Les cinq raisons pour lesquelles Greg Patrick Broderick est le bon choix

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Jeudi 09 juin - 12h26 | Johanna Zilberstein

Les cinq raisons pour lesquelles Greg Patrick Broderick est le bon choix

Hier, Robert Splaine a tranché. C’est Greg Patrick Broderick qui aura l’honneur d’être le seul Irlandais en piste lors des épreuves de saut d’obstacles des Jeux olympiques de Rio. Si cette décision a créé la surprise, Bertram Allen et Cian O’Connor semblant courir la course à la sélection en tête, elle n’est pas si saugrenue. Revue des cinq bonnes raisons pour lesquelles Robert Splaine a misé sur le cavalier de MHS Going Global.

La décision a eu l’avantage de mettre fin aux luttes internes entre Bertram Allen, Cian O’Connor et Denis Lynch. Alors que les trois espéraient embarquer pour Rio après avoir été choisi par Robert Splaine pour occuper la seule place individuelle décrochée par l’Irlande, le choix du sélectionneur s’est finalement porté sur Greg Patrick Broderick. Véritable outsider, le cavalier de l’exceptionnel MHS Going Global n’est finalement pas un mauvais choix et pourrait même rapporter une médaille à l’Irlande. GrandPrix-Replay dresse la liste des cinq raisons pour lesquelles Robert Splaine a fait le bon choix.
 
1. Il est hyper fiable
Depuis qu’ils ont débuté les Coupes des nations sur le circuit de Division 1, en mai 2015, Greg Patrick Broderick et MHS Going Global n’ont jamais essuyé plus de quatre points de pénalité. Il y a un an au CSIO 5* de Lummen, le couple signe une première manche à quatre points puis un sans-faute. Même scénario quelques jours plus tard au CSIO 5* de La Baule. Lors de sa dernière Coupe des nations de l’année 2015, au CSIO 5* de Dublin, le couple signe cette fois-ci un double sans-faute, qui permet à l’équipe hôte de l’emporter. Pour sa première Coupe des nations de l’année à St Gall, le week-end dernier, Greg Patrick Broderick et MHS Going Global reviennent aussi en forme et signent le seul double sans-faute de l’équipe irlandaise. Le couple est donc plus efficace que Bertram Allen et Molly Malone, Cian O’Connor et Good Luck et Denis Lynch et All Star. De quoi rassurer Robert Splaine !
 
2. Il a su être prêt au bon moment
Si le CSIO 5* de St Gall était l’étape de sélection fixée par Robert Splaine, c’était aussi et surtout le premier concours au plus haut niveau de Greg Patrick Broderick et Going Global. Gentiment préparé sur de petites épreuves après une longue pause hivernale (lire plus bas), Going Global a su répondre présent en Suisse, seule compétition où on l’attendait. Loin d’un coup de chance dans la Coupe des nations, le bon hongre a réédité son double sans-faute dans le Grand Prix, frôlant le podium. Un sens du timing inégalé !
 
3. Il a mis fin à la guerre Allen/O’Connor/Lynch
Qu’on se le dise, Greg Patrick Broderick a ôté une belle épine du pied de Robert Splaine. Si Denis Lynch a semblé un peu à l’écart ces derniers-temps, la lutte était serrée entre Bertram Allen et Cian O’Connor. D’un côté, le jeune prodige qui a permis de décrocher la place de l’Irlande mais qui a craqué lors des derniers championnats d’Europe et sa jument qui semble manquer un peu de forme en ce moment. De l’autre, un cavalier expérimenté qui a ramené une médaille de bronze des derniers Jeux olympiques et qui dispose d’un incroyable cheval. Dilemme de taille pour le sélectionneur, qui a préféré trancher de manière nette en optant pour l’outsider Broderick, en forme et régulier.
 
4. Il ne s’attendait pas à être sélectionné
’’Plus plein d’espoir que confiant.’’ C’est en ces termes que Greg Patrick Broderick a décrit son état d’esprit quant à la course à la sélection olympique. Face à ses expérimentés concurrents, l’Irlandais ne se sentait pas forcément favori. Du coup, loin de la lutte au sommet entre les trois autres pilotes, qui n’ont rien lâché, enchaînant les compétitions, Greg Patrick Broderick a préparé son MHS Going Global tranquillement. D’abord, il lui a donné une longue pause hivernale, où le fils de Quidam Junior I n’a pas foulé un terrain de concours de septembre à mars. Ensuite, c’est sur de petites épreuves, allant de 1,25m à 1,45m, que le pilote a remis son cheval en route, avec des résultats plutôt concluants, malgré une élimination au CSI 2* de Reims, fin mai. C'est donc un cheval frais et qui ne sera pas sur-préparé qui va fouler la piste du stade de Deodoro.
 
5. Il représente l’Irlande mieux que personne
Greg Patrick Broderick, c’est LE cavalier irlandais par excellence. S’il participe aux plus beaux concours du monde depuis l’année dernière, c’est avant tout un formateur de jeunes chevaux hors-pair, reconnu sur l’île. À son palmarès, quatre participations aux championnats du monde Jeunes Chevaux de Lanaken et un titre obtenu avec Arrabhbeh Clover, cinq ans, qui évolue maintenant avec l’Autrichien Max Kühner. C’est d’ailleurs en Belgique que le pilote a repéré MHS Going Global, engagé dans le championnat du monde des sept ans et… ISH (Irish Sport Horse, cheval de sport irlandais dans la langue de Molière, un stud-book créé en Irlande) ! Bref, si ces deux-là étaient certainement fait pour s’entendre, ils étaient également fait pour briller sous les couleurs irlandaises.

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