La France vise deux médailles aux Jeux olympiques

Crédit : Scoopdyga

Mardi 15 mars - 11h13 | Frédérique Monnier

La France vise deux médailles aux Jeux olympiques

Jeudi dernier lors du Salon Pro Cheval O Centre, qui a réuni les professionnels de la région Centre, Sophie Dubourg, Directrice technique nationale, et Michel Asseray, Directeur technique national adjoint en charge du concours complet, ont fait un point sur la préparation technique et logistique des équipes de France en vue des prochains Jeux olympiques.

’’C’est la première fois depuis les Jeux olympiques d’Atlanta, en 1990, que la France qualifie une équipe dans les trois disciplines, ce qui montre que les objectifs sportifs ont été remplis’’, eplique d’emblée Sophie Dubourg, avant de présenter le site de Deodoro, qui accueillera les épreuves équestres des prochains Jeux olympiques.
Rio de Janeiro est située à douze heures d’avion et présente cinq heures de décalage horaire avec la France. Même si des expériences ont montré que les animaux ne sont pas sensibles au décalage horaire, chevaux et cavaliers arriveront cinq jours avant les épreuves afin de s’adapter au climat (température ressentie de 28°C avec 42 à 97% d’humidité). Il n’y aura pas de quarantaine. Les chevaux partiront de Liège avec un groom pour cinq chevaux et un vétérinaire par avion. Les épreuves équestres auront lieu sur le site militaire de Deodoro situé à une demi-heure de route du village olympique, site qui sera partagé avec huit autres sports (pentathlon moderne, rugby, basketball, tir, BMX, VTT, canoë slalom et hockey sur gazon).

’’Des cavaliers sensibles au drapeau’’

Michel Asseray, Directeur technique national adjoint en charge du concours complet évoque le parcours de cross conçu par le chef de piste français Pierre Michelet : ’’Le cross aura lieu sur un terrain vallonné avec un sol refait à neuf. Nous avons la chance d’avoir un chef de piste français qui a annoncé qu’il ferait un cross ‘sérieux’ où il nous faudra choisir des chevaux avec une bonne galopade’’, a-t-il expliqué. ’’Actuellement, dans le groupe JO/JEM qui comprend vingt chevaux et seize cavaliers, nous avons des chevaux qui ont de la locomotion, d’excellents crosseurs et de bons sauteurs. Cet hiver, les cavaliers ont fait beaucoup de stages au Pôle France où ils ont travaillé sur le plat et à l’obstacle. La préparation se fait sur le circuit du Grand National dont le chef de piste est Pierre Michelet.’’ Et, pour rendre la préparation encore plus optimum, le staff fédéral a défini quelques concours clés. ’’Sept chevaux iront au CCI4* de Badminton pour les revoir sur un format d’épreuve long. Nous irons aussi au CIC 3* de Chatsworth dont le cross a un profil analogue à celui de Rio. Nous sommes très motivés pour ces Jeux. Nous visons une médaille par équipes et pourquoi pas une médaille individuelle. Dans tous les cas, nous aurons de beaux Jeux avec un cross à la hauteur.’’
 
En dressage, les objectifs sont également ambitieux puisque Sophie Dubourg vise pour l’équipe de France un classement dans le top cinq olympique. En saut d’obstacles, il va plutôt s’agir de s’organiser.’’Nous avons des couples très performants avec beaucoup de maturité et nous visons une médaille par équipes. Mais il est difficile de les regrouper en dehors des concours car ils sortent cinquante week-ends avant les Jeux olympiques et nous en avons quatre en finale coupe du monde (Patrice Delaveau, Kevin Staut, Pénélope Leprevost et Simon Delestre, ndlr). Cette année, en plus des Jeux, il y a le circuit Coupe des nations et des circuits très dotés comme le Global Champions Tour et le Grand Chelem (composé des Grands Prix CSI 5* de Genève et Aix-la-Chapelle et CSIO 5* de Calgary, ndlr). Nous pouvons seulement leur demander de préserver un cheval car ils ne peuvent pas renoncer aux autres circuits pour des raisons économiques. Même s’il est plus facile de motiver le concours complet et le dressage sur les Jeux olympiques, nous avons en saut d’obstacles une génération de cavaliers très sensible au drapeau.’’

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