Ils ne peuvent déjà plus rêver de médaille

Crédit : Scoopdyga

Mercredi 17 août - 12h54 | Salim Ejnaini et Johanna Zilberstein

Ils ne peuvent déjà plus rêver de médaille

En arrivant à Rio, quelques cavaliers, après avoir signé une formidable saison, rêvaient de médaille olympique. Mais une fois en piste, les choses ne se sont pas passées au mieux pour certains des meilleurs couples de la planète, qui ont dû renoncer un peu trop tôt à une breloque, par équipes ou individuelles. Retour sur les cavaliers qui ont dû composer avec une terrible désillusion.

Beezie Madden (États-Unis)
Habituée des podiums lors des plus grands championnats, Beezie Madden a pourtant été écartée de la compétition individuelle hier, à l’issue de la première manche de la finale par équipes. Avec Cortes C, l’Américaine a ainsi écopé d’une faute dimanche, avant de fauter à nouveau deux fois hier. Il n’en fallait pas plus pour priver la médaillée de bronze des Jeux olympiques de Pékin en 2008 d’une nouvelle chance de médaille olympique.
 
Greg Patrick Broderick (Irlande)
Greg Patrick Broderick était LE cavalier qui ne devait pas se louper à Rio. Préféré à Bertram Allen et Cian O’Connor par Robert Splaine, l’Irlandais devait impérativement être brillant pour se monter à la hauteur de ses prédécesseurs et notamment de Cian O’Connor, qui a ramené une médaille d’or d’Athènes en 2004 (retirée depuis pour une histoire de dopage) et une médaille de bronze de Londres en 2012. Malheureusement pour lui et pour son excellentissime MHS Going Global, les deux premières manches qualificatives se sont soldées par un parcours à huit points puis un parcours à cinq points… Et une cinquantième place, synonyme de fin de partie.
 
Abdelkebir Ouaddar (Maroc)
Tout premier cavalier marocain à participer aux Jeux olympiques, Kebir a quitté la compétition après la première manche par équipes suite à un score total de treize points de pénalité. Son fidèle Quickly de Kreisker avait déjà démontré que les rivières pouvaient lui être délicates lors des Jeux équestres mondiaux de Normandie en 2014, et s’est trouvé dans la même difficulté à deux reprises à Rio. Coqueluche du public, le couple marocain avait par ailleurs toutes ses chances de rivaliser avec l’élite mondiale en individuel.
 
John Whitaker (Grande-Bretagne)
Véritable légende vivante du jumping mondial, le Britannique John Whitaker, en selle sur Ornellaia, n’aura pourtant pas passer la frontière de la première manche par équipes, à l’instar de l’équipe de Grande-Bretagne. C’est en effet un surprenant score de vingt-trois points de pénalité, dont cinq fautes aux obstacles et trois points de temps dépassé, qui le priveront de ses chances d’un nouveau triomphe olympique.
 
Jur Vrieling (Pays-Bas)
Dès le départ, tout a mal commencé pour Jur Vrieling. Dimanche, il se fait ainsi éliminé après deux refus puis disqualifié dans la foulée de la compétition par équipes pour usage excessif des éperons, avant d’être réintégré. Mais hier, le scénario cauchemardesque se rejoue pour le cavalier du pourtant excellent Zirocco Blue (ex-Kamikaze des Forêts), qui refuse à nouveau à deux reprises. Déçu, le Néerlandais reste dans l’incompréhension de cette échéance manquée, alors que tout allait si bien pour le couple. ’’Jamais je ne suis allé courir avec championnat avec autant de confiance’’, a-t-il confié. ’’Zirocco semblait prêt pour ces JO, et jamais je n’aurais pensé que les choses puissent se dérouler de la sorte.’’
 
L’équipe ukrainienne
Arrivés confiants, les expérimentés cavaliers ukrainiens n’ont pourtant pas tardé à connaître de gros problèmes à Deodoro. Ainsi, dès dimanche, la compétition individuelle prend fin pour Cassio Rivetti et Fenrec Szentirmai, éliminés. De retour dans la compétition par équipes hier, Cassio Rivetti en prend à nouveau pour son grade, disqualifié pour usage excessif des éperons sur Fine Fleur du Marais. Décevant pour une équipe dont on attendait beaucoup mieux !

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