’’À Londres, nous avions mal estimé l'enjeu olympique’’, Kevin Staut

Crédit : Scoopdyga

Lundi 01 août - 16h41 | Yeelen Ravier et Johanna Zilberstein

’’À Londres, nous avions mal estimé l'enjeu olympique’’, Kevin Staut

Remonté à bloc après l’échec des Jeux olympiques de Londres, Kevin Staut compte bien offrir une belle performance à la France aux Jeux olympiques de Rio. Rencontré lors de la journée pré-olympique de Saint-Martin-de-Bréhal, le Normand fait le point sur les chances de l’équipe de France, sur la forme de Rêveur de Hurtebise*HDC, son cheval, et se réjouit de rejoindre bientôt le Brésil.

GrandPrix-Replay : Quel bilan tirez-vous de la saison extérieure écoulée avec Rêveur de Hurtebise*HDC ?
Kevin Staut : La saison extérieure de Rêveur a été plutôt courte. Après le CSI 5*-W de Bordeaux (début février, ndlr), nous avons décidé de lui laisser deux mois pour souffler. Je le monte depuis cinq saisons maintenant et nous avons eu l’occasion de courir beaucoup de championnats ensemble. Du coup, j’ai préféré miser sur son expérience, en essayant de gérer au mieux cette saison pré-olympique, afin de ne pas le mettre dans l’effort physique avant l’échéance. Rêveur a donc fait sa montée en puissance entre les CSIO 5* de La Baule, Rome et Rotterdam. Depuis Rotterdam (qui a eu lieu fin juin, ndlr), il fait surtout de l’entretien car c’est un cheval qui marche au moral. Il a ensuite fait un dernier concouors à Knokke, avant d’aller en stage de préparation en Normandie. Les Jeux olympiques arrivent assez tôt dans la saison, il a donc fallu tout gérer au mieux afin qu’il atteigne son pic de performance maintenant.
 
GPR : Comment abordez-vous ces Jeux olympiques, notamment après l’échec des JO de Londres ?
K. S. : Je suis archimotivé, d’autant plus après tout ce que nous avons mis en œuvre pour y arriver. En ce qui concerne l’équipe, nous sommes riches de la contre-performance des Jeux de Londres, où nous avions mal estimé l’enjeu olympique. Si nous nous faisons avoir cette année, ce ne sera surement pas sur le même sujet ! D’une manière générale, je suis confiant car Rêveur est un cheval sur lequel je peux compter et notre équipe possède deux couples phares, Simon sur Ryan et Pénélope sur Flora, qui vont nous porter.
 
GPR : Il y a deux semaines, vous aviez dû quitter le CHIO d’Aix-la-Chapelle à cause de maux de dos. Comment allez-vous ?
K. S. : J’ai quitté Aix-la-Chapelle surtout pour des histoires de gestion. Si j’aime ce concours qui est important pour moi, l’échéance de l’année reste Rio, et c’est pour cela que j’ai préféré me préserver. Grâce à l’Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP), j’ai pu passer des examens et bénéficier d’un suivi kinésithérapeute et ostéopathe avec de très bons médecins qui seront également à Rio, ce qui est important. À Aix, j’ai recommencé à avoir des douleurs que j’ai déjà ressenties, et la solution a été de les prendre à la base pour les soigner au mieux. Mais je suis heureux que ça me soit arrivé à Aix plutôt que la veille du départ pour Rio.
 
GPR : Qu’en est-il de la vie à Rio ? Allez-vous profiter de ces Jeux olympiques pour découvrir la ville ou d’autres sports ?
K. S. : À Londres, nous vivions hors de village olympique et nous étions donc un peu déconnectés de ce qu’il se passait. Là, c’est très différent puisque nous sommes au village et nous allons participer à la cérémonie d’ouverture. Tout cela va donner une dimension humaine à ces JO.
Quant aux autres disciplines, j’adore l’athlétisme et son épreuve reine, le 100m. J’espère pouvoir y aller mais je verrai en fonction de ce qui est réalisable.

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