''Je pensais que nous étions bannis du podium'', Philippe Guerdat

Philippe Guerdat, habillé d'un joli chapeau, croit aux chances de médailles de la France.
Crédit : Scoopdyga

Mardi 16 août - 20h46 | À Rio, Sébastien Roullier et Yeelen Ravier

''Je pensais que nous étions bannis du podium'', Philippe Guerdat

À l'issue de la première manche par équipes des Jeux olympiques de Rio, la France pointe à la cinquième position avec un point. Philippe Guerdat, entraîneur des Vestes Bleues, tire un bilan évidemment positif de cette journée.

Philippe Rozier lançait la machine française avec quatre points, Kevin Staut signait ensuite le sans-faute, avant que Roger-Yves Bost sorte avec un point de temps et que Pénélope boucle le zéro attendu. Avec seulement un point de temps au compteur, qui pourrait cependant devenir décisif demain, la France est sur de bons rails. "Le point de temps de Bosty, c'est important parce que, comme je dis tout le temps, c'est une faute ! Cela nous met derrière tous les autres, qui en sont à zéro. D'habitude, nous sommes toujours, ou presque, en tête après la première manche et nous ne passons pas la deuxième. Si nous arrivons à mettre la pression sur les autres, c'est toujours possible de décrocher une médaille ! Ce sera plus difficile."

Après les déconvenues de certaines équipes favorites, notamment les refus de VDL Zirocco Blue et Jur Vrieling et les barres de Beezie Madden, les équipes en tête ne sont pas infaillibles. "Ludger n'a pas encore sorti de sans-faute depuis le début. Si les trois autres allemands ne font pas comme aujourd'hui, il va falloir le sortir pour rester devant... En tout cas, les chevaux sautent très bien et nous n'avons pas fait tomber de barre. Nous verrons demain ce que feront Nino (la monture de Steve Guerdat, ndlr), et les Brésiliens, qui ont créé la surprise quand même ! Demain, je pense que quelques chevaux, qui étaient restés très frais aujourd'hui, vont baisser de pied. C'est sûr que nous, cela nous arrange un petit peu. 

Le parcours était celui d'une première manche de Coupe des nations. Pour l'instant, il y a dix doubles sans-faute. C'est à peu près ce qu'il y avait à Londres. Je ne pense pas qu'il y ait de différence. Après, beaucoup de chevaux ont été pénalisés à cause de l'eau. Pas mal de chevaux ne sautent pas très bien la rivière. Nous savons tous qu'ils parlent de l'enlever un jour mais bon. Je ne vais pas dire qu'elle a été trop juge de paix, nous sommes dans un championnat quand même ! Il faut arriver à sauter cet obstacle. 

Pour le parcours de Philippe, je pense qu'il est venu un peu directement après l'oxer. Nous avions dit aux autres de bien s'écarter après mais il avait peur de se retrouver trop loin. Finalement, cela a été trop court. Après, nous ne pouvons pas non plus demander à notre cinquième à la base d'assurer le sans-faute comme un leader. Je trouve qu'il a déjà très bien fait jusqu'à maintenant. Le cheval saute de manière magnifique, il est bien capable de signer le sans-faute demain ! 

Nous allons remettre nos compteurs à zéro ce soir et débriefer toute à l'heure. Je pense qu'ils vont retourner au village olympique directement pour se reposer et manger de bonne heure. Après tout ce qu'il s'est passé, je pensais que nous étions bannis du podium. Là, je me dis que la France va enfin tourner de notre côté ! Je touche du bois."

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