’’Don Luis et moi sommes motivés à fond !’’, Karen Tebar

Crédit : Johanna Zilberstein

Mardi 02 août - 11h54 | Pauline Chevalier et Johanna Zilberstein

’’Don Luis et moi sommes motivés à fond !’’, Karen Tebar

Véritable pilier de l'équipe de France, Karen Tebar et Don Luis sont très attendus à Rio,où ils auront deux missions : tirer la France vers le haut dans la compétition par équipes et se glisser parmi les dix-huit meilleurs couples qui accéderont à la Reprise Libre en Musique. À quelques jours de l'échéance, la plus allemande des Françaises, rencontrée lors de la journée pré-olympique de Saint-Martin-de-Bréhal, a partagé son enthousiasme communicatif avec GrandPrix-Replay.

Elle le pilier sur lequel l’équipe de France peut compter. Karen Tebar pourrait ainsi vivre une magnifique édition des Jeux olympiques, cette année, à Rio. Elle qui se glissait déjà dans le top dix aux championnats d’Europe l’an passé avec le beau Don Luis pourrait bien rééditer l’exploit cette année, le couple étant en constant progrès. ’’Don Luis et moi sommes motivés à fond !’’, prévient-elle, comme toujours, avec le sourire. ’’Don Luis est un cheval fantastique qui fait sa deuxième année en Grand Prix. Nous nous connaissons par cœur ! Je ne tire pas mon plaisir seulement de la compétition. C’est aussi le fait d’être avec lui et d’évoluer ensemble au quotidien.’’
Car les Jeux olympiques, Karen Tebar connaît bien pour avoir pris part à ceux d’Athènes, en 2004, avec l’excellente Falada M. ’’La première fois que j’ai participé aux Jeux olympiques, c’était à Athènes’’, se souvient-elle. ’’J’ai appris quinze jours avant la compétition que j’étais sélectionnée et je me suis retrouvée là-bas très rapidement ! J’ai juste eu le temps de faire mes bagages et de mettre ma jument dans l’avion ! Mais c’est toujours la même joie, la même émotion de se dire que l’on va faire cette si fantastique compétition’’, se réjouit-elle. ’’Athènes m’a donné de l’expérience olympique et c’est important car les JO sont très différents des autres championnats. Il y a plein de choses qui se rajoutent, comme les problèmes de sécurité, la médiatisation et la pression, qui n’est pas la même non plus.’’ Leader de l’équipe de France donc, et également seul membre de l’équipe à avoir une expérience olympique, Karen Tebar préfère pour autant ne pas s’imposer, tout en restant au service de l’équipe. ’’Quand j’étais à Athènes, j’ai eu la chance d’avoir des conseils de Margit Otto-Crépin. Là, si mes coéquipiers veulent des conseils, je suis ouverte mais je ne suis pas le chef d’équipe, même si Jan Bemelmans dit que je suis la locomotive.’’
Si les dresseurs ont pris l’avion cette nuit pour le Brésil, les chevaux, eux, ne partiront qu’aujourd’hui après avoir embarqué dans un cargo de Liège, pour un voyage de près de douze heures. ’’Le voyage m’inquiète un peu mais je sais que ce sera tellement différent de celui pour Athènes ! En 2004, Falada avait pris un petit avion très bruyant. Là, c’est un transporteur expert qui connaît donc bien son travail qui va se charger de Don Luis. C’est un cheval bien dans sa tête, il devrait bien se comporter.’’ Une fois tout le monde là-bas, ça ne devrait être que du plaisir pour Karen Teba, qui entend bien en profiter. ’’Personnellement, je ne serai présente qu’avec ma groom et mon entraîneur. Je préfère que ma famille reste à la maison car de toute façon sur place, je ne serai pas vraiment disponible et ils verront mieux à la télévision’’, explique-t-elle. ’’Ce qui m’excite beaucoup, c’est que nous serons vraiment acteurs de ces Jeux olympiques puisque nous allons participer à la cérémonie d’ouverture et nous sommes logés dans le village olympique.’’

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