La FFE met l'accent sur la relève

Crédit : FFE/EB

Mercredi 03 février - 12h53 | À Lamotte-Beuvron, Frédérique Monnier

La FFE met l'accent sur la relève

Soixante-six entraineurs ayant des cavaliers inscrits sur les longues listes dans les trois disciplines olympiques ont répondu présents à l’invitation de la Fédération française d’équitation lundi et mardi, au Parc équestre pour échanger sur le thème ‘‘Préparer le collectif relève, réussir ensemble’’. 

Lundi, après une présentation du haut niveau par les sélectionneurs nationaux Seniors Philippe Guerdat, en charge de l’équipe de saut d’obstacles, Jan Bemelmans, à la tête de l’équipe de dressage, et Thierry Touzaint, qui dirige l’équipe de concours complet, a été abordé l’accompagnement des jeunes sportifs (spécificités de l’adolescence, comment concilier sport et études, quel rapport adopter avec les parents, etc.). En soirée, Michel Gadal, ancien Directeur technique national de tennis de table a apporté une vision de ce qui était pratiqué dans un autre sport. Certains entraineurs ont d’ailleurs retenus que les exigences étaient plus strictes qu’en équitation.
Mardi matin, les échanges étaient placés sous le signe de la transition entre les niveaux Juniors et Seniors, avant d’aborder le travail d’équipe qui doit être accompli entre le cavalier et l’entraineur. ’’Nous avons profité de cette année olympique où la France est qualifiée dans les trois disciplines olympiques pour s’interroger collectivement sur comment intégrer les Jeunes Cavaliers aux épreuves Seniors, afin de préparer une relève à nos équipes’’, précise Sophie Dubourg, Directrice technique nationale.

Privilégier la préparation physique du cavalier

La séance de préparation physique des cavaliers a marqué les entraineurs présents. ’’Je vais reproduire avec mes élèves les techniques d’échauffement du cavalier car nous privilégions l’échauffement des chevaux’’, reconnaît ainsi Tony Condé-Ferreira, entraineur de nombreux jeunes sur le circuit haut niveau Poneys et père de Camille, très performante sur les CSI 2* la saison dernière. En effet, la préparation physique, partie intégrante du processus du haut niveau, est trop souvent oubliée. ’’En France, nous ne sommes pas le meilleur élève pour la préparation physique du cavalier’’, reconnaît Nicolas Andréani, champion de voltige retraité depuis un an qui se consacre désormais au coaching. ’’Les Allemands, eux, s’y sont mis depuis plusieurs années.’’ 
Pour Franck Portejoie, père de Lana et Mathis, membres de l’équipe de France Juniors aus derniers championnats d’Europe de dressage, ces deux jours d’échange ont été très constructifs: ’’J’ai pris conscience que les problèmes concernant l’évolution des jeunes vers le haut niveau étaient semblables dans les trois disciplines.’’ Opinion partagée par Charles Marteau, entraineur de concours complet qui retient ’’Savoir ce que l’on doit mettre en place pour conduire les jeunes vers le milieu professionnel est très important car cela nous concerne en tant qu’entraineurs.’’

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