’’Avec Don Luis, on se connaît vraiment bien’’, Karen Tebar

Karen Tebar félicite Don Luis en sortie de piste, lors des championnats d'Europe d'Aix-la-Chapelle où le couple a terminé dixième.
Crédit : Johanna Zilberstein

Jeudi 03 mars - 16h10 | Léa Errigo

’’Avec Don Luis, on se connaît vraiment bien’’, Karen Tebar

Meilleure Tricolore des derniers championnats d’Europe avec Don Luis, Karen Tebar représente la plus belle chance française en vue des Jeux olympiques de Rio, cet été. Mais, pour l’instant, l’Allemande de naissance reprend tranquillement la route des compétitions avec Don Luis, mais aussi avec Ricardo, avec lequel elle devrait bientôt débuter. Entre le CDI 3* de Lier, où elle a accroché un podium dans le Grand Prix, et le CDI 4*, le premier de la saison avec son hongre noir, la championne de France a gentiment pris le temps d’évoquer ses objectifs pour GrandPrix-Replay.com.

GrandPrix-Replay : L’année commence bien, vous venez de prendre la troisième place du Grand Prix et la quatrième du Grand Prix Spécial du CDI 3* de Lier avec Don Luis. Quel est votre ressenti sur ce début de concours ? Êtes-vous satisfaite de Don Luis ?
Karen Tebar : Je suis très contente, mon cheval s’est très bien comporté. Mardi, dans la première épreuve du concours, nous n’avons pas pris tous les risques. Malheureusement, nous faisons une toute petite faute qui compte double, à l’appuyer au galop. Mais il a déroulé une très très belle épreuve, une fois encore, il m’a prouvé qu’il fait de superbes passage-piaffer. Je suis ravie de cette troisième place. Selon moi, hier, il était encore meilleur que mardi mais nous avons fait quelques fautes et j’ai eu des notes plutôt étonnantes. Malgré tout, nous sommes vraiment très contents, il a fait des passage-piaffer incroyables, je suis super contente ! Nous terminons quatrièmes, c’est très positif et c’est un super début de saison !
 
GPR. : Comment a-t-il évolué cet hiver ? Sur quels axes avez-vous travaillé ?
K. T. : Nous travaillons toujours les bases, il n’y a pas d’axe en particulier. Plusieurs personnes m’ont dit que Don Luis a pris beaucoup de muscles, qu’il est beaucoup plus stable dans sa position et qu’il est devenu plus sportif. Cela me fait vraiment plaisir qu’on me dise ce genre de choses car cela veut dire que le travail a porté ses fruits.
 
GPR. : Qu’en est-il de Ricardo, votre dernière recrue ? Comment va-t-il ? Quand doit-il démarrer la compétition ?
K. T. : Il va bien mais il s’est blessé la semaine dernière. Ce n’est rien de grave mais je n’ai pas pu l’emmener à Lier du coup car j’ai préféré lui donner un petit traitement, il vaut mieux être prudent. Il a déjà repris le travail à la maison. J’étais un peu déçue de ne pas pouvoir venir avec lui car j’ai hâte de voir comment il se comporte en concours. Mais ce n’est pas grave, nous serons en Autriche, à Stadl Paura, dans trois semaines pour son premier concours.
 
GPR. : Pourquoi avoir choisi de commencer la saison à Lier ? Est-ce pour prendre part au circuit des World Dressage Masters ?
K. T. : Non, le but était de pouvoir faire deux concours à la suite avec Ricardo, mais malheureusement le programme a changé. Lier est à seulement cinq cent kilomètres de chez moi, c’est un bon concours indoor, il est bien organisé et le sol est de qualité, c’est ce qui compte pour moi en ce début de saison.
 
GPR. : Comment comptez-vous vous organiser en vue des Jeux olympiques de Rio cet été ? Comptez-vous miser sur Don Luis ou Ricardo ?
K. T. : Sur Don Luis sans hésitation ! Ricardo est un super cheval mais je le monte depuis seulement sept mois.  Avec Don Luis, on se connait vraiment bien et je pense que c’est important pour une telle échéance. Nous allons travailler sa condition, il faut qu’il soit en forme, d’autant plus que le voyage est long. J’espère qu’il fera de bonnes épreuves jusque-là !
 
GPR. : Quel est votre programme pour les semaines à venir ?
K. T. : Dans trois semaines j’irai à Stadl Paura, en Autriche, avec mes deux chevaux pour le CDI 3*. Ensuite je participerai aux concours prévus par la Fédération française d’équitation : les CDIO de Hagen, en Allemagne, de Compiègne et de Rotterdam, aux Pays-Bas.

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