''Nous ne pouvons pas faire de calculs'', Jan Bemelmans

Jan Bemelmans est bien décidé à rentrer dans les six meilleures équipes.
Crédit : Scoopdyga

Jeudi 11 août - 10h02 | À Rio, Yeelen Ravier

''Nous ne pouvons pas faire de calculs'', Jan Bemelmans

À l'issue de cette première journée de Grand Prix olympique de dressage au stade de Deodoro, l'équipe de France pointe à la dixième place. Ludovic Henry et Stéphanie Brieussel s'étant élancés aujourd'hui et écopant des moyennes de 69.214 % et 65.114 %, ce seront Pierre Volla et Karen Tebar qui prendront le départ demain. Jan Bemelmans, entraîneur de l'équipe, fait le bilan de la journée.

Dixième, et donc avant-dernière, au classement provisoire, l'équipe de France de dressage a réalisé une entrée en matière ni catastrophique ni incroyable. Ludovic Henry est sorti du rectangle su After You avec une moyenne bonne et régulière, tandis que Stéphanie Brieussel a légèrement manqué de chance, son Amorak étant très tendu, comme il peut lui arriver quelques fois. Jan Bemelmans s'avoue tout de même satisfait de sa journée. "Je suis content de la performance de Ludovic. Il est toujours autour des 70 %. S'il est sans faute, il est plutôt vers les 71, et s'il en fait, il se retrouve autour des 69. C'est ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi le cheval a écopé de ces fautes lors des changements de pieds, il était vraiment bien parti. Il a laissé tomber à la fin. Lors du dernier trot allongé, il a un peu trébuché. Je suis content du résultat.

Ensuite, Stéphanie était très en forme ! Amorak allait vraiment bien. Quand nous nous sommes levés, nous avons vu les nuages et le vent et nous nous sommes dit que ça allait être plus compliqué que prévu... Nous aurions préféré 40 degrés ! En fin de matinée, le temps avait l'air d'aller alors nous avons espéré que cela tiendrait. Au moment de la détente, il y avait deux pistes pour s'échauffer. Il y avait la maintenance des pistes à ce moment là en plus. Je ne cherche pas d'excuse mais ça, plus ça, plus ça, c'était beaucoup. Quand le cheval est rentré en piste, il était nerveux. Stéphanie voulait attendre que l'autre cheval sorte pour qu'Amorak n'entende pas tous les applaudissements des gens. Cela n'a pas été possible et l'horloge commence à tourner tôt. Pendant la reprise, il a crottinné pendant la transition du passage... C'est la vie !

"Les Allemands vont gagner"

Demain, il faut que Pierre fasse la reprise de sa vie, tout comme Karen. Nous sommes tout de même dans un bon état d'esprit. Nous vivons avec des hauts et des bas, c'est le sport ! Des fois, la chance est là, et des fois non. Je ne peux pas dire que nous n'avons pas eu de chance. J'ai des explications donc ce n'est pas vraiment une question de chance. Avec Pierre, nous avons vraiment bien travaillé. Les deux étaient bien aujourd'hui, en bonne forme. C'est la même chose pour Karen. Je trouve que Don Luis se porte très bien. Nous verrons demain et nous restons calmes. De toute manière, nous ne pouvons pas faire de calcul tout de suite. Sans Isabell Werth, Charlotte Dujardin et les autres de passés, nous ne pouvons pas savoir. Nous ferons les comptes après. Les Allemands ils vont gagner, normalement. Il y a toujours des risques, comme à Sydney quand Baloubet du Rouet a refusé l'obstacle lors de la dernière manche alors qu'il avait été premier toute la semaine. 

Concernant les installations, les écuries sont superbes."
, dit-il, avant de laisser la parole à Emmanuelle Schramm. "Les boxes sont très grands, profonds. Nous avons une douche pour nous, une sellerie. C'est aéré, joli et très confortable. Ce sont les meilleures conditions que nous n'ayons jamais eues en concours ! On ne se gêne pas. Mis à part la cantine, tout va bien! (rires) Plus sérieusement, je suis un peu déçue pour Stéphanie. Le cheval était vraiment en forme depuis que nous sommes arrivés. Nous étions tellement contents de l'avoir emmené, on se disait que cela le ferait. Nous connaissons son caractère et savons que c'est un joker, il y a un petit risque. S'il était bien, il pouvait dépasser les 70 %. Stéphanie doit être également très triste. Aux championnats d'Europe, nous avons vécu ce même gros coup de mou, et nous avons finalement réussi à nous qualifier, donc rien n'est perdu ! J'ai confiance en Pierre et Karen."

"Nous restons distincts"


Passant de l'euphorie de la médaille d'or de l'équipe de France à l'annonce du forfait de Hermès Ryan des Hayettes, la délégation française d'équitation a vécu des montagnes russes, qu'Emmanuelle Schramm arrive fort bien à gérer. "Nous essayons quand même de rester bien distincts. Par exemple hier, nous sommes restés avec eux pendant la compétition, mais repartis après. Nous ne pouvons pas nous dispercer, il faut rester concentrer."

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