Mercredi 20 janvier - 09h12 | Marie-Céline Dubois et Johanna Zilberstein

Le clan tricolore affiche ses objectifs pour Rio

À sept mois des Jeux olympiques de Rio, le staff fédéral de dressage a convié la presse à venir voir évoluer les couples pendant leur entrainement pour Rio. L’occasion rêvée pour les cavaliers et l’encadrement de dévoiler le calendrier mais aussi les objectifs pour l’échéance olympique qui se profile.

Cinq moins après la magnifique prestation des Tricolores à Aix-la-Chapelle et leur qualification par équipes pour les Jeux olympiques, tous les regards sont désormais tournés vers Rio, théâtre de l’échéance. C’est donc tout naturellement que le staff fédéral a d’ores et déjà entamé la préparation olympique du Groupe JO/JEM. Hier, Sophie Dubourg, Directrice technique nationale, Marina Caplain de Saint André, membre du Bureau fédéral en charge du dressage, Emmanuelle Schramm, Directrice technique nationale adjointe en charge du dressage, et Jan Bemelmans, sélectionneur national, avaient ainsi convié les journalistes au Pôle européen du cheval du Mans pour assister à l’entraînement de six des sept cavaliers du Groupe JO/JEM.
Marc Boblet, Stéphanie Brieussel, Nicole Favereau, Ludovic Henry, Karen Tebar et Pierre Volla, tous avaient répondu à l’appel du staff. Seul Arnaud Serre, dont le Robinson de Lafont*de Massa est toujours convalescent après son opération, manquait à l’appel. Et les six pilotes avaient le sourire, ce mardi après-midi. En cause, leur équipe assurée pour Rio mais surtout leur objectif, car les cinq dresseurs sélectionnés à l'issue de l'étape de Vierzon en juillet prochain n’auront pas l’intention d’y faire de la figuration. ’’Je n'ai rien contre personne !’’ s’amuse Jan Bemelmans. ’’Les sept vont me faire la vie difficile car je ne vais pas savoir qui prendre !’’ La décision définitive devrait être annoncée le 13 juillet prochain, lorsque le staff proposera quatre couples titulaires plus un couple réserviste.
En attendant Vierzon, tout va être mis en place afin que les cavaliers n’aient en tête que les compétitions à venir. ’’Nous allons gérer la logistique au mieux’’, explique Sophie Dubourg. ’’Les deux problèmes que pose principalement Rio sont le décalage horaire et les conditions climatiques.’’ Mais l’inquiétude ne semble pas être à l’ordre du jour. ’’Le plus gros stress est derrière nous. Nous sommes désormais calmes et sur le bon chemin’’, se félicite Jan Bemelmans. ’’La sélection sera difficile, nous déciderons surtout en fonction des trois dernières échéances, à savoir le CDIO de Compiègne, celui de Rotterdam puis le Master Pro de Vierzon. En plus, il y aura également une concertation qui sera faite avec le vétérinaire.’’ Ajoutons à cela que le groupe JO/JEM n’est pas encore définitif et que des couples peuvent encore y faire leur entrée d’ici le mois de juillet.

Ludovic, Arnaud, Karen et Pierre, mais pas que

Évidemment, Ludovic Henry, Arnaud Serre, Karen Tebar et Pierre Volla, qui composaient l’équipe de France à Aix-la-Chapelle, ont déjà fait leurs preuves en championnat et ont déroulé une saison 2015 exemplaire. Mais, encore une fois, les quatre tricolores ne sont pas seuls à vouloir s’envoler pour Rio. Parmi les prétendants, il faudra garder un œil sur Marc Boblet, malheureux réserviste d’Aix-la-Chapelle avec sa belle Noble Dream*Concept Sol-Biolight, qui n’est pas décidé à rester sur cet échec. ’’J'étais évidemment très déçu car je suis compétiteur dans l'âme. Mais je me suis expliqué avec Jan et j'ai compris sa décision’’, explique-t-il. ’’Noble Dream était trop irrégulière pour pouvoir miser sur elle à l'échéance voulue.’’ Maintenant, l’Eurélien met toutes les chances de son côté pour être prêt au moment voulu. ’’J'ai Noble Dream, mais aussi Well Done de la Roche (une jument demi-sang suisse de huit ans, qui démarrera les épreuves Pro 1 dès ce week-end au Mans, ndlr), qui pourrait éventuellement intégrer le Groupe JO/JEM si besoin. Et puis je travaille très régulièrement avec Patrik Kittel. Il m'aide beaucoup.’’
Également en lice pour faire partie de l’équipe Stéphanie Brieussel, un temps pressentie l’an passé, qui avait dû faire face à des problèmes d’irrégularité avec Amorak. ’’Ce n'est pas dans ma nature de stresser’’, avoue-t-elle. ’’Par contre, mon mental dépend de mon cheval qui, lui, doit travailler la régularité de ses émotions. Nous travaillons là-dessus, mais il va nous falloir encore un peu de temps et quelques concours.’’
Dernières arrivées dans le Groupe JO/JEM, Nicole Favereau et Gisengue sont quant à elles affairées à se faire une place. ’’Les choses se sont précipitées’’, se souvient la dresseuse, qui s’est notamment fait remarquée toute la saison 2015 sur le circuit du Grand National. ’’La jument est jeune mais elle a un gros potentiel et Jan la connait bien.’’ Déjà bien intégrée, la cavalière se dit  ’’tirée vers le haut’’ par ses camarades, qui réussissent au fur et à mesure, à créer une véritable cohésion et un esprit d'équipe fort.
Assez pour amener l’équipe de France à atteindre son objectif olympique de figurer parmi les six meilleures nations ? ’’Désormais, il va falloir compter sur nous’’ , conclut Marina Caplain Saint André.
 

À lire également...

Réagissez

  • arabebarbe - le 20/01

    ça fait vraiment plaisir de voir cet engagement de tous pour le dressage !