''Tout peut arriver'', Roger-Yves Bost

Roger-Yves Bost et Sydney Une Prince ont relevé leur premier défi olympique.
Crédit : Scoopdyga

Dimanche 14 août - 21h35 | À Rio, Yeelen Ravier

''Tout peut arriver'', Roger-Yves Bost

Troisième sur quatre à fouler la piste du stade de Deodoro, Roger-Yves Bost a, cet après-midi, continué le joli travail de Philippe Rozier et Kevin Staut. Le Barbizonnais a bouclé un superbe sans-faute aux rênes de sa Sydney Une Prince.

Heureux, Roger-Yves Bost l'était en sortie de piste cet après-midi. Après les déconvenues de la semaine, les Français n'ont pas démérité, les deux premiers signant un sans-faute puis un tour à quatre points. Le doyen a également franchi la ligne d'arrivée sans pénalité avec sa jeune Sydney Une Prince, volontaire et bien en forme. "Mon tour était pas mal ! Sydney était à l'aise, je n'ai pas senti avoir de sursis. Elle sauté les combinaisons de manière magnifique, tout comme la rivière.", s'exprime-t-il une fois descendu. "Pour l'instant ça va, nous tenons le coup ! Concernant le dernier double et la rivière, qui ont engendré pas mal de fautes, j'avais prévu mon plan pour les aborder. Je suis arrivé un poil trop doucement sur la rivière à mon goût mais elle était quand même vingt centimètres au-dessus ! J'ai dû mettre un peu plus de train. Pour le double, j'avais décidé de faire huit foulées, et comme Sydney a une grande action, c'est bien passé. 

Hier, Sydney était un petit peu chaude mais ça allait.  Elle était bien au paddock, elle n'y a pas touché une barre ! C'est une jument très respectueuse donc ça marche bien. Mais il ne faut rien lâcher, le plus dur reste à faire. Nous avons eu des jours un petit peu durs mais ça va mieux maintenant. Les chevaux ont tous l'air en forme, même celui de Philippe sautait magnifique ! Il nous manque Ryan évidemment, mais c'est le sport. On pense à Simon. Nous sommes là pour nous battre !

Beaucoup de bons chevaux ont regardé la dernière ligne à la fin mais je pense que c'est parce qu'après l'obstacle numéro neuf, ils ne respirent plus. Ils sautent la rivière, le mur puis la palanque, et ils sont un peu en apnée. Le choix entre sept et huit foulées peut avoir surpris quelques chevaux. Personne ne pensait que l'on pouvait le sauter en sept foulées ce double ! Le parcours est assez classique comme ceux que l'on a dans les concours normaux. Il est assez progressif et bien construit. La rivière est peut-être un petit peu large pour un premier jour. Il y a eu beaucoup de fautes dessus. Les chevaux sont préparés, les chandeliers sont massifs, et la pression qui est bien là. Le public met bien la pression et cela peut gêner quelques cavaliers !

Quand l'épreuve a commencé, je suis allé dormir. Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit, j'étais un peu enrhumé. Je suis guéri, ça y est ! Quand les gens ont reconnu, tout le monde a dit que le parcours était facile, et je leur avais dit de faire attention au double.

Il va normalement faire assez chaud demain. Nous allons venir monter le matin à la fraîche. Je vais la remonter le soir aussi. Il va falloir les décrasser un peu, même s'ils n'ont pas fait beaucoup d'efforts aujourd'hui. En tout cas, commencer par un sans-faute est bien. Elle a très bien sauté et n'avait pas sauté depuis le CSI 3* de Knokke où nous avions fait des petites épreuves. Si nous avions fait douze points, nous serions moins confiants. Tout peut arriver !" 
Et le Barbizonnais ne croyait pas si bien dire, l'équipe de France essuyant la chute de Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa juste après...

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