Comme une victoire à domicile pour Abdelkebir Ouaddar au Grand Palais

Crédit : Scoopdyga

Dimanche 20 mars - 19h28 | Johanna Zilberstein

Comme une victoire à domicile pour Abdelkebir Ouaddar au Grand Palais

Ils l’ont fait. Abdelkebir Ouaddar et Quickly de Kreisker ont enlevé de manière magistrale le Grand Prix du Saut Hermès au Grand Palais, cet après-midi. Non seulement triomphant, le couple peut aussi se targuer d’avoir volé la vedette à l’excellent Scott Brash, sur Hello Forever, et au très rapide Christian Ahlmann, qui présentait Epleasure van’t Heike.

S’il y a un cavalier qui se sent chez lui en France, c’est bien Abdelkebir Ouaddar. Acclamé à chacune de ses apparitions, soutenu à chacun de ses sauts et applaudi à chacune de ses sorties de piste, le Marocain ne pouvait pas connaître plus beau triomphe que devant le public tricolore. C’est donc évidemment une splendide ovation que le cavalier du Roi Mohammed VI et son flamboyant Quickly de Kreisker ont récolté à la réception de l’ultime oxer, bouclant avec plus de deux secondes d’avance sur le leader, le Britannique Scott Brash sur Hello Forever. Pourtant, la victoire n’était pas jouée d’avance pour le couple.
Deux heures plus tôt, la Britannique Laura Renwick, ouvreuse de ce Grand Prix dominical avec Bintang II, fautait dès le vertical numéro cinq de ce parcours un peu délicat. Même punition pour le Colombien Carlos Lopez, qui courait son premier Grand Prix labellisé 5* avec Admara 2. Pour une première sortie, le couple fait une jolie démonstration, laissant présager de belle chose pour la suite. Les sans-faute ne tardent d’ailleurs pas à apparaître puisque le Néerlandais Maikel van der Vleuten, troisième au départ, offre le premier parcours parfait avec VDL Groep Arera C. Suivront quinze autres parcours sans encombre.
Pour l’Américaine Lucy Davis, en selle sur Barron, et la Suédoise Charlotte Mordasini, sur Tiny Toon Semilly, le rêve tourne court lorsqu’elles décident de jeter l’éponge. Ça ne passe pas non plus pour le Néerlandais Jeroen Dubbeldam, qui faute à deux reprises avec Camilo LS La Silla. Néanmoins, son parcours laisse présager de prochaines bonnes performances au plus haut niveau, avec ses deux étalons La Silla. Pour les Tricolores, ce concours ne restera pas dans les mémoires.

Un seul Tricolore au barrage

Une fois n’est pas coutume, Maikel van der Vleuten ouvre à nouveau les hostilités au barrage. Il faute sur la fin d’une longue galopade. Avec un chronomètre honorable, il prend une douzième place finale. Martin Fuchs, deuxième cavalier en piste, établit le premier chronomètre de référence avec un sans-faute en 42’’31 sur Clooney. Temps immédiatement abaissé par l’Allemand Christian Ahlmann sur Epleasure vant’ Heike (39’’47). Détrôner l’Allemand va d’ailleurs s’avérer compliqué. Le Britannique Michael Whitaker sur Viking, le Qatarien Bassem Hassan Mohammed sur The Toymaker, l’Italien Emanuele Gaudiano sur Caspar, l’Allemand Hans-Dieter Dreher sur Cool And Easy et le Suédois Henrik von Eckermann sur Yajamila, vont tous fauter en le poursuivant. L’Allemand Marcus Ehning, sur Prêt À Tout, ne commet aucune erreur mais manque de vitesse. Le Britannique Scott Brash, lui, rentre sans problème avec Hello Forever et signe le nouveau chronomètre à battre : 38’’78. Désormais, plus personne ne semble être en mesure de reprendre la victoire à l’ancien numéro un mondial. Échouent l’Américain Jack Towell sur Lucifer, le Qatarien Ali Bin Khalid al-Thani sur Vienna Olympic, la Normande Pénélope Leprevost sur Nice Stéphanie et l’Australienne Edwina Tops-Alexander sur Lintea Tequila, qui écopent tous de quatre points. La Suédoise Malin Baryrd-Johnsson, elle, préfère assurer le sans-faute avec H&M Cue Channa 42. Dernier partant, Abdelkebir Ouaddar joue, comme à son habitude, le jeu du barrage. Cette fois-ci, c’est le bon jour pour le Marocain, qui impose son Quickly de Kreisker avec la manière, prenant plus de deux secondes sur Scott Brash.
C’est évidemment devant un public tout aussi comblé de bonheur que lui que le Marocain a savouré sa victoire. Une victoire hautement symbolique puisque la France, dont il a mis la Capitale à ses pieds ce dimanche, lui a déjà apporté son épouse, son entraîneur et, bien sûr, son fabuleux fils de Diamant de Semilly. L’Hexagone réussit donc décidemment bien au plus Français des sujets de sa Majesté !
 
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