Dans l'oeil de Jean-Marc Nicolas : ’’C'est la consécration d'une icône !’’

Crédit : Sportfot

Vendredi 19 août - 21h57 | Johanna Zilberstein

Dans l'oeil de Jean-Marc Nicolas : ’’C'est la consécration d'une icône !’’

Chaque soir, un expert analyse pour GrandPrix-Replay la compétition aux Jeux olympiques de Rio. En saut d’obstacles, c’est Jean-Marc Nicolas qui partage son expertise. Ce vendredi, il revient sur la finale individuelle, les performances des Bleus et, bien sûr, sur le sacre de Nick Skelton.

Les parcours des deux manches
’’J'ai trouvé les parcours extraordinaires ! Le chef de piste, que je ne connaissais pas, a fait un excellent travail, allant crescendo pour finalement ne se retrouver qu'avec les meilleurs au barrage. La première manche était plutôt à la portée de tous, c’est pourquoi nous avons eu treize sans-faute. En deuxième manche, nous avons vu une grosse différence, pour finalement se retrouver avec six couples au barrage.’’
 
Nick Skelton, la consécration
’’Nick Skelton est une légende, au même titre qu’un John Whitaker. À Londres, Nick était avait manqué la médaille de très peu. Quand il est entré en piste au barrage, je savais qu’il allait mettre le feu ! D’ailleurs, il a poussé les autres à la faute en les faisant démarrer très vite. C’est ce qui a perdu Steve Guerdat, par exemple. Son triomphe est également la récompense d’une bonne préparation. Nick a tout fait pour préserver Big Star. Ainsi, à La Baule, après une bonne Coupe des nations, il a fait le choix de ne pas s’élancer dans le Grand Prix. Avant, il l’avait tranquillement préparé au Winter Equestrian Festival de Wellington en l’amenant progressivement à haut niveau. Et un cheval bien préparé ajouté à la classe et au talent de Nick, ça donne un couple champion olympique ! Big Star n’a pas été nommé ainsi pour rien ! C’est vraiment la consécration d’une icône. Je ne crois pas que l'on trouve beaucoup de sportifs sacrés champions olympiques à cinquante-neuf ans !’’
 
Un beau podium
’’Sur le podium, il y a vraiment trois excellents couples. Peder Fredricson, médaillé d’argent, n’est pas loin de Nick. Cette médaille est la récompense de sa belle régularité et de sa précision. Il a également un excellent cheval, surement l’un des meilleurs du monde. Quant à Éric Lamaze, il a pu compter sur une très bonne jument qui a eu les derniers moyens qui lui ont permis de signer un excellent barrage. La faute qu’elle fait est une faute de risque, pas une faute de moyens. Éric est vraiment un cavalier extraordinaire. Aujourd’hui, il aurait eu Hickstead, il aurait été champion olympique.
 
Les Français peuvent être fiers de leurs JO
’’Philippe a fait d’excellents Jeux olympiques. Dommage qu’il y ait encore eu une faute sur la rivière, qui l’a pénalisé. Kevin a fait un premier tour fantastique puis un second tour fabuleux ! J’ai tout de même eu l’impression que Rêveur était peut-être – je dis bien peut-être – à bout de jarrets dans le double. Quant à Roger-Yves Bost, il a fait un premier tour merveilleux. Dans le second, il sort un peu loin du triple. Sydney était peut-être un peu fatiguée, peut-être qu’elle a manqué un peu de force aussi. Mais ce qu’ils ont fait ensemble était fabuleux. Pas sûr qu’il y a six mois, Bosty pensait pouvoir faire un si bon résultat aux Jeux olympiques !
Après tout ce que l’équipe de France a traversé ces derniers jours, la prestation de tous les cavaliers est fabuleuse.’’
 
Les déceptions
’’C’est très dommage pour Steve Guerdat, passé tout près du doublé. C’est également dommage pour Jeroen Dubbeldam. Cette pénalité pour deux centièmes… Ce n’est tellement rien. À ce niveau, c’est une histoire de chance, et ce n’était pas son jour.
Mon vrai regret concerne Pénélope. Elle aurait vraiment été une sacrée chance individuelle pour la France. Peut-être que Simon aurait également pu avoir sa place sur le podium.’

À lire également...

Réagissez