Laurent Guillet, l’autre Tricolore de Genève

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Samedi 12 décembre - 19h40 | Johanna Zilberstein

Laurent Guillet, l’autre Tricolore de Genève

Inconnu du grand public il y a un an encore, Laurent Guillet fait désormais partie intégrante des bons réservistes sur lesquels la France peut compter. Présent ce week-end au CHI de Genève, où il a été invité grâce à ses bons résultats dans les Grands Prix CSI 3* de Megève et CSI 4* de Bourg-en-Bresse, le Rhônalpin espère désormais continuer sur sa bonne lancée en 2016. 

C’est en chemise et pantalon blanc que Laurent Guillet arpente cette année les allées du  Palexpo, écrin du CSI 5* de Genève. Classé jeudi dans l’épreuve d’ouverture avec Tisèle du Park, puis hier, avec  Sultan du Château, son cheval de tête, le Lentais entend savourer sa présence aux côtés des meilleurs cavaliers du monde.  ’’Ce soir, Sultan courra sa dernière épreuve de l’année’’, explique-t-il. ’’Il a déjà sauté deux tours ce week-end, dont celui d’hier où il a vraiment bien sauté. Si nous terminons parmi les cinq meilleurs ce soir, nous serons qualifiés pour le Grand Prix de demain, mais ça n’est pas l’objectif. Il a déjà assez donné cette année, où il a pris beaucoup d’expérience.’’

De l’expérience qui lui a permis de courir deux des plus beaux concours indoor au monde, le CSI 5*-W de Lyon et le CSI 5* de Genève. ’’Courir ces concours donnent envie de faire du haut niveau ! J’ai vraiment eu de la chance d’avoir le droit de les faire, surtout que ça a plutôt bien marché. Quand on gagne une épreuve devant des cavaliers qui font ça tous les week-ends, ça donne l’envie, la motivation et le courage. Maintenant, j’ai envie de conserver mes chevaux pour me mesurer aux meilleurs, progresser et aller plus loin.’’ Des ambitions qui semblent être à portée de mains, comme en témoigne sa récente sélection pour le CSI 5*-W de Londres. ’’Philippe Guerdat m’avait proposé d’aller courir à Londres. C’est un sélectionneur ouvert, qui laisse sa chance à chacun. Mais j’ai refusé car je trouvais que cela faisait trop pour Sultan, dont la saison a été longue. Mais j’ai beaucoup apprécié qu’il pense à moi. J’espère que ce sera encore le cas l’année prochaine…’’

Pour rester dans le radar du sélectionneur national, Laurent Guillet pourra compter sur Sultan du Château, dont il n’a pas l’intention de se séparer. ’’Nous avons fait une très bonne année dont le bilan est très positif. Maintenant, je dois réussir à garder Sultan. Les offres sérieuses commencent à arriver, mais je veux le garder, au moins jusqu’à l’année prochaine. Je pense qu’il a encore une belle marge de progression, et moi aussi. Nous devons poursuivre sur cette voie là pour avancer.’’ Un bon cheval ne suffit pas et c’est pour cela que Laurent Guillet est aidé dans son travail par Jean-Maurice Bonneau, qui entraîne notamment Kevin Staut et Patrice Delaveau. ’’Je travaille avec Jean-Maurice depuis le début de l’année. C’est quelqu’un de vrai, qui dit les choses et qui connait son métier. Il n’essaie pas de tout changer mais s’appuie sur les points positifs pour les améliorer. Il me permet d’aller de l’avant, et il y a encore du boulot ! J’ai fait deux stages avec lui chez Philippe Léoni, qu’il suit également. Nous recommencerons en janvier prochain. Il m’épaule également en concours lorsqu’il est présent.’’

Le futur s’écrira-t-il donc au plus haut niveau pour le marchand ? ’’N’oublions pas que cavalier professionnel n’est pas mon métier !’’, rappelle-t-il.  ’’Nous verrons selon la forme de mon piquet mais les sélections ne sont pas une obsession. Et puis, si je fais du bon boulot, elles viendront, c’est comme ça que le sport fonctionne.’’ Alors 2016 sera-t-elle la bonne année sportive pour le marchand ? ’’Bravo 2015, vivement 2016 !’’

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