''Il y avait quelque chose à jouer'', Philippe Rozier

Philippe Rozier et Rahotep de Toscane ont une nouvelle fois surpris et brillé à Deodoro.
Crédit : Scoopdyga

Vendredi 19 août - 16h55 | À Rio, par Yeelen Ravier

''Il y avait quelque chose à jouer'', Philippe Rozier

Philippe Rozier et Rahotep de Toscane n'ont décidément rien à envier à leurs concurrents. Le duo français vient de boucler sa première manche de la finale individuelle avec une petite faute sur la rivière, tout comme le premier jour, avec une aisance très surprenante.

Premier des trois Français qualifiés pour cette première manche de finale individuelle, Philippe Rozier a continué de montrer toute l'étendue du talent de Rahotep de Toscane. Le gris n'a pas touché une seule barre, écopant de quatre points sur cette maudite rivière, tout comme le premier jour. Le Francilien est évidemment très heureux de son tour, même s'il regrette cette faute. "Rahotep est aussi frais qu'au premier jour !", commence-t-il. "Il ne force pas, il est dans le même tempo que tous les jours derniers. Je m'étais dit que peut-être qu'aujourd'hui, ça allait tirer un peu, mais non, il me bluffe ! Aujourd'hui, il aurait pu être fatigué, je l'aurais caressé quand même parce qu'il a déjà fait son travail. Je suis déjà champion olympique ! C'est déjà magnifique. 

Je suis heureux et un tout petit peu déçu tout de même. Je fais les Jeux olympiques sans faire de barre pour l'instant... J'ai toutes mes chances en individuel. Quand je vois le parcours que je viens de sauter, j'ai toutes mes chances ! Par contre, la rivière va me coûter très cher. Il n'a jamais fauté à la rivière de sa vie avant ça je crois. Sauf ici ! J'espère que la seconde manche va être plus grosse parce que franchement, on en a sous le capot ! Il y avait vraiment quelque chose à jouer pour nous. Je vois que même les sans-faute sont un peu tirés à l'arrache. Et moi, j'ai pas ce sentiment du tout sur mon cheval ! 

Honnêtement, nous n'avons pas vraiment tant savouré et fait la fête pour notre médaille d'or parce qu'il faut rester concentré. Nous avons tous toutes nos chances en individuel. J'ai beaucoup de monde qui me soutient de France, et qui me disent tous que j'ai une chance. Quand c'est la quatre centième personne qui te dit ça, tu commences à y réfléchir ! À Bois-Le-Roi, ils ont déjà tout cassé, chez mon frère Gilles. C'est le village des irréductibles à Bois-Le-Roi ! Avec mon père, nous ne nous parlons pas beaucoup. Nous nous comprenons bien juste avec le regard. Autant avec la presse, on se lâche bien, autant entre nous, beaucoup moins. Nous nous connaissons par coeur. Ce sont juste quelques mots."

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