’’Bordeaux, c’est avant tout de l’apprentissage’’, Sébastien Mourier

Crédit : Scoopdyga (Archives)

Lundi 01 février - 16h38 | Léa Errigo

’’Bordeaux, c’est avant tout de l’apprentissage’’, Sébastien Mourier

Sébastien Mourier a terminé la saison 2015 sur une très belle performance en se classant deuxième du CAI-W de Genève. Désormais, c’est à Bordeaux qu’il va devoir se montrer efficace s’il veut figurer en bonne place lors de la finale de la coupe du monde. Pour GrandPrix-Replay, le meneur français en dit plus sur sa collaboration avec le haras de la Pourcaud et sur le déroulé de sa saison 2016.

GrandPrix-Replay : Après vos bon résultats au CAI-W Genève, mi-décembre, comment abordez-vous la finale de la Coupe du monde de Bordeaux ? Êtes-vous confiant ?
Sébastien Mourier : Genève m’a permis d’acquérir un peu plus d’expérience. Cela m’a apporté plus de confiance car j’ai pu être auprès des meilleurs meneurs et me rendre compte que j’étais capable d’être dans le même rythme qu’eux. Néanmoins, la piste et les conditions de la compétition seront totalement différentes à Bordeaux. Les meneurs sont là pour remporter un titre tandis que je serai présent en tant qu’invité. Pour moi, le but de ce concours est avant tout l’apprentissage. Je présenterai les mêmes chevaux qu’à Genève : trois Polonais, nommés Beretto, Divers et Bolygo, et un Pur-Race espagnol, nommé Omenage.

GPR : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre collaboration avec le haras de la Pourcaud ?
S. M. : J’ai rejoint le haras de la Pourcaud l’année dernière. Le but de cette collaboration est de préparer un nouvel attelage en vue des Jeux équestres mondiaux de Bromont en 2018. Le premier objectif est donc fixé à cette même période. Nous progressons doucement mais surement, j’espère que nous pourrons voir l’attelage tourner dès cette année pour commencer à prendre un peu d’expérience avec les chevaux. C’est un challenge car c’est moi qui prépare les bases pour ce futur attelage. Bien entendu, j’ai l’espoir que ces chevaux m’emmènent au plus haut niveau. Cependant, il ne faut pas oublier que nous repartons de la base, c’est un long travail d’apprentissage.

GPR : Quels sont vos projets pour 2016 ? Visez-vous les championnats du monde de Breda ?
S. M. : Je n’ai pas d’objectif particulier pour la saison car je vais démarrer avec des chevaux qui n’ont jamais fait de compétition. Tous les chevaux que je travaille actuellement n’ont jamais vu de terrain de concours, à l’exception d’un ou deux chevaux que j’ai sorti l’année dernière pour les préparer. C’est trop prématuré pour avoir de réelles ambitions. Il ne faut pas brûler les étapes, nous verrons au fur et à mesure des concours selon les performances et les autres meneurs. Il est évident que si j’ai la possibilité d’aller courir les championnats du monde cette année, je serai ravi car cela donnera encore plus d’expérience aux chevaux. Malgré tout, ce n’est ni une nécessité première, ni une obligation. Le but pour moi est d’apprendre à travailler avec ces nouveaux chevaux, il faut finir de les dresser et bien les préparer pour la compétition. Il faut au moins trois saisons de compétition pour avoir un attelage à quatre optimisé. J’ai huit chevaux, il faut donc trouver la place de chacun et surtout voir comment ils se comportent en concours. C’est la raison pour laquelle je reste très prudent en ce qui concerne la saison à venir.

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