Jamais deux sans trois pour Christian Ahlmann à Malines

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Mercredi 30 décembre - 17h06 | Johanna Zilberstein

Jamais deux sans trois pour Christian Ahlmann à Malines

Comme à Stuttgart puis comme à Madrid, Christian Ahlmann a été le meilleur cet après-midi, sur la piste belge de Malines. Associée à Taloubet Z, l'Allemand a devancé, avec une facilité déconcertante, les Belges Niels Bruynseels, sur la toute bonne Cas de Liberté, et Jerome Guery, sur le caractériel Papillon Z. Ce n'était en revanche pas le jour des Tricolores puisqu'aucun des quatre pilotes n'a pu accéder au barrage.

Pas facile, le tour concocté aujourd’hui par Lucien Somers. Un parcours composé de demi-tours, de belles galopades, d’un double vertical/oxer et d’un triple spa/vertical/vertical à boucler en moins de soixante-douze secondes. Et c’est avec un peu de retard que le Belge Jos Verlooy, premier cavalier en piste, s’est élancé avec Sunshine. Tout s’est d’ailleurs déroulé sans problème pour le premier représentant belge, qui ne connait aucune difficulté sur le parcours, malgré une sortie de triple un peu courte. Mais le sans-faute est bien là, assurant déjà le jeune cavalier de sa qualification pour la finale de Göteborg, lui qui venait chercher au moins un point sur le circuit européen. Quelques cavaliers plus tard, l’Egyptien Karim Elzoghby confirme qu’il y aura barrage grâce à un parcours absolument parfait avec la pétillante Amelia.
Premier des quatre Tricolores en piste cet après-midi, Olivier Robert, meilleur Français la semaine passée dans le Grand Prix de Londres, faute cette fois ci à trois reprises, avant de préférer jeter l’éponge. Une contre-performance qui n’est pas à l’image des très beaux résultats de l’Aquitain et de sa Quenelle du Py, auteurs d’une remarquable saison cette année. Malheureux également aujourd’hui, Cameron Hanley, qui n’a pas trouvé les boutons avec Antello Z, et préfère en rester là, mettant un point final à une année plutôt compliquée pour lui, où il a notamment vu la majorité de son piquet quitter ses écuries. Le Néerlandais Jur Vrieling, lui, renonce à la victoire en fautant dès le numéro un avec un Zirocco Blue qui n’a pas semblé à son affaire dès le début. Après un tour qui lui a sans doute donné quelques frayeurs avec un Papillon Z pas toujours coopératif, le Belge Jerome Guery parvient à rejoindre ses compatriotes au barrage. Même si For Joy van’t Zorgvliet saute vraiment bien et semble revenir au top, Kevin Staut ne peut éviter la faute sur l’entrée du double. Il n’a pas manqué grand-chose non plus pour Pénélope Leprevost, qui faute sur le vertical numéro six avec Nice Stephanie. Petites touchettes, d’abord sur le vertical numéro neuf puis sur la sortie du triple, pour Roger-Yves Bost et Sydney Une Prince. Dernier cavalier en piste, l’Allemand Daniel Deusser devient dixième et dernier barragiste malgré un gros sursis sur la sortie du triple avec First Class van Eeckelghem.

Christian Ahlmann en démonstration

Avant le barrage, la Belgique a pris le temps de rendre hommage à Ludo Philippaerts, son illustre cavalier qui a définitivement rangé les bottes cette année, afin de se consacrer pleinement à la carrière de ses fils. Récompensé par Ingmar de Vos, président de la Fédération équestre international, le Belge, père comblé grâce à Olivier, Nicola et Thibaud, a également été félicité pour sa carrière de cavalier, notamment marquée par les excellents Darco et son fils, Parco.
Retour à la compétition avec l’entrée en piste de Jos Verlooy, qui part sur un bon tempo, rentrant sans pénalité en 42’’09. Parti très vite, comme il sait le faire avec Amelia, Karim Elzogbhy perd quelque peu le contrôle d’Amelia, qu’il ne réussit pas à placer parfaitement sur certains abords et qui concède deux fautes. Les espoirs s’envolent pour Judy Ann Melchior dès l’oxer numéro deux, avant de devoir faire une volte, emmenée par l’élan de sa jument grise. Plus de réussite du côté de Niels Bruynseels, qui devance son compatriote de près de trois secondes (39’’37), après un barrage de folie. Patrick Stühlmeyer n’a lui non plus pas dit son dernier mot, mais préfère prendre moins de risque après une faute. Barre à terre également pour Nicola Philippaerts et H&M D’Arco Forever Ter Linden. Avec un Papillon Z bien mieux disposé, Jerome Guery tente sa chance et ne touche pas une barre. Mais ses virages très serrés en fin de tour ne vont pas suffire à rattraper son petit retard de début de parcours. Avec le chronomètre de 40’’57, c’est donc la deuxième place au provisoire. L’air de rien, sans forcer, Christian Ahlmann porte Taloubet Z jusqu’au bout sans toucher la moindre barre et rentre en 40’’22, soit  quinze centièmes de moins de Niels Bruynseels, à qui il ravit la tête du provisoire. Si elle semble aller vite, elle ne prend néanmoins pas tous les risques. Laura Renwick rentre ainsi sans pénalité en 42’’47, s’assurant de bien figurer au classement final. Dernier à pouvoir ravir la victoire à son compatriote, Daniel Deusser prend des risques, et termine avec le beau chronomètre de 39’’36. Mais le cavalier des écuries Stephex s’est brûlé à jouer cet après-midi, mettant l’ultime obstacle.
Voilà donc de quoi parfaitement terminer l’année pour Christian Ahlmann, déjà vainqueur des étapes Coupe du monde de Stuttgart, avec Codex One, et Madrid, avec le même Taloubet Z. Une victoire supplémentaire, qui vient confirmer le statut de meilleur allemand de l’année pour le cavalier du haras de Zangersheide.

Les résultats ici

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