2017, l’année des douze CSI 5* en France !

Le château de Versailles accueillera en 2017 un CSI 5*.
Crédit : Crédit Photo Académie équestre

Mardi 06 septembre - 19h41 | Marie de Pellegars-Malhortie

2017, l’année des douze CSI 5* en France !

La réunion de calendrier des dates de concours de saut d’obstacles internationaux a eu lieu hier à Paris à l’invitation de la Fédération française d’équitation. En 2017, la France accueillera douze CSI 5* grâce à l’ajout d’une étoile au CSI de Valence mais surtout à l’arrivée d’un nouveau né dans le circuit, le CSI 5* de Versailles. Rien ne semble pouvoir entraver le développement des sports équestres français.  

Troisième fédération la plus puissante de l’Hexagone en nombre de licenciés, la FFE voit depuis quelques années un développement sans précédent de manifestations d’envergure, aptes à promouvoir au mieux les sports équestres. Cette année, le haut niveau sera sur les devants de la scène puisque, douze week-ends durant, les pontes du saut d’obstacles se donneront rendez-vous en France.
Comme chaque année, l’étape Coupe du monde du CSI 5*-W de Bordeaux ouvrira le bal du 2 au 5 février. Ensuite, du 17 au 19 mars, la verrière du Grand Palais accueillera le traditionnel Saut Hermès en parallèle duquel, cette année encore, les cavaliers de moins de vingt-cinq ans participeront aux prestigieux Talents Hermès.
Mi-mai, le mythique Officiel de France, également connu sous le nom de CSIO 5* de La Baule, sera à nouveau l’hôte d’une étape de la Division 1 européenne du circuit Coupe des nations et du Grand Prix de France. Une semaine plus tôt, du 4 au 7 mai, on devrait célébrer l’arrivée du dernier né du circuit, le CSI 5* de… Versailles! Ce projet est porté par une équipe réunie autour de Gérard Manzinali, déjà aux commandes de l’association Chantilly Jumping. Contrairement au rendez-vous cantilien, ce nouveau sommet versaillais ne devrait pas intégrer le circuit du Global Champions Tour. La piste en sable sera installée pour l’occasion au cœur de l’Académie de spectacle équestre.
«Lorsque nous organisons des événements dans des endroits tels que Chantilly et qu’une opportunité telle que celle de s’implanter dans un environnement prestigieux comme Versailles se présente, on ne peut la refuser. Nous réussissons à organiser avec succès Chantilly chaque année et nous nous sommes dit: pourquoi pas deux, et puis peut-être trois par la suite… Nous ne nous interdisons rien. En ce qui concerne le programme, les épreuves seront très bien dotées et toutes compteront pour le classement mondial. Nous espérons donc avoir le meilleur plateau possible de cavaliers. Ce CSI 5* n’intègrera pas le circuit du Global Champions Tour. Nous sommes déjà en charge de celle de Chantilly et nous avons eu envie de faire autre chose, sur une piste en sable plus petite représentant un véritable écrin. Pour le public, à Versailles, l’entrée sera payante», détaille Gérard Manzinali. 
 

Valence poursuit sa croissance !

Menacé en raison du divorce d’Athina Onassis et Alvaro de Miranda, le CSI 5* de Saint-Tropez serait finalement maintenu, mais passerait en 2017 sous le pavillon de Jan Tops. Cette compétition se tiendra du 1er au 4 juin, tout juste une semaine avant l’autre grand rendez-vous de la côte d’Azur, le CSI 5* de Cannes, également étape du GCT. Toujours sous la houlette de ce circuit, le Paris Eiffel Jumping organisé par Virginie Coupérie devrait retrouver le Champ-de-Mars fin juin ou début juillet. De la même manière, le Jumping de Chantilly, avancé cette année à la fin du mois de mai, retrouvera sa date en juillet et se courra le week-end de la Fête Nationale.
Pas de changement pour le CSI 5* de Dinard qui se tiendra pour la troisième année consécutive le dernier week-end de juillet sur le terrain du Val Porée. De son côté, le Jumping de Valence gagne une étoile et s’étendra désormais sur deux week-ends de compétition. Le premier, du 17 au 20 août, sera le théâtre d’un premier CSI 5* ainsi que d’un CSI 2*. La semaine suivante, un CSI 3* et un CSI 2* seront organisés.
Le haras des Grillons, à Valence, ne cesse de se développer depuis le lancement de son premier concours il y a seulement deux ans. La croissance de ce rendez-vous a été exponentielle. Après un CSI 3* couronné de succès en 2015 et un premier CSI 4* tout aussi réussi cette année, comme promis, les équipes de Sadri Fegaier vont donc faire entrer la Drôme dans le grand bain en 2017! Pour ne rien gâcher, la dotation devrait atteindre un très haut niveau.
La seconde étape française de la Ligue d’Europe de l’Ouest de la Coupe du monde aura lieu le premier week-end de novembre dans le cadre d’Equita, le Salon du cheval organisé à Lyon dans les vastes halls d’Eurexpo. Enfin, le bal des CSI tricolores s’achèvera par le Longines Paris Masters, organisée du 1er au 3 décembre dans le hall 5b du Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte.
 
