Scott Brash retrouve le trophée de Cannes

Scott Brash et Hello Forever ont remporté leur premier Grand Prix 5* ce soir à Cannes.
Crédit : Scoopdyga (archives)

Samedi 11 juin - 22h43 | À Cannes, Yeelen Ravier

Scott Brash retrouve le trophée de Cannes

Ce soir, la huitième étape du Global Champions Tour de Cannes a décerné sa coupe à Scott Brash. L'ancien numéro un mondial, qui avait décroché ce même Grand Prix 5* il y a deux ans sur Hello Sanctos, a été le meilleur aux rênes de Hello Forever. Edwina Tops-Alexander et Daniel Deusser ont dû s'avouer vaincus.

C'est à 17h30, sous les rayons du soleil, que le Grand Prix 5* de Cannes, final du week-end, a lancé son coup d'envoi. Le parcours, sous ses airs plutôt gros mais facile, n'a posé aucun problème au cavalier parti en ouvreur. Romain Duguet n'a pas démérité et n'a laissé paraître aucune difficulté, aux rênes de Twentytwo des Biches. Les autres parcours vierges de pénalité ont tardé à se faire applaudir. Premier Tricolore à se présenter, Philippe Rozier, accompagné d'Unpulsion de la Hart, a failli signer le score parfait mais a malencontreusement fauté sur le dernier vertical. Même score pour Fabrice Dumartin, qui a péché sur l'oxer numéro cinq, associé à Cannavaro. Excellente performance tout de même pour le couple, semblant très à l'aise, qui débutait dans un Grand Prix de ce niveau. Julien Epaillard et Quatrin de la Roque*LM, eux, ont écopé d'une barre de plus, mettant les entrées du double six, un vertical, et du triple, un large oxer, à terre. Malgré tout le talent du champion Rodrigo Pessoa, le score du Brésilien s'est alourdi à vingt-et-un points, Status faisant notamment tomber le vertical numéro quatre et le dernier. Plusieurs abandons se sont alors enchaînés. Abdullah Al Sharbatly, débutant un parcours peu serein, a fait chuter le vertical sept avec Tobalio, préférant ainsi se retirer. Jos Verlooy, associé à Sunshine, Lauren Hough sur Cornet 39, ainsi que le Français Robert Breul, ont jeté l'éponge, ce dernier accusant deux fautes dans le double avec Arsouille du Seigneur. Finalement, c'est Henrik von Eckermann, qui quittera les écuries de son mentor Ludger Beerbaum dans peu de temps, qui a relancé les zéro, aux rênes de la pétillante Gotha FRH. De plus en plus en phase, Jessica Springsteen et Cynar V ont imité le Suédois.
Denis Lynch a manqué de rejoindre ses camarades mais s'est laissé piéger par le chronomètre imparti de quatre vingt-et-une secondes. Edwina Tops-Alexander, en selle sur la bonne Lintea Tequila, a elle rempli le contrat. À sa suite, Gregory Wathelet et Citizenguard Taalex, possiblement en préparation pour les Jeux olympiques, ont également bouclé le score parfait. En duo depuis deux concours seulement, Daniel Deusser et Equita van't Zorgvliet, jument appartenant aux écuries Stephex mais montée par Jonna Ekberg, ont déroulé un très beau parcours. Scott Brash et Roger-Yves Bost ont complété le groupe des sans-faute. Règlement oblige, des parcours à quatre points ont été repêchés pour participer à la seconde manche pour atteindre les dix-huit qualifiés. Jane Richard Philips, Ben Maher, Laura Renwick, Olivier Philippaerts, Hans-Dieter Dreher et Bertram Allen, qui avaient une faute au compteur, se sont élancés sur le second tour. Christian Ahlmann sur Taloubet Z et Marcus Ehning avec Funyky Fred, fautant sur la palanque en milieu de triple, se sont également préparés pour un deuxième passage. Kevin Staut et For Joy van't Zorgvliet*HDC, qui ont accusé une faute malheureuse sur l'oxer deux, ont fait de même.

Quant aux autres Tricolores, Olivier Robert a écopé de deux fautes sur les combinaisons avec Quenelle du Py. Pénélope Leprevost, elle, a mis l'oxer sur bidet numéro douze à terre, malgré un bon comportement de Ratina d'la Rousserie, de retour en Grand Prix 5*.

Une seconde manche qui équilibre

Malgré dix-huit partants, dont huit sans-faute, seuls quatre duos sont parvenus à se qualifier pour le barrage final. Roger-Yves Bost a confirmé le tout bon talent de sa Sangria du Coty en n'effleurant aucune barre, pour le plus grand bonheur des spectateurs. Edwina Tops-Alexander a également bouclé le zéro, accompagnée de l'excellente Lintea Tequila. Créant quelque peu la surprise pour une première sortie en Grand Prix 5*, Daniel Deusser et Equita van't Zorgvliet ont rejoint leurs adversaires. Dernier à partir, Scott Brash s'est sorti sans encombre du tour, associé à Hello Forever.
À souligner. le très bon passage de Ben Maher. Le Britannique, en selle sur Untouched, ancienne monture de Nick Skelton avec un passage de derrière toujours très impressionnant, a signé le score parfait. Contre-performance en revanche pour Bertram Allen. L'Irlandais, accompagné de Romanov, a essuyé un refus sur le double numéro neuf après une reprise un peu trop forte. Déception égale pour Jessica Springsteen, qui a failli signer le tour parfait, mais a fait chuter l'ultime vertical avec Cynar V.

Scott Brash retrouve les sommets

Premier à partir, Roger-Yves Bost a tenté d'imposer un chronomètre de référence. Avec sa Sangria du Coty en pleine formation, le Barbizonnais a franchi la ligne d'arrivée en 40''52. Parti ensuite, Daniel Deusser a essayé de rattraper le temps de son adversaire et a bouclé son tour en 39''32. Excellente performance pour l'Allemand et sa nouvelle monture. Edwina Tops-Alexander et Lintea Tequila ont continué de faire monter la pression en signant la partition parfaite avec quelques dixièmes d'avance. Cela faisait des mois que l’Écossais n'avait pas remporté de Grand Prix 5*, le dernier remontant au fameux sacre du CSI 5* de Calgary, en septembre. Aux rênes de Hello Forever, l'ancien leader du sport a devancé largement ses concurrents, notamment grâce à une ligne allant de l'obstacle un au numéro deux très rapide et culottée. Après l'avoir déjà soulevé en 2014 avec Hello Sanctos, Scott Brash a une nouvelle fois brandi la coupe.
 

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