Rio, un sacré voyage vers les Jeux olympiques !

Les équipes de France à Saint-Martin de Bréhal en début de semaine.
Crédit : FFE / PSV

Vendredi 22 juillet - 10h42 | Yeelen Ravier

Rio, un sacré voyage vers les Jeux olympiques !

Dans quinze jours, le coup d'envoi des Jeux olympiques de Rio de Janeiro sera donné. À un peu plus de 9.000 kilomètres de là, les équipes de France de saut d’obstacles, concours complet et dressage se préparent à faire le voyage, emmenant avec elles quinze chevaux. D’aujourd’hui au début de la compétition, retrouvez le programme des couples tricolores.

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Le centre hippique de Deodoro avant les travaux.
Crédit : FEI

Le programme des athlètes

Les cinq cavaliers de l’équipe de saut d’obstacles, Simon Delestre, Pénélope Leprevost, Kevin Staut, Roger-Yves Bost et Philippe Rozier, sont les seuls Tricolores à ne pas avoir clôturé leur saison. Ils sont, depuis hier, présents au CSI 3* de Knokke, en Belgique, avec leurs montures olympiques, pour une dernière préparation en piste. Sur des épreuves allant de 1,35m à 1,45m, les duos effectueront les derniers réglages. Ensuite, du 30 juillet au 4 août, tous les cinq se retrouveront en Normandie pour un stage de quatre jours, supervisé par l’entraîneur et sélectionneur national Philippe Guerdat. Les chevaux partiront alors en camion jusqu'à l'aéroport de Liège, avant de s'envoler pour Rio. Après six jours d’acclimatation, le 12 août, les montures passeront la visite vétérinaire, avant de démarrer la compétition.
Du côté du complet, les chevaux sont actuellement en stage à Saint-Martin de Bréhal. Séances de saut, promenades à la mer, reprises de dressage, les cinq duos répètent, encadrés par Michel Asseray, Serge Cornut et Thierry Touzaint. Les épreuves de complet étant les premières, les chevaux partiront au Brésil dans une dizaine de jours, le 30 juillet, avant de passer la visite vétérinaire le 5 août.
Pour les dresseurs, les concours sont terminés, le dernier en date étant le CSIO 5* de Rotterdam pour Karen Tebar et Ludovic Henry, et les championnats de France de Vierzon pour Stéphanie Brieussel et Pierre Volla. Un stage de préparation devait être prévu, mais a finalement été annulé, les couples étant assez rodés. Les montures s'envoleront le 2 août de Liège, la visite vétérinaire s'effectuant le 5.

Le règlement sanitaire pour les chevaux

Qui dit voyage Outre-Atlantique dit règlement sanitaire strict. En plus du suivi habituel des montures, des accords ont été passés entre les ministères nationaux. En France, la question a été réglée conjointement entre les ministères de l’Agriculture français et brésilien. ’’Il y a des exigences supplémentaires au niveau vétérinaire’’, explique Quentin Simonet, adjoint au chef de mission. ’’Il y a des analyses plus poussées sur les quatorze derniers jours, comme des tests sanguins. C'est une sorte de pré-quarantaine. Nous n'avons pas obligation de la faire sur un site unique, alors beaucoup la font dans leurs écuries.’’ À noter qu'à Rio, aucune quarantaine n'est imposée, et les vols en avion, à la charge du Comité olympique, seront réglementés. Un groom et un vétérinaire par équipes seront nommés pour faire le voyage aux côtés des chevaux, les autres les rejoignant sur place.

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Le village olympique qui accueillera sportifs et staffs.
Crédit : André Motta/Brasil 2016

La vie au village olympique

Contrairement aux Jeux de Londres, les cavaliers, ainsi que l'équipe d''entraînement, seront logés au village olympique de Barra, à trente minutes du stade Deodoro. Grooms et vétérinaires dormiront à proximité des boxes, tandis que les propriétaires et familles dormiront dans un hôtel de Copacabana, les nuitées étant prises en charge par la Fédération française d’équitation. ’’La fédération s'est engagée à réserver deux chambres par cheval’’, précise Quentin Simonet. ’’Nous avons visité l’hôtel. C'est compliqué car les références brésiliennes ne sont pas les mêmes qu'en France, surtout qu'avec les Jeux, les tarifs explosent ! Quant au village olympique, il vient d'être fini, nous avons vu des photos. Les bâtiments sont neufs et il y a des piscines en bas de chaque tour !’’. Ce choix de logement résulte aussi de potentiels risques, comme l'a avoué Sophie Dubourg, Directrice technique nationale. ’’Nous séjournerons au village olympique pour des questions sécuritaires, entre autres.’’

Limiter les risques


Autant économiquement, politiquement que sur le plan sanitaire, le Brésil vit des moments difficiles. La Fédération a évidemment pris des précautions, notamment par rapport au virus Zika. ’’Nous avons des sacs remplis de produits à moustiques !’’, plaisante Sophie Dubourg, avant d'ajouter sérieusement que la prévention est de rigueur. ’’Nous avons un staff médical pour nos équipes, présent 24h/24, plus celui du comité olympique. S’il y a le moindre problème, nous pouvons intervenir. La bonne nouvelle, c’est que ce sera l’hiver au Brésil : malgré les 30°C, il y aura moins de moustiques, ce qui est plutôt rassurant’’, rassure Quentin Simonet. Quant à la sécurité des athlètes, potentiellement menacée après le dramatique attentat de Nice et la découverte de risque d’attentats sur les délégations tricolores, le staff tricolore s’est évidemment penché sur la question. ’’Nous avons tous été touchés par les attentats. Bien sûr, nous les craignons. Il y a une insécurité certaine à Rio’’, analyse Sophie Dubourg. ’’Les consignes qui ont été données aux cavaliers sont de toujours rester ensemble et de ne pas quitter les voies olympiques, en tout cas pas seuls.’’

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