 

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  • Yuli Kaa - le 08/09

    c'est dommage car cela éparpille les meilleurs cavaliers/ chevaux sur les différents grands prix! Regardez ce weekend, il y a quatre 5* en même temps! Voir Calgary sans Ben Maher, sans Beerbaum, sans J.Whitaker, sans Bengtsson... c'est quand même dommage! Et que dire du plateau de Lausanne? Un 5* par semaine, pour la médiatisation de notre sport, ce serait bien mieux. Quitte à développer les 4* qui donnent plus leur chance aux jeunes cavaliers, aux chevaux encore un peu vert ou aux outsiders.

  • Dounut - le 07/09

    Je suis d'accord sur le principe d'augmenter les dotations, mais quel intérêt si cela se fait comme sur les étapes du GCT ou les chevaux doivent aligner 3 tours dans la journée pour prétendre à la victoire ? Limiter le nombre de 5* me semble utopique (d'autant qu'il faut mondialiser notre sport si on veut le voir rester au programme des JO), mais homogénéiser les formats d'épreuves (parcours barrage) cela doit être faisable non ? Nous ne sommes hélas pas des têtes pensantes de la FEI cher Muybien29 !

  • muybien29 - le 07/09

    C'est ça qui s'appelle bien gérer une saison : http://www.grandprix-replay.com/new/7061/pas-de-repos-pour-bintang- ? Et malheureusement ce n'est pas le seul cheval. ET vous avez beau essayer de bien gérer, si vous n'avez qu'un ou deux chevaux capables de faire du 5*, rien que pour grimper dans les classements, les chevaux coureront! C'est le cas de Rahotep, Quenelle et bien d'autres! Evidemment sur le papier c'est une bonne idée, mais je persiste il y a trop de concours 5* et il vaudrait mieux augmenter les dotations!

  • Kate 59 - le 07/09

    Il y a déjà plus de 52 CSI 5***** dans l'année.....en avoir plus en France permettra de faire moins de km à "nos pauvres chevaux" et comme l'a dit Dounut , cela permettra à plus de Français de pouvoir concourir dans des concours prestigieux , donc , c'est une bonne chose qu'il y ai plus de 5* en France.....

  • Dounut - le 07/09

    Il appartient aux cavaliers de gérer la saison de compétition de leur piquet de chevaux. Les organisateurs ne sont pas responsables ! En national (amateur et pro) vous pouvez aussi faire du concours toute l'année chaque weekend sans pause désormais, mais ce n'est pas pour autant que les cavaliers de ce niveau font 52 weekend de concours par an. La multiplication des CSI 5* en France a ce côté positif qu'elle donne accès aux cavaliers français hors du top 30 mondial la possibilité de se confronter à l'élite du CSO, étant donné qu'il y a des places réservées aux cavaliers du pays hôtes. C'est une vraie chance pour ne font pas partie de l'équipe 1, composée grosso modo de 6 à 7 cavaliers (en cherchant bien déjà) !

  • muybien29 - le 06/09

    Franchement, je trouve que c'est du n'importe quoi! C'est la preuve qu'à aucun moment on prend en compte le bien-être de l'animal! Il faut toujours et toujours plus les solliciter! Il n'y a déjà plus de pause hivernale! Pourquoi ne pas augmenter les dotations plutôt?