''Je me suis éclaté !'', Philippe Rozier

Philippe Rozier lance l'équipe de la meilleure des manières !
Crédit : Scoopdyga

Dimanche 14 août - 16h26 | Propos recueillis à Rio par Yeelen Ravier

''Je me suis éclaté !'', Philippe Rozier

S'élançant en ouvreur de l'équipe de France, Philippe Rozier a fait  parfaitement démarrer les festivités. Franchissant la ligne d'arrivée sans aucune faute sur un Rahotep de Toscane très frais et bondissant, le Francilien a été exemplaire.

C'est avec un naturel sourire et le poing levé que Philippe Rozier a quitté le stade de Deodoro après son tout premier tour. Lançant l'équipe de France dans une excellente dynamique, après les précédents coups du sort, le Francilien est plus qu'heureux. "J'adore, je me suis éclaté !" commence-t-il. "Du premier obstacle au dernier, Rahotep a été vraiment extra. J'ai vraiment pris du plaisir en plus. D'habitude, je signe un sans-faute mais je suis tellement concentré que je me moins plaisir. Là, à chaque saut, j'en profitais ! Tout le monde me disait de faire attention au dernier double parce qu'il faisait beaucoup de fautes, et celui d'avant moi est tombé dessus. Sur l'oxer d'entrée, j'ai cru que j'allais m'envoler tellement il a monté le garrot, il m'a carrément déculassé ! Il a répondu à ma demande en mettant un sacré coup de dos. 
La rivière est assez subtile. Avec la plate-forme devant, les chevaux ne voient pas forcément que c'est une rivière. 

C'était important de bien lancer l'équipe et c'est pour ça que je voulais absolument partir en premier. J'ai insisté pour. Je sais que ce n'est pas très confortable pour les autres mais moi cela ne me dérange pas. Un parcours c'est un parcours, que tu passes au début ou à la fin ! Nous avions en plus eu un bon tirage. En plus, je n'aime pas attendre. Il faut que j'aille à chaque fois ! Nous avons eu une nuit difficile avec ce qu'il s'est passé pour Flora. Je ne connais pas beaucoup de cavaliers qui auraient fait ce que Pénélope et Kevin ont fait. Ils ont pris des mousses et les couvertures des chevaux et ont dormi par terre dans la clinique pour être à côté de Flora. C'est quelque chose que je découvre d'eux. Il n'y en a beaucoup qui le feraient. Et ce n'est pas du cinéma ! Je le dis en rigolant depuis deux jours, mais les Français, plus on est dans de mauvais draps meilleurs on est ! Nous avons eu notre dose. Cela nous rend plus forts. J'ai découvert Pénélope hier. Dans le bus, je l'ai sentie soulagée. Ce n'est pas quelqu'un qui s'exprime beaucoup mais nous avons vu qu'elle était soulagée. 

Il y a deux choses qui sont importantes. Je suis vraiment venu pour aider l'équipe à pieds. C'est la première chose pour laquelle j'ai accepté de venir en cinquième. Le réserviste est vraiment très important, pour soutenir les autres. Je n'aurais jamais accepté d'être cinquième si je ne sentais pas mon cheval prêt pour sauter ces épreuves. Ce n'est pas pour faire de la figuration. L'an dernier, on m'avait demandé si j'étais candidat pour les Europe, et j'avais répondu non parce que je sentais que je n'étais pas prêt et mon cheval non plus. Mentalement, je n'étais pas dans le coup. Après Knokke, Saint-Tropez, et Aix-la-Chapelle, je sentais qu'il était bien et prêt, donc j'ai dit oui."

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