Basile Rubio succède à Margaux Rocuet au sein de la Young Riders Academy

Crédit : Collection privée

Jeudi 19 mai - 16h04 | Léa Errigo et Johanna Zilberstein

Basile Rubio succède à Margaux Rocuet au sein de la Young Riders Academy

Chaque année, la Young Riders Academy permet à des jeunes cavaliers de recevoir une formation complète afin de préparer leur future carrière dans le haut niveau. Après Margaux Rocuet, seule Française de la promotion 2015, c’est au tour de Basile Rubio, vingt-deux ans, d’intégrer la prestigieuse formation.  

Les épreuves de sélection terminées, Sven Holmberg, Otto Becker, Jean-Maurice Bonneau, Dirk Demeersman et Emile Hendrix, le panel de juges de la Young Riders Academy, a annoncé les noms de douze cavaliers, âgés de dix-huit à vingt-trois ans, qui intègreront la promotion 2016 de la formation. Six cavaliers profiteront ainsi de la formation à plein temps : la Belge Cassandra Braeckmans, les Irlandais Jack Dodd et Eoin McMahon, le Norvégien Pål Flam, la Britannique Emma O’Dwyer et l’Allemande Laura Klaphake. Six autres cavaliers pourront quant à eux bénéficier de l’Educational Program, qui n’inclut pas les six mois de stage chez un cavalier. Il s’agit du Turc Derun Demirsoy, de la Suissesse Laetitia du Couëdic, de l’Irlandais Michael Duffy, de l’Italien Giampiero Garofalo, du Britannique Spencer Roe et du Français Basile Rubio.

La sélection s’est faite lors de concours ’’test’’, le Toscana Tour en Italie du 8 au 10 avril et le CSI de Redefin, du 29 avril au 1er mai, où les juges ont considéré les performances sportives sur des épreuves allant de 1,40m à 1,50m mais également le travail de détente et sur le plat. ’’Je suis vraiment ravi et fier !’’, avoue Basile Rubio, qui sera donc le seul Français de la nouvelle promotion, intégrant l’Educational Program puisqu’actuellement en poste dans une écurie à New York. ’’Je travaille à côté, je ne pouvais donc présenter que la partie Educational Program. Cette année, je ne participerai pas aux six mois de stage qui peuvent être mis en place dans le programme complet.’’
Désormais, l’emploi du temps de Basile va être chargé : ’’Tout d’abord, il y a aura les quatre sessions prévues durant lesquelles nous aurons tous des cours. Nous allons être mis en contact avec des acteurs importants de la filière du saut d’obstacles. Nous allons même pouvoir rencontrer certaines personnes de la Fédération équestre internationale. Grâce à Rolex (principal sponsor de la Young Riders Academy, ndlr), nous allons également pouvoir participer à de grands concours, du moins les CSI 5* dont Rolex est le sponsor (notamment les CSI de Genève, Aix-la-Chapelle, Calgary, ‘s-Hertogenbosch, et Dinard, ndlr). Ce sera l’occasion pour nous de prendre énormément d’expérience aux côtés des plus grands puisque ce sont des concours réservés aux trente meilleurs cavaliers du classement mondial. À court terme, toute la partie théorique est elle aussi très intéressante. Cela va nous permettre d’aborder les aspects juridiques et économiques mais également le management, le marketing et la communication. J’essaye également de voir plus loin. J’aimerais rencontrer et attirer des propriétaires afin de rejoindre le plus haut niveau et d’y rester.’’
Arrivé fin décembre à Wellington, en Floride, où il a passé l’hiver aux côtés de l’Irlandais Cian O’Connor, Basile Rubio a déjà une première expérience dans le haut niveau et sait comment fonctionne une écurie. ’’J’ai beaucoup appris sur le haut niveau et sur comment y parvenir car c’est très difficile lorsque l’on n’a pas énormément de moyens financiers pour investir dans des chevaux. Il a vraiment été juste avec moi, et honnête concernant la ligne de conduite à avoir afin d’atteindre le haut niveau et d’y rester. Avec lui, j’ai également vu comment faire vivre une écurie à travers le coaching des clients, l’achat et la revente de chevaux.’’
Malgré tout, il sait que la route est encore longue et que cette nouvelle expérience au sein de la Young Riders Academy peut beaucoup lui apporter. ’’J’attends beaucoup de cette année-là. J’espère que cela va marquer un tremplin dans mon ascension vers le haut niveau. Il faut saisir cette chance et se donner les moyens de réussir. Même si nous avons le support de cette académie, c’est à nous de nous démarquer.’’
 

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