Dans les coulisses du Grand Parquet

Crédit : Fred Perrot/Grand Parquet

Jeudi 23 juin - 15h44 | Léa Errigo et Johanna Zilberstein

Dans les coulisses du Grand Parquet

S’il y a bien un terrain sollicité, c’est le Grand Parquet de Fontainebleau. Il faut dire qu’avec son magnifique terrain d’honneur en herbe, il fait rêver plus d’un cavalier. Lieu clé du sport en Île-de-France, il accueille plusieurs compétitions importantes du calendrier tricolore, du Master Pro à la Grande Semaine de l’élevage. Une performance qui n’est possible que grâce à l’équipe du Grand Parquet, qui s’active à la fin de chaque rendez-vous afin de recevoir le suivant dans les meilleures conditions possibles.

Lundi 23 mai. Au Grand Parquet, tous les participants de l’édition 2016 de Grand Prix Classic repartent après plusieurs jours de compétition hauts en couleurs et en sport. L’équipe du Grand Parquet de Fontainebleau s’affaire désormais sur les terrains. Objectif : faire peau neuve pour le prochain événement, le Master Pro, qui accueille chaque année les cavaliers Pro de l’Hexagone le temps de leurs championnats nationaux. Car les interventions ont lieu dès lors qu’un concours prend fin. ‘’Après un événement sur le Terrain d’Honneur et le Petit Parquet, nous avons une période d’une journée durant laquelle nous retondons le terrain puisque bien évidemment l’herbe continue de pousser même s’il y a un concours hippique. Ensuite, nous le balayons, comme sur un court un tennis. Nous balayons le terrain pour enlever tout le surplus et le gazon qui a été coupé, les crottins, la terre et le sable noir de Fontainebleau qui a tendance à remonter à la surface’’, explique Éric Dussollier, Directeur du prestigieux site. ‘’Après, il y a une période où nous ré-engazonnons le terrain. Il ne s’agit pas de mettre une poignée de gazon dans les trous, mais bien de ré-engazonner les 13.000 m2 d’un côté et les 8.000 m2 de l’autre, sur les deux terrains en herbe. Il y a plusieurs passes avec une machine, une ré-engazonneuse, ce qui prend deux bonnes journées d’intervention.’’ Il faut ainsi compter trois à quatre jours d’intervention après un concours. Après cette première étape, une deuxième phase commence, nécessitant trois jours d’intervention. ‘’Nous avons ensuite ressablé le terrain. Avant cela, nous avons décompacté le terrain et fait des petits puits pour qu’il puisse sécher plus vite. Nous avons décompacté le sol pour permettre au gazon de s’implanter et pousser.’’ 

Le travail se poursuit avant le début de chaque concours. ‘’Il faut tondre le terrain afin d’avoir une hauteur de gazon qui soit en adéquation avec les attentes des organisateurs et des cavaliers.’’ Au programme également, des actions pendant les concours afin de prévenir et d’anticiper le moindre problème car la météo fait souvent des siennes. ‘’Cette année, nous avons eu des périodes météorologiques compliquées, avec beaucoup de pluie, surtout début juin où en 48h, nous avons pris 120 millimètres d’eau. Et si l’on cumule sur presque un mois, nous étions arrivés à plus de 250 millimètres d’eau, ce qui est énorme.’’ Des facteurs que l’Homme ne peut maîtriser, et auxquels il faut s’adapter. ‘’Ça a été beaucoup de stress mais nous avons finalement trouvé le bon plan d’action’’, se réjouit Éric Dussolier, dont la principale victoire est de pouvoir accueillir sans encombre le Master Pro ce week-end, alors que des pluies diluviennes s’abattent sur la région depuis plusieurs jours.
Car, pendant quatre jours, les meilleurs cavaliers du pays vont s’affronter sur le Terrain d’honneur et les terrains alentours. Malgré l’eau, toutes les épreuves pourront avoir lieu dans les meilleures conditions. Un exploit rendu possible par le travail acharné d’une équipe aux petits soins pour ses terrains.

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