’’Aujourd’hui, je me pose moins de questions’’, Ivan Nousse

Crédit : PSV Morel

Jeudi 12 février - 14h03 | Léa Dall'Aglio

’’Aujourd’hui, je me pose moins de questions’’, Ivan Nousse

L’an dernier, Ivan Nousse coupait court à sa saison de voltige à cause des difficultés qu’il rencontrait sur son cheval Ede. Il a fait son retour sur les cercles de compétitions lors de la Coupe du monde de Paris, fin novembre, et tente désormais de se qualifier pour les championnats du monde du Mans, en août. Pour GrandPrix-Replay, il fait le bilan et dresse ses plans pour la saison à venir.

GPR : Vous êtes peu sorti sur le circuit international de voltige, la saison dernière. Que s’est-il passé ?
Ivan Nousse : J’ai eu beaucoup de mal à mettre en route le cheval que j’ai prévu, Ede 12. Je l’ai en copropriété depuis un an et demi, et je voltige sur lui depuis les championnats de France de 2014 (où il a terminé quatrième sur cinq au Mans, ndlr). Quand il est arrivé chez moi, il n’était pas dans une très bonne forme physique, alors je le travaillais peu avant d’entrer en piste. Mais je ne m’étais pas rendu compte qu’il avait pris de la force, tout en gardant son caractère d’entier, et il est devenu ingérable en compétition. J’ai déclaré forfait pour Saumur, puis pour les championnats de France. Cela ne servait à rien que j’aille y chercher une qualification pour les championnats d’Europe d’Aix-la-Chapelle.
 
GPR : Vous avez repris la compétition à Paris, pour une étape du circuit Coupe du monde. Comment l’avez-vous vécu ?
I.N. : Avec le peu de résultats que j’avais fait l’an dernier, je n’étais pas qualifié pour le circuit, mais j’ai été invité. Cela m’a fait beaucoup de bien ! Ma dernière véritable bonne compétition, c’était au même endroit… en 2013. Depuis, j’étais bloqué à cause d’Ede. J’avais beaucoup de mal à lui redonner ma confiance et à me lâcher : j’étais trop dans la sécurité. À Paris, j’ai réussi à me détendre un peu et à réussir des figures que je ne passais qu’à l’entraînement. Je me suis rendu compte que j’étais toujours capable de les faire. Aujourd’hui, je me pose moins de questions quand je voltige. Et cela se passe mieux avec lui depuis qu’on le monte avant d’entrer en piste.
 
GPR : Comment vous entraînez-vous aujourd’hui ?
I.N. : Je suis installé en Allemagne, à Schöppingen, qui est un peu le Saumur allemand. En général, je m’entraîne tout seul, parfois avec Kevin Martin, un voltigeur de Thiers Voltige (dans le Puy-de-Dôme), qui devrait commencer à sortir sur le circuit international cette année. Je descends de temps en temps au Pôle de France et Davy Delaire (le sélectionneur de l’équipe de France, ndlr) devrait monter chez moi quelques jours. Ponctuellement, je travaille avec l’entraîneur qui s’occupait de l’équipe d’Oldenburg. Mais je dois faire avec un emploi du temps chargé : je ne me consacre pas qu’au sport. Je suis diplômé d’ostéopathie depuis 2013, mais je ne peux pas exercer en Allemagne, alors il faut que je passe une formation complémentaire. Par ailleurs, je vais lancer une structure de voltige, où je proposerai des entraînements, des stages, de chevaux à vendre… Je dois racheter un club d’ici la fin du mois.
 
GPR : Quels sont vos objectifs pour cette année ? 
I.N. : Si je fais la saison, c’est pour aller aux championnats du monde. Je vais d’abord sortir en compétition dans le coin, au début du mois prochain, puis j’irai au CVI de Saumur, fin mars. Après je vais voir comment tournent les chevaux. J’en ai quatre pour m’entraîner, mais aucun n’accepte pour le moment mon programme libre en entier. Ede, par exemple, lève les fesses quand je vais sur la croupe. Il est aussi un peu trop petit pour moi. Mais j’ai récupéré une pépite en mai dernier, Donati. Il a treize ans, et sortait jusqu’alors en dressage, il est donc bien mis. Il faut qu’il apprenne encore un peu, par exemple à rester droit sur le cercle quand je réalise une figure à droite. Mais il a impressionné lors d’un stage au Pôle France fin 2015. 

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