''Nous allons vivre des moments incroyables'', Philippe Rozier

Philippe Rozier et Rahotep de Toscane au CSI 5* de Knokke début juillet, où le duo a brillé.
Crédit : Scoopdyga

Vendredi 22 juillet - 18h10 | Yeelen Ravier

''Nous allons vivre des moments incroyables'', Philippe Rozier

Signataire d'une saison extérieure relativement courte mais plus que satisfaisante, notamment une superbe Coupe des nations à Aix-la-Chapelle la semaine passée, Philippe Rozier a été désigné, en début de mois, réserviste olympique de l'équipe de France. Devant jongler avec la blessure de l'excellent Rahotep de Toscane cet hiver, le Francilien a su ramener son gris au meilleur de sa forme. À l'occasion de la journée pré-olympique à Saint-Martin de Bréhal, il dresse ainsi son bilan et l'abord des Jeux.

GrandPrix-Replay : Pouvez-vous dresser un bilan de votre saison extérieure avec Rahotep de Toscane ?
Philippe Rozier :
La saison extérieure a été plutôt courte puisque Rahotep a été arrêté après le CSI 5* de Lyon. Il a eu un début de tendinite donc il a eu une trêve hivernale pendant trois mois. Nous avons redémarré les concours au Portugal, au CSI 2* de Vilamoura, où nous avons sauté de petites épreuves. Ensuite, nous sommes allés au CSI 2* d'Anvers, en parallèle du Global Champions Tour, où nous avons fait des épreuves un peu plus grosses. Après il y a eu le CSI 3* du Touquet, qui nous a servi de préparation pour le CSIO 5* de La Baule qui se déroulait la semaine suivante. La Baule s'est bien passé et cela s'est enchaîné avec le CSIO 5* de Rome, le CSI 5* de Knokke et Aix-la-Chapelle.

GPR : Comment avez-vous senti le retour de Rahotep de Toscane, après une longue pause ?
P.R. :
Rahotep est très bien revenu de sa convalescence, et surtout très rapidement ! C'est au CSIO 5* de La Baule que je m'en suis vraiment rendu compte. Le sol de la piste était vraiment très collant et beaucoup de chevaux sautaient mal. Moi, je voyais que ça ne gênait absolument pas le cheval ! Ça m'a étonné d'ailleurs parce que je voyais tous les autres qui pataugeaient. Il était tellement content et heureux de sauter en concours qu'il s'en fichait. C'est ce qui fait que Philippe m'a demandé d'aller à Rome en tant que cinquième. Ce n'était pas prévu, j'étais censé aller à Chantilly le même week-end. Après, j'ai choisi de ne pas monter à Paris pour éventuellement aller au CSIO 5* de Rotterdam et courir une Coupe des nations, ce qui n'a pas été le cas. Du coup, j'ai changé mes plans et j'ai demandé à aller à Knokke. Ensuite, j'ai demandé à Philippe si je pouvais venir à Aix-la-Chapelle parce que je trouvais ça important de nous tester et nous mettre sur la hauteur, histoire de voir si nous avions une chance de figurer dans les cinq sélectionnés pour les Jeux olympiques. Cela m'a permis de monter une Coupe des nations, que je n'avais pas fait depuis treize ans. Comme ça, au cas où, j'ai toutes mes informations si l'on me demande de monter à Rio. 

"Je vais bien, parce que mon cheval va bien"

GPR : Quel va être le programme de Rahotep jusqu'aux Jeux olympiques ?
P.R. :
Je ne vais pas aller au CSI 3* de Knokke comme tout le monde cette semaine. Rahotep a déjà pas mal sauté ces dernières semaines. C'est le seul cheval qui va aux Jeux olympiques qui a sauté à Aix-la-Chapelle donc je trouvais que ce n'était pas raisonnable de le reprendre. En plus, il ne serait même pas rentré à la maison parce qu'Aix-la-Chapelle et Knokke c'est à côté. Je trouvais que c'était mieux pour lui de le ramener à Bois-le-Roi et d'aller faire une semaine de foret plutôt qu'être sous une tente en concours ! Au début, comme je n'étais pas d'être sélectionné pour les Jeux, le programme était Knokke, un week-end de repos, Aix-la-Chapelle, un week-end de repos puis Dinard. 

GPR : Comment abordez-vous ces Jeux ?
P.R. :
Moi, je vais très bien ! En fait, je vais bien parce que mon cheval va bien. C'est ce que je disais toute à l'heure, quand un cheval va bien, son cavalier aussi. Quand un cavalier n'a pas trop la forme, 70 % du temps c'est parce que son cheval ne l'a pas non plus ! J'ai toute la confiance en Rahotep, il est dans une forme terrible ! Je pense que cela a été un mal pour un bien le fait qu'il soit arrêté cet hiver. Sinon, il aurait sauté cet hiver comme tout le monde. Des fois, on fait souvent un ou deux concours en trop. Ça m'a servi pour arriver aujourd'hui avec un cheval très frais. Il n'a plus rien à prouver parce qu'il avait déjà fait des performances l'an dernier dans les CSI 5* de Madrid, Paris... L'important était que je le retrouve bien comme à cette époque.

G.P. : Concernant votre vie là-bas, allez-vous essayer d'aller voir d'autres disciplines, de faire un peu de tourisme ?
P.R. :
De toute façon moi, si je suis réserviste, je vais en profiter à 400 % ! Ce serait un peu stupide de ne pas le faire. Moi, j'ai déjà participé à quatre Jeux olympiques, et c'est incroyable. Il y a la cérémonie d'ouverture, le village olympique, on a l'occasion de croiser des gens que l'on ne croiserait peut-être plus jamais dans notre vie... On va vivre des moments incroyables en direct. Donc je vais bien profiter de cette expérience olympique !

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