''On s'en souviendra toute notre vie'', Roger-Yves Bost

Roger-Yves Bost va vivre sa deuxième olympiade.
Crédit : Scoopdyga

Jeudi 11 août - 12h14 | À Rio, Sébastien Roullier

''On s'en souviendra toute notre vie'', Roger-Yves Bost

Dans quelques jours, dimanche, Roger-Yves Bost prendra part aux deuxièmes Jeux olympiques de sa carrière, accompagné de sa jeune et talentueuse Sydney Une Prince. Arrivé au Brésil il y a un peu moins d'une semaine et rencontré au Club France, le doyen de la délégation française semble motivé pour décrocher du métal.

GrandPrix-Replay : La France a remporté il y a quelques heures sa première médaille d'or par équipes concours complet. Qu'en avez-vous pensé ?
Roger-Yves Bost :
 Les quatre étaient en superbe forme ! Remporter une médaille d'or c'était vraiment magnifique. C'était une équipe assez jeune mais avec des cavaliers techniquement très forts ! Ils ont bien monté, sans pression, et se sont tous battus. L'équipe était vraiment soudée, c'était une belle victoire. Nous l'avons vécu avec eux en plus parce que nous étions à côté des écuries. Nous avons eu le temps de regarder le cross et l'hippique avec eux. C'était la première fois qu'on les voyait si près.

GPR : Qu'avez-vous pensé des parcours construits pour le concours complet ?
R-Y.B. :
 Celui du cross était difficile. J'avais fait la reconnaissance entière et il était long. Il y avait beaucoup de dénivelé. C'était un beau parcours de cross, un vrai olympique, pas de la décoration ! Les deux tours de l'hippique étaient difficiles. Ils étaient assez longs. Le numéro trois, avec les barres rayées, était un juge en paix en première manche. Nous, nous y sommes habitués ! Les chevaux ont vraiment bien récupéré. Nous étions un peu étonnés de les voir si en forme, on avait l'impression qu'ils n'avaient pas couru le cross la veille ! C'est assez incroyable, et beau.

"Nous n'allons rien lâcher"

GPR : Qu'est-ce que cette médaille vous procure ? 
RY.B. :
Elle nous booste ! La France décroche sa première médaille d'or, j'espère que l'on va voir beaucoup d'équitation. En tout cas, nous sommes motivés et nous n'allons rien lâcher. 

GPR : Comment vous sentez-vous ?
RY.B. :
C'est un peu long, nous sommes arrivés assez tôt par rapport au début de la compétition. Nous allons peut-être ressauter quelques obstacles avant le début pour les détendre un peu. Ils vont être un peu frais. Pour l'instant, tout va bien, mais avec les chevaux on le sait, ils peuvent se blesser... (interview réalisée avant l'annonce du forfait de Hermès Ryan des Hayettes, ndlr) Nous espérons avoir une médaille. 

GPR : Comment va Sydney ?
RY.B. :
Elle est déchainée ! J'ai voulu la faire marcher au pas aujourd'hui, elle était au galop tout le long ! Elle avait envie de galoper. Les deux premiers jours elle était calme. Et aujourd'hui, après que je sois allé la faire marcher sur la piste, elle a entendu que ses copains du complet allaient commencer et elle est rentrée aux écuries au galop. Je la monte deux fois par jour, comme les autres, vers 7h30 et 13h. Cela nous occupe un peu !

"Ce sont des moments uniques"

GPR : Comment avez-vous vécu la cérémonie d'ouverture ?
RY.B. :
C'était magnifique. Je l'avais fait à Atlanta et c'est un moment important. On s'en souvient toute sa vie. C'est vrai que c'est un peu long par contre, surtout quand on est fatigué. Mais ce sont des moments uniques, c'était beau. Nous avons vu plein de monde.

GPR : Comment s'est passée votre voyage et celui des chevaux ?
RY.B. :
Les chevaux ont tous très bien voyagé, ils étaient en forme en arrivant. Les écuries sont vraiment bien. Les terrains sont bons, il y a pas mal de pistes pour pouvoir travailler, et le sol a l'air très bon. Et tout est assez centré, les sites ne sont pas loin les uns des autres. 

GPR : Votre nouvelle vie au Brésil, comme se passe-t-elle ?
RY.B. :
Les Brésiliens aiment la climatisation, il fait tout le temps 15 ou 20 degrés dans les navettes ! La vie ici est sympathique, il y a une piscine et j'ai le temps de courir. Et j'ai trouvé des chocolats ! La vie au village olympique est agréable. Ce sont des petites chambres et le restaurant n'est pas très loin. Comme ma chambre est proche de l'entrée, j'observe les gens qui rentrent ! C'est un spectacle, et c'est assez marrant de voir plein de nationalités différentes. En plus, je suis l'un des plus vieux des athlètes ! (Roger-Yves Bost est le doyen de toute la délégation française dans son ensemble, ndlr). Tout se passe bien. Ce qu'il faut pour nous, c'est vivre la compétition comme un CSI 5* normal. C'est un peu plus long mais c'est un peu pareil. La piste est de la même taille. Il y a un tout petit peu plus de concurrence  et il faut être bons !

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