Para-dressage, des cavaliers unis pour les Jeux

L'équipe de para-dressage au complet !
Crédit : Salim Ejnaini

Mercredi 31 août - 17h55 | Salim Ejnaini

Para-dressage, des cavaliers unis pour les Jeux

Ce matin s’est tenue la conférence de presse de l’équipe de France de para-dressage, au coeur des installations de la Garde Républicaine, à Saint-Germain en Laye. Et si la France n’a raisonnablement que peu de chances d’espérer une médaille par équipes, les quatre cavaliers n’en sont pas moins unis, et prêts à présenter ensemble le meilleur d’eux-mêmes.

DES PROFILS VARIÉS

C’est par des encouragements enthousiastes de Serge Lecomte, Président de la Fédération française d’équitation, que s’est ouverte la présentation officielle de l’équipe de France de para-dressage qui embarquera ce vendredi pour les installations olympiques de Rio. "Vous êtes le fer de lance du rapprochement entre équitation et handicap", a-t-il expliqué. "Ce lien est de plus en plus pris en compte par les diverses institutions du cheval, et ce développement est à encourager. Nous vous remercions pour votre implication." a-t-il conclu, à l’attention des athlètes répartis dans trois grades de compétition.

Une équipe de France, choisie par le sélectionneur et entraîneur Philippe Célérier, partira bien à Rio. Thibault Stoclin montera Uniek, propriété de l’association Handi Equi Compet en grade 1A et Céline Gerny sellera Flint, propriété de sa coéquipière Louise Studer sur le grade 1B. Cette dernière sera elle en selle sur sa jument Esmeralda Tanz, épaulée par José Letartre et Swing Royal*ENE-HN, tous deux en grade 3. Et si la première sélection avait annoncé un couple réserviste il y a quelques semaines, le règlement paralympique ne permet pas à une cinquième cartouche d’être du voyage pour l’échéance paralympique. La cavalière de grade 4 Nathalie Bizet et Allisca soutiendront donc leurs coéquipiers à neuf mille kilomètres de distance.

DES ESPOIRS RAISONNABLES

"En toute lucidité, l’objectif que nous visons est le top 8 par équipes", a expliqué Fanny Delaval, chef d’équipe. "Les derniers résultats obtenus d’abord en Italie, au CPEDI de Somma Lombardo, et en Allemagne, au CPEDI de Überherrn, sont très satisfaisants quand à nos choix de sélections, mais nous démontrent aussi que des nations occupent la tête du tableau. Nous espérons qualifier tous nos cavaliers en individuel pour la Libre du dernier jour, ce qui signifie que chacun doit figurer dans les sept premiers cavaliers de son grade." Les objectifs globaux restés inchangés depuis les Jeux paralympiques de Londres en 2012, où la France avait terminé à la neuvième place.

COHÉSION ET UNITÉ

Les leçons ont été retenues depuis Londres, avec la mise en place d’un réel parcours de préparation, étape par étape. Les athlètes de l’équipe ont tous bénéficié de conseils d’un expert de la préparation mentale. Ainsi, le capitaine Philippe Célérier, entraîneur national, a lui aussi dû ajuster sa pédagogie pour chaque dresseur. Dans ce même esprit, les cavaliers s'entraident les-uns-les-autres, à l’image de José letartre, en passe de signer sa cinquième participation paralympique et toujours volontaire pour épauler son coéquipier Thibault Stoclin. Ainsi, bien que tous conscients de l’ampleur de l’adversité, chacun espère, au nom du sport, voir ses efforts couronnés de succès.

Mais, "Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué", comme aime à le rappeler José Letartre !

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