Pierre Jonquères d'Oriola, plutôt deux fois qu'une!

Crédit : Collection Privée

Lundi 25 juillet - 16h09

Pierre Jonquères d'Oriola, plutôt deux fois qu'une!

À ​ce jour, le regretté Pierre Jonquères d’Oriola reste le seul cavalier de saut d’obstacles à avoir remporté deux médailles d’or individuelles aux Jeux olympiques. Ses deux exploits, la figure totémique des sports équestres français les a réussis à douze ans d’intervalle avec deux chevaux différents : Ali Baba, en 1952 à Helsinki, et Lutteur B, en 1964 à Tokyo. Deux ans plus tard, avec Pomone B, le Catalan était également devenu le premier champion du monde français.

Pierre Jonquères d’Oriola et les Jeux olympiques, c'est une grande histoire d'amour. En cinq éditions du grand rendez-vous quadriennal, de 1952 à 1968, le cavalier de Corneilla-del-Vercol a offert à la France deux médailles d'or individuelles, en 1952 et 1964, ainsi que deux médailles d'argent par équipes, en 1964 et 1968. Si la chanson dit que les histoires d'amour finissent mal, en général, elles peuvent aussi commencer par des déceptions. Présélectionné pour les JO de Londres en 1948, il arrive en retard au dernier stage de préparation après une nuit de fête et d'ivresse. Sur le parcours de sélection, il chute à deux reprises et se voit écarté, contraint de rester sur le banc des remplaçants. Pour le principal intéressé, cette évidence est plutôt due au fait qu'il fallait privilégier les militaires : ''Il leur fallait trois titulaires et, à cette époque, il était inconcevable d'envoyer aux Jeux une équipe composée de deux civils. Pierre de Maupeou d'Ablaiges et Max Fresson étant issus des rangs de l'Armée, il fallait donc choisir un seul civil entre Jean d'Orgeix et moi. D'Orgeix ayant réussi un sans-faute (lors dudit stage de préparation, ndlr), il était donc inconcevable d'envoyer aux Jeux un cavalier qui ne tenait pas en selle !'' 

La suite de ce portrait richement illustré est à lire dans le numéro hors série de juillet-août.

Abonnez-vous à Grand Prix Magazine ici
ou achetez le hors série juillet-août ici

 

À lire également...

Réagissez