cette vente est donc un échec... Prévisible. Car si la folie des ventes aux enchères semble avoir gagné les propriétaires de chevaux qui évoluent au plus haut niveau, ces ventes ne se terminent pas, la grande majorité du temps, comme ils l'avaient espéré. Certes, en 2014, la vente des effectifs Eurocommerce avait permis à Rabobank de toucher une très belle somme grâce à la vente de London, adjugé 8,6 millions d'euros HT. Mais depuis, chacune de ces ventes s'est soldée par un échec, comme l'a encore montré la vente d'Armitages Boy, finalement retiré des enchères après que le prix de réserve n'avait pas été atteint et envoyé en Belgique, chez Stephex, afin d'être commercialisé. Pour Zenith, les chances que les montants s'envolent étaient faibles, tant le cheval est aussi délicat que talentueux...
Néanmoins, les actionnaires SFN peuvent tout de même se consoler avec les autres chevaux mis à la vente en même temps que le crack de Jeroen Dubbeldam. SFN Aquila, jusqu'alors monture de tête de Wout-Jan van der Schans, a été vendu à un cavalier tricolore pour la somme de 750.000€ (780.000 € frais compris). Le jeune SFN Ferrari, lui, a été vendu en Belgique pour 165.000€, tandis que Djumpsina va rejoindre les écuries de Jos Lansink, qui l'a acquise pour 90.000€. Elona Blue a été acheté par SFN II, qui prendra la suite de SFN. Seul Chuck Blue n'a pas trouvé preneur.

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