''Nous ne devrions pas avoir de surprise en arrivant aux Jeux'', Pénélope Leprevost

Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa, lauréates de trois Grands Prix 5*, partiront pour sûr à Rio.
Crédit : Scoopdyga

Mercredi 20 juillet - 14h45 | Yeelen Ravier

''Nous ne devrions pas avoir de surprise en arrivant aux Jeux'', Pénélope Leprevost

Collectionnant les doubles sans-faute en Coupe des nations, Pénélope Leprevost et Flora de Mariposa s'élanceront évidemment aux Jeux olympiques de Rio, dans quelques semaines. La meilleure cavalière du monde actuelle, accompagnée de l'exceptionnelle alezane, est dans la tête de tous les pronostics. À l'occasion de la journée pré-olympique à Saint-Martin de Bréhal, elle s'est confiée sur sa préparation à GrandPrix-Replay.

GrandPrix-Replay : Quel bilan tirez-vous de cette saison extérieure avec Flora de Mariposa ?
Pénélope Leprevost :
Très bon ! Flora a eu une pause cet hiver après le CSI 5* de Genève. Nous l'avons remis en route assez progressivement, donc j'ai fait un bon nombre de concours de préparation. Je sais que quand elle revient de pause, elle est toujours assez émotive et saute un peu trop haut, notamment les oxers dans les combinaisons ! Nous avons repris au Sunshine Tour, à Vejer de la Frontera. Dans le Grand Prix CSI 3* de la première semaine, nous avons fait un double sans-faute (terminant troisièmes, ndlr), et la deuxième nous avons fini avec quatre points, mais tout n'était pas encore au point. Par la suite nous sommes allées à Lanaken, où tout était beaucoup mieux (encore troisièmes du Grand Prix CSI 3*, ndlr). Nous avons recommencé les CSI 5* à Anvers, où elle était vraiment formidable (le couple gagne le Grand Prix, ndlr). La suite s'est bien goupillée. Les résultats étaient satisfaisants à La Baule, même si je trouve que je n'ai pas monté au mieux. Ensuite il y a eu Saint-Tropez, où nous avons terminé septièmes. Nous avons fait quatre points en première manche, notre tour n'était pas très bien. Au deuxième, Flora était vraiment mieux et nous avions signé un sans-faute. Enfin, nous sommes allées au CSIO 5* de Rotterdam où nous étions double sans-faute dans la Coupe des nations. Dans le Grand Prix, nous avons signé un bon sans-faute en première manche mais nous sommes tombées au barrage... Donc mis à part la chute, la préparation a été idéale ! 

GPR : Comment va Flora en ce moment ? Vous déclariez début juin avoir quelques soucis au galop à droite…
P. L. :
Nous avons parfois quelques soucis au galop à droite, mais ça ne date pas d'aujourd'hui, c'est plutôt lié à la taille des pistes. Quand elles sont assez petites, les défauts, raideurs ou contrariétés du côté droit ressortent. Tous les chevaux sont mieux d'un côté que de l'autre, comme nous qui sommes droitiers ou gauchers. Donc effectivement, plus la piste est petite, plus je m'en rends compte.

"Nous avons tous mûri"

GPR : Comment va se dérouler votre dernier mois de préparation ?
P.L. :
 Nous allons au CSI 3* de Knokke cette semaine pour faire notre dernière répétition et nous aurons un stage de préparation juste avant de partir. En ce moment, elle va très bien ! Je l'ai faite sauter ce matin à la maison avec Henri (Prudent, son coach), ça s'est très bien passé.

GPR : On a l’impression que tout l’équipe de France prend vraiment la mesure de l’échéance que représentent les Jeux olympiques. Ressentez-vous une différence par rapport aux Jeux de Londres ?
P.L. :
 Je pense que nous avons tous plus d'expérience depuis Londres. Nous avons tous mûri, vieilli. Nous n'avons pas de jeune couple engagé dans cette équipe, sauf peut-être Bosty et Sydney, mais Bosty a tellement d'expérience que ça compense ! Donc à priori, nous ne devrions pas avoir de surprise quand nous arriverons aux Jeux.

GPR : Concernant votre vie là-bas, allez-vous essayer d'aller voir d'autres disciplines, de faire un peu de tourisme ?
P.L. :
Oh oui, j'aimerais bien aller voir ce qu'il se passe ailleurs dans les autres sports ! Je pense que ça peut être une expérience incroyable d'être au sein du village olympique et de vivre parmi tous les autres athlètes. C'est vrai qu'à cause de notre discipline, nous sommes souvent un petit peu mis à l'écart, puisqu'il faut toujours des conditions d'accueil optimales pour les chevaux.

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