Jump Five réduit sa collaboration avec Jean-Maurice Bonneau

A priori, on verra moins souvent Jean-Maurice Bonneau aux côtés de Kevin Staut et Patrice Delaveau.
Crédit : Sportfot

Lundi 05 septembre - 13h00 | Sébastien Roullier

Jump Five réduit sa collaboration avec Jean-Maurice Bonneau

Permanente depuis dix mois, la collaboration entre Jean-Maurice Bonneau et Jump Five, la structure associant le haras des Coudrettes, Patrice Delaveau et Kevin Staut, se poursuivra à un rythme moins soutenu. L’ancien sélectionneur national du Brésil et de la France interviendra désormais de manière ponctuelle en fonction des besoins des cavaliers et d’objectifs ciblés.

Depuis quelques jours, le travail mené par Jean-Maurice Bonneau au service de Jump Five, la structure économique associant le haras des Coudrettes, Patrice Delaveau et Kevin Staut, se poursuit de manière plus ponctuelle. Début novembre 2015, juste après la rupture par la Fédération brésilienne de son contrat d’entraîneur et de sélectionneur national, le technicien vendéen avait rejoint Jump Five en qualité de coach de l’ensemble de la structure, et surtout de Kevin Staut et Patrice Delaveau, ses deux cavaliers d’élite. Même si aucun contrat d’exclusivité n’avait été conclu entre les deux parties, Jean-Maurice Bonneau suivait les deux hommes dans quasiment tous les concours avec pour objectif principal de briller aux Jeux olympiques de Rio.
Même si Patrice Delaveau n’a finalement pas pu prendre part à l’épopée brésilienne, son crack Orient Express*HDC ayant tardé à retrouver son tout meilleur niveau, Kevin Staut a grandement contribué à la médaille d’or de la France à Deodoro au mérite d’un double sans-faute décisif avec Rêveur de Hurtebise*HDC dans l’épreuve par équipes, avant de terminer vingt-deuxième de la finale individuelle. La collaboration entre les deux pilotes normands et l’ancien patron des "Vestes bleues", également coach à Rio de Philippe Rozier, s’est donc avérée fructueuse, ce dont les deux parties se sont d’ailleurs félicitées.
Cependant, au retour des JO, Jean-Maurice Bonneau et le haras des Coudrettes d’Armand et Emmanuèle Perron-Pette n’ont pas trouvé d’accord financier leur permettant de prolonger leur collaboration de manière permanente. "Nous ne remettons nullement en cause les qualités techniques et humaines de Jean-Maurice, mais notre structure a un budget à respecter. Les conditions posées par Jean-Maurice se sont avérées trop élevées pour que nous puissions poursuivre ce travail de manière permanente. Aussi, il reste notre technicien et coach référent, mais il interviendra de manière plus ponctuelle, soit à la maison en cas de besoins de nos deux cavaliers pour leurs chevaux, soit en concours pour atteindre nos objectifs vis-à-vis d’échéances ciblées. Tout cela se fera aussi en fonction de son emploi du temps", indique Emmanuèle Perron-Pette.

"Je crois avoir rempli mon contrat", Jean-Maurice Bonneau

De son côté, le Vendéen, également coach privé de nombreux autres cavaliers français dont Laurent Guillet, Ronan Lerat, Benjamin Robert, Frédéric Busquet, Philippe Léoni et Philippe Rozier, prend acte de cette décision. "J’aurais aimé continuer sur le même rythme, mais l’essentiel reste la réussite de Kevin et Patrice en piste. Je crois avoir rempli mon contrat avec eux. S’ils ont besoin de moi, je serai là pour eux comme je le serai pour les autres cavaliers qui font ou feront appel à moi. Ces ajustements de contrats et d’emplois du temps font partie du travail d’un entraîneur privé. La vie continue."
Fin septembre, lors du prochain CSIO 5* de Barcelone, hôte de la finale mondiale du circuit des Coupes des nations, Jean-Maurice Bonneau devrait donc accompagner Philippe Rozier, mais plus Kevin Staut. Emmanuèle Perron-Pette estime que l’aventure brésilienne, marquée par de nombreux soubresauts et finalement par une splendide médaille d’or, a eu le don de resserrer l’équipe de France autour de Philippe Guerdat, son sélectionneur. "Philippe est un homme d’une grande qualité, et notamment d’une très grande sincérité. Son travail a permis à la France d’être médaillée d’or à Rio. J’ai le sentiment que ces JO ont rapproché tous les cavaliers et membres du staff. Cela ne signifie pas que l’on n’aura plus jamais besoin d’un coache privé, mais j’accorde toute ma confiance à notre sélectionneur national pour aider Kevin et Patrice à obtenir les meilleures performances."

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